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Lourdes
HISTOIRE

En
des temps
très anciens, il y avait, en Ethiopie, une reine nommée Tarbis.
Quoique reine, elle était bien malheureuse, car l'amour
avait touché son cœur, et celui qu'elle aimait n'éprouvait pas, pour
elle, le
même sentiment. Alors, par dépit, elle quitta son pays, amenant sa sœur
Lorda . Tarbis vint
s'établir sur les
bords de l'Adour pour fonder la
Ville de Tarbes et sa sœur, sur
les
bords du Gave, fit surgir Lourdes!
Puis
vinrent
les Gaulois, les Romains,
qui fortifièrent le rocher de
Lourdes, les Barbares, les Maures. Ceux-ci, vaincus en 732 à
Poitiers par Charles Martel,
battirent
en retraite vers l'Espagne, se
firent à nouveau décimer dans la plaine de Tarbes,
au lieu appelé Lande Maurine, et
s'enfermèrent au Château de Lourdes
ou Charlemagne les assiégea.
C'est
alors que Turpin, Évêque du Puy,
compagnon de Charlemagne, obtient
l'autorisation
d'aller parlementer avec l'assiégé. L'homme de Dieu, apportant le
pardon de Charlemagne, convainc le chef des maures Mirat de le suivre pour remettre à Notre-Dame du Puy sa reddition.
Le
jour de son
baptême, Mirat prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville,
deviendra plus tard Lourdes. Et le
blason lourdais
porte depuis ce temps "deux gueules à
trois tours d'or, maçonnées de sable, sur "un roc d'argent ; celle du
milieu plus hautes surmontée d'un "aigle de sable éployé, tenant au bec
une truite d'argent".
En
1843, la
population lourdaise s'élevait à 4 148
habitants. La Ville se transformait, une nouvelle chaussée
prolongeant la
route venant de TARBES, traversait LOURDES, en direction d'Argeles
Gazot . Elle portait le nom de Chaussée
Maransin, en souvenir de Jean-Pierre
Maransin, Général des
armées de la République et de l'Empire né à LOURDES
le 20 Mars 1770, décédé à Paris le
15 Mai
1828. Son nom a été gravé sur l'Arc
de Triomphe de l'Etoile .
L'année
suivante, le 7 Janvier 1844, une petite lourdaise indistincte dormait
pour la
première fois bercée par la chanson du Moulin
de Boly : Bernadette Marie SOUBIROUS,
fille de François Soubirous et
de Louise
Casterot
Au
moment où
cette naissance allait bouleverser son destin, à l'ombre du Château
Fort
symbole de son passé, Lourdes
donnait asile à 4 155 habitants, et possédait 459 maisons. Mille deux
cents
ouvriers travaillaient dans ses carrières de marbre et d'ardoises, ses
marchés
et ses foires étaient de grande importance.
Charmée
par le
chant de ce Gave qui serpente sous
le Pont Vieux, serrée entre sa vieille Eglise et son vieux Château
Fort,
gardiens du Souvenir et de la Tradition, Lourdes , modeste Cité d'une
vallée
pyrénéenne, se prépare à vivre cette journée du 11 Février 1858,
jour de la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous.
Jusqu'alors
"c'était une ville plus traversée que connue". Elle va devenir un
pôle d'attraction spirituel d'une intensité telle que sa structure
physique
s'en trouvera modifiée, en faisant surgir une cité nouvelle faite
d'hôtels et
de magasins, de couvents et de chapelles, lui imposant des obligations
à la
mesure de sa destinée.

BERNADETTE SOUBIROUS : C’est long
à lire mais tellement
intéressant
Fille
de François Soubirous (1807-1871),
et de
Louise Soubirous née Castérot
(1825-1866), Marie-Bernarde
Soubiroux, mieux connue
sous le nom de Bernadette Soubirous
naquit à Lourdes le 7 janvier 1844. au moulin de Boly; elle sera
baptisée deux
jours plus tard sous le nom de Marie-Bernarde.
