Archives de catégorie : TOUT SAVOIR CATHOLIQUE

TOUT SAVOIR SUR PARIS

     
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Paris

Histoire De Paris

La Basilique du Sacré Coeur

Notre Dame de Paris

Rue du Bac La Médaille Miraculeuse

HISTOIRE :

Paris a pour origine un village de pécheurs celtes. La tribu des Parisii s’installa au 3è siècle avant J.-C. dans l’île de la Cité, la fortifia et l’appela Lutetia. En 52 av. J.-C., Lutèce tomba aux mains d’un lieutenant de Jules César. Les Romains l’appelèrent la “ville des Parisii“, Civitas Parisiorum. La ville fut fortifiée et commença à s’étendre sur la rive gauche de la Seine

Le christianisme fut introduit par saint Denis, premier évêque de la ville, qui fut décapité par les Romains en 280. La légende rapporte qu’il aurait alors marché avec sa tête jusqu’à l’emplacement de la basilique de Saint-Denis. Menacés par les invasions barbares, les Parisiens résistèrent en 451 aux Huns d’Attila sous l’inspiration de Sainte Geneviève qui devint la patronne de la ville.

C’est au Moyen-Age que se crée la différenciation encore actuelle de Paris : la ville médiévale se divise alors entre la rive droite commerçante (avec le marché des Halles), la Cité siège du pouvoir politique et religieux (encore aujourd’hui avec le Palais de Justice et l’hôpital de l’Hôtel-dieu), et la rive gauche universitaire et intellectuelle. En effet l’île de la Cité est alors parée de la cathédrale Notre-Dame (entreprise en 1163), de la Sainte-Chapelle sous Saint Louis (1246), tandis que le palais royal de la Cité est agrandi par Philippe le Bel (1285-1314).

Le 16è siècle connaît un nouvel élan, ardemment catholique : les passions religieuses divisent la cité à partir de 1534 entre catholiques et protestants. Le peuple massacre les huguenots à la Saint-Barthélemy en 1572, se range dans le camp catholique de la Ligue, se soulève à l’annonce de l’assassinat de son chef, le duc de Guise en 1588, et proclame la déchéance du roi Henri III. Henri IV n’entre à Paris qu’après avoir abjuré sa foi protestante.

Les Bourbons encouragent l’embellissement de la ville. Lors de son règne au début du 17è siècle, Henri IV poursuit le Louvre et le château des Tuileries commencé par Catherine de Médicis, ce qui va favoriser l’extension des beaux quartiers vers l’ouest parisien.

Henri IV achève l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, fonde un nouveau type de places géométriques et homogènes avec la place Royale (aujourd’hui Place des Vosges) et la Place Dauphine. Le rayonnement culturel de la capitale se renforce sous Louis XIII avec la création de l’Imprimerie royale en 1620, du Jardin des Plantes et del’Académie Française.

 

Louis XIII crée de nouvelles fortifications rive droite (actuels Grands Boulevards) pour permettre à la ville de s’agrandir : de nouveaux quartiers remplacent la campagne dans le faubourg Saint-Honoré, l’Ile Saint-Louis, le Marias, le Faubourg Saint-Germain. Richelieu se fait construire le Palais-Cardinal (aujourd’hui Palais Royal), Marie de Médicis déménage au Palais du Luxembourg.

Mais le Roi-Soleil n’oublia jamais qu’il avait dû fuir, encore enfant, la capitale. Il bouda Paris et s’installa à Saint-Germain, puis à Versailles en 1680. Avec ses 500 000 habitants, Paris resta cependant le centre de la vie intellectuelle et ne cessa de s’embellir : Les constructions majestueuses se poursuivirent sous l’autorité de Colbert, qui fit appel à de grands architectes comme François Mansart et Claude Perrault. De la fin du 17è siècle datent lacolonnade du Louvre qui marqua l’avènement du style classique par opposition au baroque italien, les Invalides,l’Observatoire, l’hôpital de la Salpêtrière, le Collège des Quatre-Nation (aujourd’hui l’Institut), les Portes Saint-Denis et Saint-Martin, les places royales Louis-le-Grand (Vendôme) et des Victoires, les jardins des Tuileries, la Manufacture des Gobelins.

Napoléon n’eut pas le temps de réaliser tous ses projets de grandeur pour la capitale : il commença l’Arc de Triomphe, la Bourse, la Colonne Vendôme, les canaux de l’Ourcq, Saint-Martin et Saint-Denis. Il fit détruire les vieilles maisons des ponts et les rives de la Seine pour retrouver la vue sur le fleuve

C’est le second Empire qui transforma Paris et lui donna son visage actuel. Influencé par la modernité qu’il avait vécue à Londres, souhaitant à la fois améliorer la vie du peuple et assurer la rapidité de la répression en cas d’émeute, Napoléon III confia à Georges Haussmann la direction des travaux, de 1853 à 1869. Le préfet de la Seine devait faire de Paris une grande capitale moderne, adaptée aux transports modernes, assainie et aérée de parcs.

RESPIRER PARIS, CELA CONSERVE L’AME. Victor Hugo

Les Lieux de Pèlerinage:

Le Sacré Coeur

« Un temple doit être placé sur un lieu qui domine Paris pour rappeler la protection divine sur la France et la Capitale »

C’est après la défaite de Napoléon III à Sedan que fut pris la décision de construire le Sacré Cœur en 1870. Le peuple de Paris subit un siège terrible, il connaît le froid et la faim à tel point que les animaux de la ménagerie du Jardin des Plantes leur servent de denrées alimentaires.

Considérant que tout cela était une punition divine le Clergé invita les fidèles à manifester leur foi. C’est alors que de riches bourgeois Alexandre Legentil et Hubert Rohaut, font le voeux d’ériger une église dédiée au Coeur de Jésus à Paris. Le 5 mars 1873 l’archevêque de Paris Mgr Guibert adresse une lettre au ministre des Cultes demandant qu’un temple soit placé sur un lieu qui domine Paris pour rappeler la protection divine sur la France et la Capitale. Le choix de Montmartre était favorable pour plusieurs raisons. La hauteur d’abord, puis c’est ici que se situe leMartyre de Saint Denis et que Saint Ignace de Loyola a fondé l’ordre des Jésuites en compagnie de Saint François Xavier. L’acquisition des terrains, qui appartiennent alors à une quinzaine de propriétaires et à la ville deParis, déclenchera les émeutes de la Commune.

De style Romano Byzantin, inspiré par Sainte-Sophie de Constantinople, l’architecte Paul Abadie remporte le concours, face à 78 candidats. La fragilité du sol formé par les carrières de gypse, obligèrent à entreprendre d’importants travaux de fondation : creuser 83 puits de béton de 33 m de profondeur. La façade est construite en calcaire de Château-Landon, qui blanchit avec l’âge et le contact avec les eaux de pluie. Au fronton, dans une niche, on peut voir la statue de Jésus, montrant son coeur et sur les contreforts du porche deux statues équestres d’Hippolyte Lefebvre représentent Jeanne d’Arc, et Saint Louis, symbole de sainteté et de justice, brandissant son épée : la couronne d’épines

L’intérieur est aussi de style romano byzantin : le choeur est entouré de 7 chapelles surplombé d’une vaste coupole haute de 80 m. On y trouve la plus grande mosaïque du monde (475 m2) représentant le Christ glorifié par l’Eglise et la France. La basilique renferme, entre autres cloches, la plus grosse cloche de France surnommée « la Savoyarde ». Fondue à Annecy en 1895 elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg

Dans la crypte un large promenoir sur lequel s’ouvrent 14 chapelles, permet d’accéder au Trésor et à la chapelle de la Pietà où reposent les Cardinaux Guibert et Richard.