Ses
parents, François Soubirous et Louise Castérot
sont meuniers. Ils jouissent
alors d’une certaine aisance mais la vie de la famille va être marquée
de
malheurs privés – mort en bas âge de deux frères de Bernadette
en 1851, puis d’un autre frère, avant l’âge de
dix ans,
en 1855.
Malheurs
sociaux ensuite, avec la crise de la
minoterie lourdaise, les accidents du père, la vente du moulin
de Boly qui les contraint à déménager à plusieurs reprises.

En
mars 1857, le père Soubirous est accusé, à
tort, d’un vol de sac de farine; il est incarcéré, puis relâché mais la
tache
infamante demeurera et la famille est désormais au ban de la société.
Elle loge dans un misérable réduit de la rue
du Bourg, puis est réduite à
s’entasser dans une seule pièce rue des
Petits-Fossés, ancienne prison que les habitants de Lourdes surnomment «le cachot».
En 1857, Bernadette
se fait offrir un poste d’employée de ferme
à Bartrès qui lui permet de sortir de la triste réalité
lourdaise.
Bernadette
avait été deux ans
auparavant frappée par l’épidémie de choléra qui avait touché Lourdes
et tué
une quarantaine de personnes. Elle en gardera des séquelles :
asthme et
tuberculose.
Ces problèmes de santé l’avaient empêchée
d’aller à l’école et, à plus de treize ans, elle ne sait lire ni écrie
et ne
parle que le patois bigourdan. Elle ne va donc pas au catéchisme et n’a
pas
fait, comme les autres filles de son âge, sa première communion.
En
1858, elle revient au cachot pour fréquenter
l’école gratuite des sœurs de Nevers
et préparer sa première communion. Elle dira plus tard «Si la Sainte Vierge en
avait trouvé une plus ignorante que moi c’est
elle qu’elle aurait choisie».
De fait, les premières apparitions ont lieu dès
son retour à Lourdes. Après les apparitions, Bernadette
songe très rapidement à se faire religieuse.
Les obstacles sont nombreux : elle est
trop jeune, elle n’a pas de dot et de dit elle-même «bonne à rien».
Le
Jeudi 25
mars 1858, Bernadette se sent à
nouveau appelée et retourne à Massabielle.
Le rosier n’a toujours pas fleuri, mais l'apparition se présente à la
jeune
fille. Bernadette la décrit « levant les yeux au ciel et joignant en
signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre
»
puis la Dame dit en occitan
bigourdan — la langue que parlait Bernadette
—: « Que
soy era immaculada councepciou » (Je suis l’immaculée conception).
Trois
cents personnes assistent à la découverte par Bernadette
Soubirous, guidée par la Vierge, d’une source au pied de la grotte de
Massabielle. Bernadette explique aux témoins que la Dame lui dit
d’aller boire
à la source et de s’y laver. L’apparition lui demande également de
manger d’une
herbe qui se trouve au pied de la
fontaine. Bernadette
racontera plus tard : « Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au
quatrième
essai je pus boire. ». A la foule, qui lui demande « Sais-tu qu'on te
croit
folle de faire des choses pareilles ? » elle répond simplement :
« C'est pour
les pécheurs ».
Le
15 juillet 1860, elle entre comme
pensionnaire à l’hospice-école de
Lourdes où elle apprend à lire, écrire et broder pendant six
ans. En 1863,
l’évêque de Nevers, de passage à
Lourdes, la rencontre et lui propose de l’admettre sans dot chez les sœurs de Nevers.
Le
4 avril 1864, date de la première grande
procession à Lourdes, Mgr Laurence,
évêque de Tarbes, doit bénir la
statue à la Grotte. Bernadette,
malade, ne peut assister à la cérémonie mais
c’est le jour qu’elle choisit pour demander à la supérieure de
l’hospice son
admission dans la congrégation des sœurs de Nevers.
Elle
devra attendre que sa santé se rétablisse.