Le grand orgue du Sacré-Coeur est un Cavaillé-Coll qui appartenait au baron Albert de l’Espée, wagnérien passionné. Il fut installé au Sacré-Coeur de Paris trois ans avant la mort du baron.

Vous pouvez gravir les 237 marches qui mènent à la galerie du dôme et profiter d’une vue plongeante sur le choeur et à l’extérieur, d’une vue panoramique sur Paris. A plus de 200 m de hauteur, par temps clair, la vue s’étend sur50 Km à la ronde.

Des sites Internet intéressants sur le Sacré Cœur

Site officiel de la basilique du Sacré Cœur : http://www.sacre-coeur-montmartre.com
Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com


Notre Dame de Paris

Notre-Dame de Paris est très ancienne, elle a plus de 800 ans !

Nommé évêque de Paris en 1160, Maurice de Sully décide de donner à la capitale une cathédrale digne de la première ville de France. Il veut la faire construire dans le style d’alors, style que l’on appelle aujourd’huigothique.

Le roi Louis VII, son compagnon de classe, favorise le projet. L’Église, les notables de la ville et le peuple tout entier participent : les uns offrent de l’argent, les autres leur travail, leur savoir-faire. La construction commence en 1163, Notre-Dame ne sera achevée qu’un peu plus de 100 ans plus tard, en 1272.

Pendant cette période, toutes les corporations d’artisans (tailleurs, sculpteurs, charpentiers, menuisiers, maçons, verriers…) travailleront sans relâche sous la direction d’architectes chevronnés. Tous offriront d’une manière égale leurs efforts à Dieu et à Marie.

Marie, la Mère de Dieu, c’est à elle que l’évêque Maurice a voulu dédier la cathédrale toute entière, elle lui est consacrée, Notre-Dame de Paris ! On ne compte d’ailleurs pas moins de 37 représentations de la Vierge (sculptures, peintures, vitraux…).

Depuis sa construction, la cathédrale est l’un des grands symboles de Paris et de la France. De grands évènements religieux et politiques s’y sont déroulés ce qui a fait dire à l’historien Michelet que Notre-Dame est à elle seule un livre d’histoire. On ne peut bien sûr pas tous les citer ici, il faudrait des pages et des pages ! On peut citer quand même que :

– Elle n’était pas encore achevée, à la fin du XIIIe siècle, – c’est ici que les parisiens y ont veillé le corps du Roi Saint Louis qui était mort à Tunis ; – C’est ici que le roi Philippe le Bel, en 1302, a ouvert les premiers Etats Généraux du Royaume de France ; – Le roi Henri IV y a épousé en 1572 Marguerite de Valois et, en 1594, s’est solennellement converti au catholicisme ; – Le Pape Pie VII y a sacré Napoléon Ier empereur des Français en 1804 ; c’est aussi à Notre-Dame que l’on a chanté le Te Deum à la fin des Première et Seconde Guerres mondiales ; – Le Pape Jean-paul II y est venu deux fois : en 1980 et en 1997 pour les Journées Mondiales de la jeunesse. – Plus récemment, en 2005, c’est à Notre-Dame que des dizaines de milliers de fidèles et gens de bonne volonté se sont rassemblés pour prier quand le pape Jean-Paul II est mort et attendre la nomination du nouveau chef de l’Église, le Pape Benoît XVI.

Des sites Internet intéressants sur Notre Dame de Paris

Site officiel de la Cathédrale Notre Dame de Paris : http://www.notredamedeparis.fr

Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com


Rue du Bac : Médaille Miraculeuse

La rue du Bac est une rue de Paris située dans le 7ème arrondissement. Longue de 1 150 mètres, elle part des quais Voltaire et Anatole France et se termine Rue de Sèvres.

Catherine Labouré raconta que la nuit du 19 Juillet 1830, jour de la fête de Saint-Vincent-de-Paul, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. ». Croyant rêver, Catherine se lève, s’habille et suit l’enfant.

Arrivée à la Chapelle, Catherine entend bientôt le froufrou d’une robe de soie. La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

Le 27 Novembre 1830, Catherine rapporta que la Sainte Vierge revint lors de la méditation du soir.

La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d’où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C’est l’image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent »

Et pour expliquer les anneaux qui ne projettent pas de rayons, elle ajouta : « C’est l’image des grâces que l’on oublie de me demander ». Puis le tableau parut se retourner. C’est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté d’une croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d’épines, et celui de Marie, percé par le glaive, douze étoiles entourant ce tableau.

Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui le porteront recevront ces grâces ».

Après deux ans d’enquête et d’observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l’archevêque de Parissans lui révéler l’identité de Catherine. La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires.

La doctrine de l’Immaculée Conception n’était pas encore officielle, mais la médaille avec les mots « conçue sans péché » influença le Pape Pie IX qui proclama, le 8 décembre 1854, le dogme de l’Immaculée Conception.

Catherine mourut 46 ans après les apparitions sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur.

Les apparitions de la chapelle de la médaille miraculeuse ont été reconnues par le Vatican suite à une enquête, faite par l’Archevêque de Paris, Mgr de Quelen, sur l’origine et les effets de la Médaille de la rue du Bac ] À Rome, en 1846, à la suite de la conversion retentissante du juif Alphonse Ratisbonne, le Pape Grégoire XVI confirmait de toute son autorité les conclusions de l’Archevêque de Paris.

Exhumée en 1933, le corps de Catherine fut retrouvé parfaitement conservé, et gît maintenant dans un cercueil de verre dans la Chapelle de la médaille miraculeuse au 140 de la Rue du Bac à Paris. Le corps de Sainte Louise de Marillac repose aussi rue du Bac

Des sites Internet intéressants sur la Médaille Miraculeuse

Site officiel de la Médaille Miraculeuse : http://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com

Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com

 

TOUT SAVOIR SUR LISIEUX

     
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Lisieux

HISTOIRE

Lisieux est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.Lisieux est la capitale du Pays d’Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.

Lisieux a été depuis le Moyen Âge le siège d’un des 7 évêchés de Normandie, relevant de la province de Rouen. Il a été supprimé en 1801, puis recréé et fusionné avec celui de Bayeux en 1855, l’évêque portant désormais le titre de « Bayeux et Lisieux ».

Le plus célèbre des évêques de Lisieux est probablement Pierre Cauchon qui eut une influence décisive lors du procès de Jeanne d’Arc.

La dévotion à Sainte Thérèse, qui vécut au Carmel de Lisieux, en fait la deuxième plus importante ville de pèlerinage de France (après Lourdes).

Marie Françoise Thérèse Martin est née le 2 janvier 1873, au 36 de la rue Saint Blaise à Alençon. Elle est la fille de Zélie Martin, née Zélie Guérin, dentellière, et de Louis Martin, horloger. Elle a déjà quatre soeurs: Marie, Pauline, Léonie et Céline.

Elle est baptisée le 4 janvier 1873 en l’église Notre-Dame. Marie est sa marraine. Mais très rapidement Thérèse tombe malade et Zelie doit la confier vers le 15 mars à une nourrice, Rose Taillé “la petite Rose”, dans une ferme de Sémallé, à 6 kilomètres d’Alençon où elle s’épanouit jusqu’à l’age de 15 mois.

Après avoir repris des forces, elle doit quitter Rose pour retrouver sa famille. Une nouvelle séparation l’attend: alors qu’elle n’a que 4 ans et demie, Zélie meurt le 28 août 1877 d’un cancer du sein. Thérèse choisit Paulinecomme seconde maman et change complètement de caractère, devient timide et hyper sensible. Sur les conseils des cousins Guérin, Louis Martin déménage avec ses filles pour Lisieux où la famille s’installe dans une très jolie maison “les Buissonnets”, Que Thérèse aimera beaucoup. Elle y vivra plus de dix ans, jusqu’à son entrée au Carmel.

Au printemps 1883, juste après le départ de Pauline pour le Carmel, qui lui cause beaucoup de chagrin, Thérèsetombe malade de son “étrange maladie”, et le 13 mai 1883, elle est guérie par le sourire de la vierge.

Le 8 mai 1884, elle fait sa première communion tandis que Pauline, désormais “Soeur Agnès” fait sa profession auCarmel. Le 14 juin de la même année, Thérèse fait sa confirmation. Le 15 octobre 1886, Marie entre à son tour au Carmel de Lisieux et devient “Soeur Marie du Sacré Coeur” Le 25 décembre, après la messe de minuit, Thérèse reçoit la grâce de sa “conversion”, qui la délivre de sa sensibilité incontrôlée.

Le 29 mai 1887, elle demande â son père la permission d’entrer au Carmel â 15 ans, permission que MonsieurMartin lui accorde. En Juillet, elle prie pour la conversion de Pranzini. Le 31 octobre 1887, elle rend visite a l’Evêque de Bayeux, Mgr Hugonin pour obtenir sa permission d’entrer au Carmel.

Le 20 novembre, pendant une audience du Pape Léon XIII, elle lui présente sa supplique.

Le 1er janvier 1888, elle apprend que Mgr Hugonin est favorable â son entrée mais les religieuses ne veulent pas qu’elle ait lieu en plein hiver ou les conditions sont particulièrement pénibles pour une si jeune fille.

Le 9 avril 1888, Thérèse entre enfin au Carmel de Lisieux et devient “Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus”

Sa prise d’habit a lieu le 10 janvier 1889. Le 12 février, Monsieur Martin est hospitalisé au Bon Sauveur à Caen, pour trois ans. Le 8 septembre 1890, Thérèse fait sa Profession religieuse.

Le 10 mai 1892, Monsieur Martin revient à Lisieux mais il est désormais paralysé des jambes. Le 20 février 1893, Soeur Agnès (Pauline) est élue Prieure. L’ancienne Prieure, Mére Marie de Gonzague a alors la charge des novices, tâche dans laquelle l’aidera Thérèse.

Le 29 juillet 1894, Monsieur Martin Meurt, et le 14 septembre de la même année, Céline qui était restée pour s’occuper de lui peut a son tour entrer au Carmel de Lisieux.

C’est en 1895 que Thérèse rédige le premier manuscrit de “L’histoire d’une âme” et prend conscience de sa “petite voie”. Le 9 juin, elle s’offre à l’Amour miséricordieux du Seigneur. Le 21 Mars 1896, mère Marie de Gonzage est a nouveau élue Prieure et Thérèse doit s’occuper complètement des novices.

Le 17 octobre 1895, mère Agnès confie à Thérèse la tâche de correspondre avec l’abbé Bellière, qui avait souhaité qu’une soeur prie pour l’aider à devenir un bon missionnaire. Le premier signe de la tuberculose est donné dans la nuit du 2 au 3 avril 1896: Thérèse crache du sang et peu après Pâques, elle entre dans la nuit de la foi.

Thérèse est ravie: elle aurait toujours aimé avoir un frère prêtre. En mai 1896, on lui donne un second frère spirituel, le Père Rouland.

Le 8 juillet 1897, elle est descendue à l’infirmerie, reçoit l’Extrême-onction le 30 juillet, endure de grandes souffrances et “entre dans la vie” le jeudi 30 septembre vers 19h30. Elle sera inhumée au cimetière de Lisieux le 4 octobre1897.

« L’Histoire d’une âme » paraît le 30 septembre 1898, édité à 2000 exemplaires. Très vite des pèlerins viennent prier sur sa tombe et on constate des guérisons. Le procès de béatification et de canonisation débute en 1910.

Thérèse est béatifiée le 29 avril 1923 par le Pape Pie XII qui la canonise le 17 mai 1925, puis la proclamePatronne des Missions le 14 décembre 1927. Le 30 septembre 1929 est posée la première pierre de la Basilique de Lisieux. Le 3 Mai 1944, Pie XII la proclame Patronne secondaire de la France.

Le 2 juin 1980, le Pape Jean Paul II célèbre la messe sur l’esplanade de la Basilique, et va se recueillir dans l’infirmerie du Carmel.

Le 20 octobre 1997, le Pape Jean-Paul II a proclamé Thérèse de Lisieux”DOCTEUR DE L’EGLISE”.


Des sites Internet intéressants sur Lisieux et Sainte Thérèse

Site officiel de SainteThérèse de Lisieux : http://www.therese-de-lisieux.fr

Site officiel de l’office du tourisme de Lisieux : http://www.lisieux-tourisme.com

TOUT SAVOIR SUR LOURDES

     
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Lourdes

Histoire De Lourdes

Les Sanctuaires

HISTOIRE

En des temps très anciens, il y avait, en Ethiopie, une reine nommée Tarbis. Quoique reine, elle était bien malheureuse, car l’amour avait touché son cœur, et celui qu’elle aimait n’éprouvait pas, pour elle, le même sentiment. Alors, par dépit, elle quitta son pays, amenant sa sœur Lorda . Tarbis vint s’établir sur les bords de l’Adour pour fonder la Ville de Tarbes et sa sœur, sur les bords du Gave, fit surgir Lourdes!

Puis vinrent les Gaulois, les Romains, qui fortifièrent le rocher de Lourdes, les Barbares, les Maures. Ceux-ci, vaincus en 732 à Poitiers par Charles Martel, battirent en retraite vers l‘Espagne, se firent à nouveau décimer dans la plaine de Tarbes, au lieu appelé Lande Maurine, et s’enfermèrent au Château de Lourdes ouCharlemagne les assiégea.

C’est alors que Turpin, Évêque du Puy, compagnon de Charlemagne, obtient l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé. L’homme de Dieu, apportant le pardon de Charlemagne, convainc le chef des maures Mirat de le suivre pour remettre à Notre-Dame du Puy sa reddition.

Le jour de son baptême, Mirat prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville, deviendra plus tard Lourdes. Et le blason lourdais porte depuis ce temps “deux gueules à trois tours d’or, maçonnées de sable, sur “un roc d’argent ; celle du milieu plus hautes surmontée d’un “aigle de sable éployé, tenant au bec une truite d’argent”.

En 1843, la population lourdaise s’élevait à 4 148 habitants. La Ville se transformait, une nouvelle chaussée prolongeant la route venant de TARBES, traversait LOURDES, en direction d’Argeles Gazot . Elle portait le nom deChaussée Maransin, en souvenir de Jean-Pierre Maransin, Général des armées de la République et de l’Empire né à LOURDES le 20 Mars 1770, décédé à Paris le 15 Mai 1828. Son nom a été gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile .

L’année suivante, le 7 Janvier 1844, une petite lourdaise indistincte dormait pour la première fois bercée par la chanson du Moulin de Boly : Bernadette Marie SOUBIROUS, fille de François Soubirous et de Louise Casterot

Au moment où cette naissance allait bouleverser son destin, à l’ombre du Château Fort symbole de son passé,Lourdes donnait asile à 4 155 habitants, et possédait 459 maisons. Mille deux cents ouvriers travaillaient dans ses carrières de marbre et d’ardoises, ses marchés et ses foires étaient de grande importance.