On veut qu’elle assiste à l’inauguration de la crypte, le 19 mai 1866,
et à la
première messe à la Grotte le surlendemain. Elle y sera, participante à
la
procession, cachée dans son capulet blanc.
Le
3 juillet 1866, veille de son départ, c’est
sa dernière visite à la Grotte. La supérieure
qui l’accompagne lui fait signe qu’il
faut s’en aller. «Laissez-moi encore un moment» implore-t-elle «c’est
la
dernière fois». Elle baise longuement le rocher et ne peut retenir ses
larmes:
«c’était mon ciel, je ne la reverrai jamais».
Arrivée
à Nevers
Bernadette expliquera quelques jours après le début de son
noviciat :
«Je suis venue ici pour me cacher».
Le
19 juillet, elle prend le voile sous le nom
de sœur Marie-Bernard. Elle a
conscience qu’elle a pour mission de vivre à Nevers
les différents points du message que la Vierge lui a
confiés: Prier, faire pénitence, se mortifier, souffrir pour les
pécheurs…
Elle
prononcera une première fois ses vœux le
25 octobre 1866 croyant sa mort très proche, puis une seconde fois le
30
octobre 1867. Jusqu’à sa mort, on l’emploiera à l’infirmerie de la
maison mère
et elle s’acquittera de sa tâche avec joie, luttant pied à pied contre
son
principal défaut: la vivacité de son caractère.
En
1874, sa santé lui interdit de continuer sa
tâche et on lui confie la sacristie;
en 1875 elle retourne à l’infirmerie mais comme malade. C’est «sa
pénitence
pour les grands pécheurs».
Elle
prononce ses vœux
définitifs le 22 septembre 1878 mais c’est pour s’aliter définitivement.
Le
16 avril, mercredi de
Pâques, elle est à l’agonie.

Ses
dernières paroles seront des prières:
« Mon
Dieu! Mon Dieu! Sainte-Marie, mère de Dieu, priez pour moi pauvre
pécheresse!»
Elle
regarde le crucifix, puis la statue de Notre-Dame de Lourdes: «Je l’ai
vue… Oh
qu’elle était belle… que j’ai hâte d’aller la revoir.» Puis avant
d’accepter le verre d’eau qu’on lui tend, elle fait encore une fois son
signe
de croix. Elle défaille. Elle a trente-cinq ans.
LES SANCTUAIRES
Situé
à l’ouest de la ville, le domaine de la grotte
s’étend sur plus de 50 hectares et
constitue une véritable ville dans la ville.
Egalement
appelé “les Sanctuaires“ du fait des nombreux
édifices religieux qu’il
rassemble, le lieu accueille chaque année plusieurs millions de
visiteurs venus
du monde entier.
L’IMPRESSIONNANTE
BASILIQUE SOUTERRAINE
Après
avoir passé le pont qui franchit le gave de Pau, vous voilà devant
l’impressionnante allée menant à l’esplanade et dominée par la
basilique
supérieure. Le long de celle-ci se trouve aménagée la basilique
souterraine
Saint-Pie-X, consacrée en 1958 pour célébrer le centenaire
des apparitions.
Cet incroyable vaisseau en amande s’étend sur 12 000 m²
et peut
accueillir jusqu’à 20 000 pèlerins. A l’intérieur, les volumes
impressionnants,
l’architecture brute et les jeux de lumières sont presque intimidants.
SUR L’ESPLANADE
Rendez-vous
ensuite sur la vaste esplanade de la
basilique Notre-Dame
du Rosaire. Avec ses 130 m
de long et ses 85 m
de large, elle peut accueillir jusqu’à 40 000 personnes. Elle est
dominée de
chaque côté par sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et sainte Bernadette.
Plus
loin, sur le parvis, arrêtez-vous devant les statues de saint
Pierre et de saint
Paul, respectivement chef de l’Eglise et apôtre des nations.