Charmée par le chant de ce Gave qui serpente sous le Pont Vieux, serrée entre sa vieille Eglise et son vieux Château Fort, gardiens du Souvenir et de la Tradition, Lourdes , modeste Cité d’une vallée pyrénéenne, se prépare à vivre cette journée du 11 Février 1858, jour de la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous.

Jusqu’alors “c’était une ville plus traversée que connue”. Elle va devenir un pôle d’attraction spirituel d’une intensité telle que sa structure physique s’en trouvera modifiée, en faisant surgir une cité nouvelle faite d’hôtels et de magasins, de couvents et de chapelles, lui imposant des obligations à la mesure de sa destinée.

BERNADETTE SOUBIROUS : C’est long à lire mais tellement intéressant

Fille de François Soubirous (1807-1871), et de Louise Soubirous née Castérot (1825-1866), Marie-Bernarde Soubiroux, mieux connue sous le nom de Bernadette Soubirous naquit à Lourdes le 7 janvier 1844. au moulin de Boly; elle sera baptisée deux jours plus tard sous le nom de Marie-Bernarde.

Ses parents, François Soubirous et Louise Castérot sont meuniers. Ils jouissent alors d’une certaine aisance mais la vie de la famille va être marquée de malheurs privés – mort en bas âge de deux frères de Bernadette en 1851, puis d’un autre frère, avant l’âge de dix ans, en 1855.

Malheurs sociaux ensuite, avec la crise de la minoterie lourdaise, les accidents du père, la vente du moulin de Bolyqui les contraint à déménager à plusieurs reprises.

En mars 1857, le père Soubirous est accusé, à tort, d’un vol de sac de farine; il est incarcéré, puis relâché mais la tache infamante demeurera et la famille est désormais au ban de la société.

Elle loge dans un misérable réduit de la rue du Bourg, puis est réduite à s’entasser dans une seule pièce rue des Petits-Fossés, ancienne prison que les habitants de Lourdes surnomment «le cachot».

En 1857, Bernadette se fait offrir un poste d’employée de ferme à Bartrès qui lui permet de sortir de la triste réalité lourdaise. Bernadette avait été deux ans auparavant frappée par l’épidémie de choléra qui avait touché Lourdes et tué une quarantaine de personnes. Elle en gardera des séquelles : asthme et tuberculose.

Ces problèmes de santé l’avaient empêchée d’aller à l’école et, à plus de treize ans, elle ne sait lire ni écrie et ne parle que le patois bigourdan. Elle ne va donc pas au catéchisme et n’a pas fait, comme les autres filles de son âge, sa première communion.

En 1858, elle revient au cachot pour fréquenter l’école gratuite des sœurs de Nevers et préparer sa première communion. Elle dira plus tard «Si la Sainte Vierge en avait trouvé une plus ignorante que moi c’est elle qu’elle aurait choisie».

De fait, les premières apparitions ont lieu dès son retour à Lourdes. Après les apparitions, Bernadette songe très rapidement à se faire religieuse.

Les obstacles sont nombreux : elle est trop jeune, elle n’a pas de dot et de dit elle-même «bonne à rien».

Le Jeudi 25 mars 1858, Bernadette se sent à nouveau appelée et retourne à Massabielle. Le rosier n’a toujours pas fleuri, mais l’apparition se présente à la jeune fille. Bernadette la décrit « levant les yeux au ciel et joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre » puis la Dame dit en occitan bigourdan — la langue que parlait Bernadette —: « Que soy era immaculada councepciou » (Je suis l’immaculée conception).

Trois cents personnes assistent à la découverte par Bernadette Soubirous, guidée par la Vierge, d’une source au pied de la grotte de Massabielle. Bernadette explique aux témoins que la Dame lui dit d’aller boire à la source et de s’y laver. L’apparition lui demande également de manger d’une herbe qui se trouve au pied de la fontaine. Bernadette racontera plus tard : « Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. ». A la foule, qui lui demande « Sais-tu qu’on te croit folle de faire des choses pareilles ? » elle répond simplement : « C’est pour les pécheurs ».

Le 15 juillet 1860, elle entre comme pensionnaire à l’hospice-école de Lourdes où elle apprend à lire, écrire et broder pendant six ans. En 1863, l’évêque de Nevers, de passage à Lourdes, la rencontre et lui propose de l’admettre sans dot chez les sœurs de Nevers.

Le 4 avril 1864, date de la première grande procession à Lourdes, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, doit bénir la statue à la Grotte. Bernadette, malade, ne peut assister à la cérémonie mais c’est le jour qu’elle choisit pour demander à la supérieure de l’hospice son admission dans la congrégation des sœurs de Nevers.

Elle devra attendre que sa santé se rétablisse. On veut qu’elle assiste à l’inauguration de la crypte, le 19 mai 1866, et à la première messe à la Grotte le surlendemain. Elle y sera, participante à la procession, cachée dans son capulet blanc.

Le 3 juillet 1866, veille de son départ, c’est sa dernière visite à la Grotte. La supérieure qui l’accompagne lui fait signe qu’il faut s’en aller. «Laissez-moi encore un moment» implore-t-elle «c’est la dernière fois». Elle baise longuement le rocher et ne peut retenir ses larmes: «c’était mon ciel, je ne la reverrai jamais».

Arrivée à Nevers Bernadette expliquera quelques jours après le début de son noviciat : «Je suis venue ici pour me cacher».

Le 19 juillet, elle prend le voile sous le nom de sœur Marie-Bernard. Elle a conscience qu’elle a pour mission de vivre à Nevers les différents points du message que la Vierge lui a confiés: Prier, faire pénitence, se mortifier, souffrir pour les pécheurs…

Elle prononcera une première fois ses vœux le 25 octobre 1866 croyant sa mort très proche, puis une seconde fois le 30 octobre 1867. Jusqu’à sa mort, on l’emploiera à l’infirmerie de la maison mère et elle s’acquittera de sa tâche avec joie, luttant pied à pied contre son principal défaut: la vivacité de son caractère.

En 1874, sa santé lui interdit de continuer sa tâche et on lui confie la sacristie; en 1875 elle retourne à l’infirmerie mais comme malade. C’est «sa pénitence pour les grands pécheurs».

Elle prononce ses vœux définitifs le 22 septembre 1878 mais c’est pour s’aliter définitivement.

Le 16 avril, mercredi de Pâques, elle est à l’agonie.

Ses dernières paroles seront des prières:

« Mon Dieu! Mon Dieu! Sainte-Marie, mère de Dieu, priez pour moi pauvre pécheresse!» Elle regarde le crucifix, puis la statue de Notre-Dame de Lourdes: «Je l’ai vue… Oh qu’elle était belle… que j’ai hâte d’aller la revoir.» Puis avant d’accepter le verre d’eau qu’on lui tend, elle fait encore une fois son signe de croix. Elle défaille. Elle a trente-cinq ans.

LES SANCTUAIRES
Situé à l’ouest de la ville, le domaine de la grotte s’étend sur plus de 50 hectares et constitue une véritable ville dans la ville. Egalement appelé “les Sanctuaires“ du fait des nombreux édifices religieux qu’il rassemble, le lieu accueille chaque année plusieurs millions de visiteurs venus du monde entier.

L’IMPRESSIONNANTE BASILIQUE SOUTERRAINE

Après avoir passé le pont qui franchit le gave de Pau, vous voilà devant l’impressionnante allée menant à l’esplanade et dominée par la basilique supérieure. Le long de celle-ci se trouve aménagée la basilique souterraine Saint-Pie-X, consacrée en 1958 pour célébrer le centenaire des apparitions. Cet incroyable vaisseau en amande s’étend sur 12 000 m² et peut accueillir jusqu’à 20 000 pèlerins. A l’intérieur, les volumes impressionnants, l’architecture brute et les jeux de lumières sont presque intimidants.

SUR L’ESPLANADE

Rendez-vous ensuite sur la vaste esplanade de la basilique Notre-Dame du Rosaire. Avec ses 130 m de long et ses 85 m de large, elle peut accueillir jusqu’à 40 000 personnes. Elle est dominée de chaque côté par sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et sainte Bernadette. Plus loin, sur le parvis, arrêtez-vous devant les statues de saint Pierre et de saint Paul, respectivement chef de l’Eglise et apôtre des nations.

NOTRE-DAME DUROSAIRE

Notre-Dame du Rosaire, basilique inférieure des Sanctuaires, est située entre les deux rampes de l’hémicycle menant à la crypte. De style néo byzantin, l’édifice de 2000 m² peut accueillir jusqu’à 1500 personnes. Remarquez de chaque côté de la porte centrale, deux médaillons en mosaïque exécutés dans les ateliers du Vatican qui représentent les papes Léon XIII à gauche et Pie XII à droite. La basilique inférieure brille également par son dôme surmonté d’une couronne dorée qui ne passe pas inaperçue. A l’intérieur, les mosaïques vénitiennes des chapelles représentant les mystères de Rosaire sont incroyables.

LA CRYPTE

Empruntez ensuite les marches vous menant à la crypte, premier sanctuaire de Lourdes creusé dans le rocher de Massabielle. Cette chapelle fut construite en réponse à la demande que la Vierge aurait adressée à Bernadette Soubirous lors de sa 13ème apparition. Consacrée le 19 mai 1866, les reliques de Bernadette sont conservées à l’intérieur.

LA BASILIQUE DE L’IMMACULEE CONCEPTION

Au-dessus de la crypte, la basilique de l’Immaculée Conception, également appelée basilique supérieure, domine tout le site de sa silhouette élancée. De style néogothique, elle est composée d’une unique nef divisée en 5 travées et abrite 21 autels. Sa flèche s’élevant à plus de 70 mètres est étonnante. A l’intérieur, vous pourrez découvrir de nombreux ex-voto. Sur les ogives des chapelles, vous pourrez lire les paroles que la Vierge aurait adressé à Bernadette.

LA GROTTE DE MASSABIELLE
En redescendant vers les rives du Gave, vous ne pourrez pas manquez la grotte de Massabielle, lieu où la Vierge serait apparue à Bernadette à de nombreuses reprises. Il vous faudra être patient pour pouvoir vous approcher de cette simple cavité, tant la foule est compacte. Vous pourrez alors admirer la belle Vierge en marbre de Carraresculptée par Fabisch en 1864, ainsi que la source que fit jaillir Bernadette le 25 février 1858. Un système permet d’ailleurs d’acheminer l’eau vers des fontaines situées à gauche de la grotte et vers les piscines où sont plongés les pèlerins.

De fin mars à fin octobre, les Sanctuaires de Lourdes connaîssent une activité débordante et ininterrompue. Des pèlerinages de toutes nations y cohabitent harmonieusement et se succèdent selon un calendrier précis.

Le 11 février, anniversaire de la première apparition, est la grande fête de Notre-Dame de Lourdes, qui fut proclamée par le pape Jean-Paul II, Journée Mondiale du malade pour marquer cette vocation spirituelle de Lourdes.

Toutes les fêtes religieuses, et particulièrement l’Assomption, attirent les foules nombreuses


En savoir plus

  • Ouvert : Les Sanctuaires sont ouverts toute l’année, 24h/24.
  • Informations : 05.62.42.78.78
  • A savoir : Forum informations ouvert d’avril à octobre, de 8h30 à 12h15 et de 13h45 à 18h30 ; juillet et août, de 8h30 à 18h30 ; de novembre à mars, de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Des sites Internet intéressants sur Lourdes

Site officiel de la ville de Lourdes : http://www.lourdes.fr – www.lourdes-france.com
Site officiel de l’office du tourisme de Lourdes : http://www.lourdes-infotourisme.com

Liens vers les sites Internet gérés par les Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes

Site de la revue : http://www.lourdes-magazine.com

Site de la radio de Lourdes : http://www.radiopresence.com

Site de la Librairie de la Grotte de Lourdes : http://www.lourdes-editions.com

 

TOUT SAVOIR SUR AUTRES VILLES SANCTUAIRES DE FRANCE

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Villes Sanctuaires Françaises

ARS

PARAY LE MONIAL

ROCAMADOUR

LE PUY EN VELAY

CHARTRES

NEVERS

ARS

HISTOIRE

Ars viendrait de “Arsa”, La Brûlée. Le nom d’Ars est mentionné très tôt, dès l’an 984 dans un dénombrement concernant les dîmes perçues par le chapitre de Lyon

La basilique devait remplacer l’ancienne église mais devant l’opposition des habitants seule l’abside a été détruite pour permettre la circulation des pèlerins. L’église telle qu’elle se présente aujourd’hui est constituée par des constructions qui datent de cinq époques différentes. La travée du chœur est la partie la plus ancienne ; elle date du XIIè siècle. Les murs de cette travée sont en galets et moellons de calcaire. Une extension datant d’avant 1710 est encore visible dans la partie proche de l’ancien chœur. Entre 1820 et 1840, JM Vianney a fait construire des chapelles entourant la travée du chœur.

En 1862, la première pierre de la nouvelle église est posée. Les travaux sont confiés à l’architecte lyonnaisPierre BOSSAN. Le 4 août 1865, l’évêque de Belley consacre l’église sous le vocable de Sainte Philomène. Les travaux du chœur dureront jusqu’en 1878.

Il s’appelle Jean-Marie Vianney. Né à Dardilly, près de Lyon, le 8 mai 1786, trois ans avant la révolution française, il est le quatrième d’une famille de six enfants. Mathieu et Marie.

Ses parents, sont de pauvres cultivateurs. Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès du curé d’Ecully, le village voisin, Charles Balleyqui l’aide à apprendre le latin, discipline qui pose de gros problèmes au jeune homme. Ordonné curé en 1815, il est d’abord vicaire à Ecully. Il est chargé de desservir Ars, un tout petit village de la Dombes d’environ 200 habitants, à 700 mètres du château des comtes de Garets.

Là, il réveille la foi des ses paroissiens. Il vit en ascète, restaure son église, rétablit les confréries, fonde une école de filles ainsi que l’orphelinat de la « Providence» pour les enfants malheureux.

Il vient au secours des gens en difficulté, tente de résoudre les problèmes humains qu’on lui présente et collabore aux missions paroissiales des environs, forçant le respect et l’admiration de tous. Pourtant le brave curé se croit indigne de sa tâche. A partir de 1830, sa réputation de confesseur et de faiseur de miracles lui attire de plus en plus de pénitents venus chercher la paix de l’âme et une direction spirituelle.

Cet afflux de pèlerins bouleverse sa paroisse et devient un nouveau tourment pour le curé d’Ars.

En 1843, après une grave maladie, il tente de fuir ces foules en se réfugiant à Dardilly, mais regagne finalement Ars pour continuer à communiquer à tous l’idée de communauté impliquant charité et entraide. Pendant plus de 41 ans, il accueille ainsi les foules qui se pressent pour le voir, l’entendre et recevoir le pardon de Dieu.

Jean-Marie Vianney meurt le 4 août 1859. En 1866, c’est l’ouverture de son procès en canonisation. Le 31 mai 1925, le curé d’Ars est canonisé à Rome par Pie Xl. En 1929, il est proclamé « Patron de tous les curés de l’univers ».