NOTRE-DAME DU
ROSAIRE
Notre-Dame
du Rosaire, basilique inférieure des Sanctuaires, est située
entre les deux rampes de l’hémicycle menant à la crypte. De
style néo
byzantin, l’édifice de 2000 m² peut
accueillir jusqu’à 1500 personnes. Remarquez de
chaque côté de la porte centrale, deux médaillons en mosaïque exécutés dans les ateliers
du Vatican qui représentent les papes Léon XIII à gauche et Pie XII à droite. La basilique
inférieure brille également par son dôme surmonté d’une
couronne dorée qui
ne passe pas inaperçue. A l’intérieur, les mosaïques vénitiennes des
chapelles
représentant les mystères de Rosaire sont
incroyables.
LA
CRYPTE
Empruntez
ensuite les marches vous menant à la crypte, premier
sanctuaire de Lourdes creusé dans le rocher de Massabielle.
Cette chapelle
fut construite en réponse à la demande que la Vierge aurait adressée à
Bernadette Soubirous lors de sa 13ème apparition. Consacrée le 19 mai
1866, les
reliques de Bernadette sont conservées à l’intérieur.
LA BASILIQUE DE L'IMMACULEE CONCEPTIONAu-dessus
de la crypte, la basilique de l’Immaculée Conception,
également appelée basilique supérieure, domine tout
le site de sa
silhouette élancée. De style néogothique, elle est composée d’une
unique nef
divisée en 5 travées et abrite 21 autels. Sa flèche s’élevant à plus de
70 mètres est
étonnante.
A l’intérieur, vous pourrez découvrir de nombreux ex-voto. Sur les
ogives des
chapelles, vous pourrez lire les paroles que la Vierge aurait adressé à
Bernadette.
LA GROTTE DE MASSABIELLEEn
redescendant vers les rives du Gave, vous ne pourrez pas manquez
la grotte de Massabielle, lieu où la Vierge serait
apparue à Bernadette
à de nombreuses reprises. Il vous faudra être patient pour pouvoir vous
approcher de cette simple cavité, tant la foule est compacte. Vous
pourrez
alors admirer la belle Vierge
en marbre de Carrare sculptée par Fabisch en 1864, ainsi que
la source que
fit jaillir Bernadette le 25 février 1858. Un système permet d’ailleurs
d’acheminer l’eau vers des fontaines situées à
gauche de la grotte et
vers les piscines où sont plongés les pèlerins.

De fin mars à
fin
octobre, les Sanctuaires de Lourdes connaîssent une activité débordante
et
ininterrompue. Des pèlerinages de toutes nations y cohabitent
harmonieusement
et se succèdent selon un calendrier précis.
Le 11 février,
anniversaire de la première apparition, est la grande fête de
Notre-Dame de
Lourdes, qui fut proclamée par le pape Jean-Paul II, Journée Mondiale
du malade
pour marquer cette vocation spirituelle de Lourdes.
Toutes
les fêtes
religieuses, et particulièrement l'Assomption, attirent les foules
nombreuses
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En savoir plus
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- Ouvert : Les
Sanctuaires sont ouverts toute l’année, 24h/24.
- Informations :
05.62.42.78.78
- A
savoir : Forum
informations ouvert d’avril à octobre, de 8h30 à 12h15 et de 13h45 à
18h30 ; juillet et août, de 8h30 à 18h30 ; de novembre à mars, de 9h à
12h et de 14h à 18h.
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Des
sites Internet
intéressants sur Lourdes
Site
officiel de la ville de
Lourdes : http://www.lourdes.fr
- www.lourdes-france.com
Site officiel de l’office du tourisme
de Lourdes
: http://www.lourdes-infotourisme.com
Liens vers les sites Internet gérés par les Sanctuaires Notre-Dame de
Lourdes
Site de la revue : http://www.lourdes-magazine.com
Site de la radio de Lourdes :
http://www.radiopresence.com
Site de la Librairie de
la Grotte de Lourdes :
http://www.lourdes-editions.com
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