Des sites Internet intéressants sur Ars

Site officiel de la ville de ARS : http://www.arsnet.org

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com

Vous souhaitez d’autres renseignements plus détaillés sur les temps forts, n’hésitez pas à les demander :



Le service Accueil du sanctuaire d’ARS

Rue JM Vianney – 01480 Ars-sur-Formans

Tel : 04 74 08 17 17 – Fax : 04 74 00 75 50

Adresse email : info@arsnet.org


PARAY LE MONIAL

HISTOIRE

Paray-le-Monial, petite ville de 10.000 habitants dans le Charolais en Bourgogne, est célèbre par son église du 12ème siècle, la basilique du sacré cœur, chef-d’œuvre du style roman bourguignon.

La basilique de Paray-le-Monial, fondation clunisienne, fut élevée par des architectes clunisiens à l’époque de l’abbé Hugues, de la moitié du 11è siècle au début du 12è.

Mais Paray-le-Monial est célèbre aussi par les deux saints du 17ème siècle qui y vécurent quelques années, y moururent, et contribuèrent à répandre le message du Coeur de Jésus.

Depuis, des millions de pèlerins se rendent a Paray le Monial pour trouver la paix et la spiritualité.

Marguerite-Marie Alacoque (1647 – 1690), religieuse visitandine depuis 1671, se dit favorisée de visions et de colloques avec Notre Seigneur Jésus, ce qui laisse très perplexes ses confesseurs et supérieures.

Un père jésuite, Claude La Colombière (1641 – 1682) arrive à Paray en 1675 comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie. Il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami : c’est par ces mots étonnants que Notre Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. »

Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : “Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs”. Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de “prédicateur de la duchesse d’York”. Bientôt éclate en Angleterre la “Terreur papiste” : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé.Il revient en France et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. Quand la tuberculose l’emporte, il n’a que 41 ans

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie et au message du Cœur de Jésus.

La “dévotion au Sacré-Cœur” va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Coeur. Marguerite-Marie a été canonisée et Claude La Colombière l’a été à son tour en 1991 par Jean-Paul II. Une chapelle dédiée à Claude La Colombière a été construite en 1930.

Des sites Internet intéressants sur Paray le Monial

Site officiel du sanctuaire : http://www.sanctuaires-paray.com

Office du tourisme de Paray le Monial : http://www.tourisme.fr/office…tourisme/paray-le-monial.htm

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com

Vous souhaitez d’autres renseignements plus détaillés sur les temps forts, n’hésitez pas à les demander :

Le service Accueil du sanctuaire de Paray-le-Monial

Place du Cardinal Perraud – 71600 Paray-le-Monial

Tel: 03 85 81 62 22 – Fax: 03 85 81 51 67


ROCAMADOUR



Il était une fois une petite chapelle nichée dans le creux de la falaise.

L’histoire de Rocamadour pourrait commencer comme un conte de légende tant il est vrai que des origines du pèlerinage, nous n’en savons rien

On suppose que, dès les premiers temps de la Chrétienté, des ermites s’y installèrent dans des grottes. Au VIe siècle, un culte dédié à la Vierge naquit au creux du rocher. Depuis, le fil de la foi n’a jamais été coupé à Rocamadour dont le pèlerinage va, à partir du XIIe siècle, connaître une expansion considérable.

Sous l’abbatiat de Géraud d’Escorailles, les églises, au nombre de sept, sont construites contre la falaise et sur une terrasse aménagée par l’homme. L’ensemble, à la pureté romane, semble né du rocher. Cette impression est ressentie aujourd’hui autant qu’hier.

Saint Amadour Admirant le site, toutefois de ne pas oublier le personnage qui, en 1166, entra dans l’histoire du pèlerinage.

Il s’agit de saint Amadour. Un habitant de la cité avait souhaité que sa sépulture soit située sur le perron dela chapelle Notre-Dame. On entreprit d’y creuser une tombe et on découvrit, au cœur de la roche, le corps parfaitement conservé d’un homme. Se créa alors spontanément une dévotion autour de ce personnage qui devint très vite saint Amadour. On l’assimila à Zachée le Publicain ou à un serviteur de la Vierge et il représenta pour les fidèles un nouvel intercesseur auprès de Dieu, la Vierge demeurant toujours la figure principale du pèlerinage de Rocamadour, qui possédait désormais des reliques.

La Vierge Noire, petite statue d’une soixantaine de centimètres, était connue dans l’Europe entière pour ses miracles, lesquels sont, dès 1172, consignés dans Le Livre des Miracles. Des pèlerins, venus souvent de très loin, priaient la Vierge pour lui demander une grâce ou la remercier. Pour accéder à Notre-Dame, ils gravissaient les 216 marches du Grand Escalier en s’agenouillant et en récitant un Je vous salue, Marie » sur chacune des marches.

En témoignage de leur pèlerinage, ils repartaient avec une sportelle, petite médaille en forme d’amande, en plomb, en étain ou en argent représentant la Vierge de Rocamadour devenue leur protectrice. Un rayonnement mondial Situé à proximité de la Via Podiensis qui menait à Saint-Jacques de Compostelle, Rocamadour accueillait beaucoup de monde. La ville, composée alors et suivant les périodes du Moyen Age de 4000 à 8000 habitants, voyait sa population atteindre parfois 40 000 âmes.

La Vierge de Rocamadour est une figure importante dans le monde chrétien médiéval.

Des sites Internet intéressants sur Rocamadour

Site officiel du sanctuaire : http://www.rocamadour.com

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com

Vous souhaitez d’autres renseignements plus détaillés sur les temps forts, n’hésitez pas à les demander :

Le service Accueil du sanctuaire de Rocamadour

Direction du Pèlerinage

Tel: 05 65 33 23 23 – Fax: 05 65 33 23 24

Office de Tourisme de Rocamadour

Maison du Tourisme

46500 ROCAMADOUR

Tél. 05 65 33 22 00 – Fax 05 65 33 22 01

Adresse email : rocamadour@wanadoo.fr


LE PUY EN VELAY

HISTOIRE

Le Puy est l’ancienne capitale du Velay, en Languedoc. Sa fondation remonte à l’époque celtique. Lors de leurs invasions dans les Gaules, les Romains y fondèrent une colonie. Le nom Tectosage de la cité fut alors échangé contre celui de Podium, que le temps et la contraction ont traduit par le nom actuel. A la suite de la conquête romaine, le paganisme régna dans le Velay jusque vers le commencement du IVe siècle.

A cette époque le christianisme fut apporté dans le midi des Gaules par des hommes qui scellèrent de leur sang les vérités nouvelles. Le Puy embrassa leur culte avec ardeur : un siège épiscopal y fut établi Charlemagne érigea le Puy en vicomté, où dominèrent des seigneurs et des évêques relevant de la suzeraineté des comtes de Toulouse

Cette ville, qui se fait remarquer aujourd’hui par l’industrie de ses fabriques de dentelles, a été autrefois célèbre par l’immense concours de pèlerins que la religion et la poésie y attiraient des contrées les plus éloignées.

Au pied du rocher de Corneille, qui la domine, on voit les hautes fabriques de sa cathédrale, l’une des plus anciennes et des plus curieuses de la France. Dans ce lieu, on apporta d’Orient, au huitième siècle, une petite statue en bois de cèdre, sculptée à l’image de la Vierge par les chrétiens du mont Liban.

Cette image, visitée au Moyen Age par la foule alors errante des fidèles, par plusieurs papes et par neuf rois de France, avait fait donner à la ville le nom du Puy Sainte Marie, qui lui a été longtemps conservé.

Au milieu même des maisons du Puy, si gracieusement bâties, au sein de ses rues tortueuses et pavées de laves, s’élève le rocher granitique au sommet duquel est construite la vieille église de Saint-Michel rebâtie au XIe siècle, où l’on arrive par 260 marches taillées dans le roc.

Ce haut escalier jeté sur la pente où elle est érigée rend encore singulièrement pittoresque cette cathédrale qui constitue un des plus vastes et des plus majestueux monuments gothiques qui existent en Europe, une des imitations les plus frappantes du style byzantin.

Tout voyageur archéologue qui passe par le Puy ne peut manquer de visiter cette basilique. Si l’ascension est raide et pénible, l’édifice est rempli de beautés qui font bientôt oublier la fatigue. Enfin, On remarque encore dans cette ville le tombeau de Bertrand Du Guesclin ou la promenade du Breuil

Des sites Internet intéressants sur Le Puy-en-Velay

Site de la ville du Puy en Velay : http://www.mairie-le-puy-en-velay.fr

Office du tourisme du Puy-en-Velay : http://www.ot-lepuyenvelay.fr

Diocèse du Puy en Velay : http://www.catholique-lepuy.cef.fr

Cathédrale de Notre Dame du Puy-en-Velay : http://www.cathedraledupuy.org

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com


CHARTRES

HISTOIRE

Elle est la capitale de la tribu gauloise des Carnutes d’où elle tirera son nom. Chartres qui domine déjà un vaste plateau céréalier, boisé uniquement à son pourtour, acquiert rapidement un rôle de capitale religieuse, politique et militaire.

Notre-Dame de Chartres est l’une des plus grandes cathédrales gothiques dédiées à la Vierge dans la France septentrionale au cours des XIIe et XIIIe siècles. Elle a été inscrite en 1979 sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

Élevée sur un promontoire, butte naturelle qui domine l’Eure dans un à-pic de trente mètres, la cathédrale est implantée dans le tissu urbain de la ville antique. Au cours du Haut Moyen Age, cinq édifices au moins ont dû se succéder ; il n’en reste que quelques pans de murs et le site de la crypte dite de Saint-Lubin,dont le plan et l’orientation ont déterminé l’implantation de l’abside de l’édifice actuel. En 1020, la cathédrale est ravagée par les flammes.

C’est à l’évêque Fulbert (1006-1028), l’un des plus grands intellectuels de son temps, que l’on doit la construction de la cathédrale qui est dédicacée en 1037 et dont il nous reste la crypte, le narthex avec sa façade à trois portails sculptés et ses deux tours. Le clocher sud est érigé plus tard. La basilique romane de Fulbert sera détruite en 1194 et seules la crypte et la façade ouest seront épargnées.

La cathédrale du XIIIe siècle, qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, reprend le massif occidental de l’ancien édifice.

Son plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a été conservé. A l’extérieur, pour équilibrer la poussée des voûtes, un système de gros contreforts et d’arcs-boutants monte jusqu’à la base des toitures, en deux volées superposées, d’épaisseur décroissante. Les deux porches latéraux possèdent un décor sculpté exceptionnel.

Les baies de la cathédrale de Chartres forment l’ensemble le plus complet de vitraux anciens conservé en France.

« Notre Dame de la Belle Verrière » (vers 1180) et trois lancettes de la façade ouest (entre 1145 et 1155) sont les plus anciens vitraux et sont des vestiges de la cathédrale de Fulbert.

La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique sans doute l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.

Les siècles suivants verront l’édification d’extensions liées notamment à l’évolution de la liturgie : Sacristie construite au XIIIe siècle , Salle capitulaire surmontée de la chapelle Saint-Piat (1325-1335) reliée à la cathédrale par un escalier couvert par une galerie, Chapelle Vendôme construite en 1417 entre deux contreforts du bas-côté sud ; Clocher nord dit clocher Neuf (XVIe siècle) œuvre du maître maçon Jehan Texier dit Jehan de Beauce pour remplacer un beffroi en bois .

Pavillon de l’horloge édifié par Jehan de Beauce en 1520 sur le côté nord de la cathédrale (décoré de pilastres Renaissance, alors que sa flèche est encore gothique).

En 1836, un incendie accidentel détruit l’ancienne charpente en bois. La toiture est reconstruite en fonte de fer avec une couverture en cuivre qui demeure aujourd’hui une des particularités de la Cathédrale de Chartres.

Des sites Internet intéressants sur Chartres

Le site de la ville de Chartres : http://www.ville-chartres.fr

Office du tourisme de Chartres : http://www.chartres-tourisme.com

Cathédrale de Chartres : http://www.cathedrale.chartres.fr – http://www.cathedrale.chartres.free.fr

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com


NEVERS



HISTOIRE

Cité gauloise éduenne, puis romaine, important point de passage sur la Loire, Nevers devient le siège d’un évêché francs au VIe siècle, puis capitale du comté (IXe siècle) de même nom.

En 1194, Pierre de Courtenay accorde à la ville une charte communale (confirmée en 1231) et commence la construction de l’enceinte fortifiée dont il reste des débris. Anglaise au traité de Troyes (1420), Nevers a beaucoup souffert de la guerre de Cent ans et des guerres de religion. Montigny fait le siège de la ville, en 1617. Capitale de duché depuis 1538 (Clèves, Gonzague),

Nevers devint possession des Mazarin en 1659 et est définitivement réunie à la France en 1789. Lieu de pèlerinage situé en haut de la colline, Saint-Gildard doit son nom à un célèbre prêtre de la Nièvrequi vécut au VIIème siècle et fut inhumé dans une abbaye édifiée à cet endroit

Bernadette souhaitait faire sa communion et pour cela, elle devait apprendre à lire et à écrire en français. Elle a alors près de 18 ans, elle est admise à “l’école des indigents”, à l’hospice de Lourdes, tenu par lesSoeurs de la Charité de Nevers. Là, elle s’instruit, apprend à lire et apprend le catéchisme et un métier. Les observateurs de l’époque notent que son recueillement en prière est impressionnant, mais qu’elle est aussi gaie, enjouée, espiègle et plutôt autoritaire avec ses compagnes qui l’apprécient néanmoins beaucoup.

Après réflexion, elle choisit la congrégation des Sœurs de la charité de Nevers pour vivre son désir de vie religieuse La Maison Mère de la congrégation est à Nevers.

Avec ses supérieures, elle est d’une obéissance à toute épreuve, comme en témoigne une anecdote : on avait interdit à Soeur Marie Bernard de retourner à la grotte et on lui demanda: ” Si la Vierge t’ordonnait d’y aller, que ferais-tu ?». Bernadette répondit : Je reviendrais demander la permission à Monsieur le Curé.

À l’extérieur, on commence à rendre un inquiétant culte à la jeune bigpourdane. Sa photo s’achète, les journaux parlent d’elle, on veut la voir. Le plus sage est de l’éloigner de Lourdes. Certaines personnes n’hésitent pas à affirmer que Bernadette devait, en quelque sorte « disparaître » de son vivant afin quel’Église pût maîtriser totalement la capitalisation des miracles lourdais.

Pour une jeune fille sans dot, la vie de sœur était difficilement envisageable, mais Bernadette est désormais célèbre et divers couvents sont prêts à l’accueillir. Elle quitte donc les Pyrénées qu’elle ne reverra jamais. Elle rejoint le 7 Juillet 1866 la Congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux, comme une religieuse ordinaire

Elle meurt après avoir fait ôter toutes les images pieuses de sa chambre pour ne conserver qu’un crucifix le 16 avril 1879 au Couvent Saint-Gildard de Nevers à 15h30 à l’âge de trente-cinq ans.

Des sites Internet intéressants sur Nevers

Le site de la ville de Nevers : http://www.ville-nevers.fr

Office du tourisme de Nevers : http://www.nevers-tourisme.com

Le site de Bernadette Soubirous à Nevers : http://www.sainte-bernadette-nevers.com

Site officiel des villes sanctuaires : http://www.villes-sanctuaires.com


TOUT SAVOIR SUR FATIMA

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Fatima

Histoire De Fatima

Les 6 apparitions de la Vierge

Le Sanctuaire

HISTOIRE

Le nom de la ville (qui n’était qu’un village à l’origine) vient de l’arabe Fatima, et dérive du nom d’une princesse locale prénommée Fatima qui, après avoir été capturée par les forces chrétiennes pendant l’occupation mauresque du Portugal, fut fiancée au Comte d’Ourem, convertie au catholicisme.

Fátima est, en 1917, une paroisse rurale de 2500 habitants, située à 130 km au nord de Lisbonne. La paroisse est très dispersée, en une quarantaine de hameaux. Les habitants sont paysans, travaillant constamment un sol ingrat. Tout le monde est mis à contribution pour le travail quotidien. Les enfants sont généralement chargés de la garde des troupeaux.

Dans le hameau d’Aljustrel, habitent les familles Dos Santos et Marto.

Pour faire connaître Son message, la Très Sainte Vierge a choisit ce petit bourg retiré, loin de l’agitation des grandes villes: Fatima, au Portugal petit village au centre du pays, dans une région montagneuse la “SERRA DEAIRE de climat assez rude et de sol ingrat ou on y récolte surtout des olives et l’on y élève des moutons…

Le sanctuaire de Fatima est l’un des principaux centres mondiaux du culte Marial, et a joué un rôle majeur dans la pensée du Pape Jean-Paul II.

Le Pape Jean Paul II, dans une homélie inoubliable au Sanctuaire de Fatima, un an exactement après l’attentat dont il avait victime Place Saint-Pierre, nous éclaira sur le mystère de la Maternité spirituelle de Marie, que révèle cette parole. Il en expliquait la signification profonde, en mettant en relation la Maternité de Marie avec la Puissance du Saint-Esprit.

LES ENFANTS DE FATIMA

La Vierge Marie y est apparue à 3 petits bergers, Lucia, Francisco et Jacinta, à 6 reprises, de Mai à Octobre 1917, alors qu’ils gardaient leurs brebis au lieu-dit “COVA DA IRIA“…

Francisco et Jacinta moururent très jeunes comme le prédit la Sainte Vierge lors de l’une de ses apparitions. Lucie a vécu jusqu’à 97 ans religieuse au carmel de Coimbra, au Portugal.

Le message de la vierge est très simple : comme partout où elle se manifeste,

Marie demande Conversion et Prière, ici particulièrement la prière du Chapelet (“O TERÇO”) et spécialement pour obtenir la paix.

Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer…Il veut répandre dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Je promets le salut à ceux qui embrasseront cette dévotion. Ma fille, je ne t’abandonnerai jamais! Mon Coeur Immaculé sera ton refuge et la voie qui te conduira à Dieu

Qui est Lucie Dos Santos ?

Lucie est née le 22 mars 1907 dans le hameau d‘Aljustrel

Ses parents, Antonio et Maria dos Santos, vivaient de la terre malgré l’insouciance de son père a cultiver cette terre ce qui posa quelques problèmes au sein de la famille

Ce fut donc son épouse Maria qui s’occupait de l’éducation des enfants avec beaucoup de talent. Antonio et maria eurent six enfants: Maria, Théresa, Manuel (le seul garçon de la famille), Gloria, Carolina. Ils habitaient une modeste maison prés du hameau d’Aljustrel, proche de la ville de Fatima

Après une jeunesse studieuse, Le 25 mars 1948, Lucie entre au Carmel de Ste Thérèse, à Coimbra où elle poursuivra jusqu’à la fin de sa vie de prière et de pénitence.

Soeur Lucie fut rappelé à Dieu à l’age de 97 ans le 13 février 2005 Son corps repose au Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra

Qui est Francisco Marto ?

Francisco est née le 11 juin 1908 dans le hameau d’Aljustrel

Il est le frère de Jacinta et le cousin de Lucie et avait le même caractère que son père: humble et doux La famille Marto vivait depuis fort longtemps à Aljustrel et fort estimée de tous. Olimpia, mère de François et de Jacinta, était la sœur de Antonio dos Santos le père de Lucie

D’un premier mariage, Olympia eut deux fils: Antonio et Manuel; puis, après avoir épousé en seconde noceManuel Pedro Marto, la famille compta sept autres enfants: José, Jean, Florida, Thérèse et François et Jacinta

Très catholiques, ils vivaient eux aussi très modestement de leur travail dans les champs et étaient très respectés de tous car c’était un couple extrêmement uni, humble, loyal et vertueux

Le petit Francisco avait 9 ans au moment de la première apparition

Francisco est mort le 4 avril 1919 .Son corps repose en la Basilique de la Cova da Iria.

Qui est Jacinta Marto ?

Jacinta est née le 10 Mars 1910 dans le hameau d’Aljustrel Elle est la sœur de Francisco et la cousine de Lucie

Susceptible et boudeuse mais surtout elle avait un bon cœur et elle était douce et tendre ce qui la rendait attirante et attachante

La petite Jacinta avait 7 ans au moment de la première apparition

Jacinta est morte 20 février 1920 à Lisbonne, à l’hôpital “Dona Estefânia

Son corps repose en la Basilique de la Cova da Iria.

Les 6 apparitions de la Vierge

Il y eut 6 apparitions de la Vierge Marie entre le 13 Mai 1917 et le 13 Octobre de la même année.

13 Mai 1917 : 1ère Apparition A sa première manifestation, la Vierge Marie apparut aux 3 petits bergers toute vêtus de blanc et leur demanda de venir six mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Elle ajouta ensuite ” Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre

13 Juin 1917 : 2ème Apparition Le mois suivant, les enfants accompagnés de plusieurs centaines de fidèles sont au rendez-vous. C’est ainsi, qu’après la prière collective, l’Immaculée Conception se présenta à nouveau et annonça à Lucie J’emmènerai bientôt François et Jacinta

13 Juillet 1917 : 3ème Apparition Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparut devant Lucie et ses cousins comme les autres fois, 4000 personnes assistaient à cet événement, bien que ne ‘voyant’ rien eux-mêmes, (Lucie était la seule à percevoir la Dame en blanc

Les fidèles ne constataient que des faits inhabituels, tel des éclairs, un halo de lumière..).

Elle s’adressa, comme à chaque Apparition à Lucie : ” Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde. Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonça également 3 nouvelles prophéties qui resteront à l’époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets seront divulgués en 1942, le troisième en l’An 2000.

19 Août 1917 : 4ème Apparition Le lundi 13 Août, quelques 18000 personnes sont au rendez-vous et assistent à quelques phénomènes rencontrés lors des précédentes Apparitions tel des coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc…mais Lucie n’est pas là et l’Apparition prévue n’eut pas lieu.

En effet l’administrateur du canton avait enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu’ils troublaient l’ordre public. Il souhaitait en fait connaître les secrets que la Vierge Marie avait révélés aux enfants et alla même jusqu’à les menacer de mort pour les faire parler, mais en vain.

Emprisonnés pendant 2 jours ils gardèrent leur secret, et c’est à regret que l’administrateur les relâcha. C’est donc le dimanche 19 août que la Vierge apparut aux enfants en leur demandant de continuer à prier et en leur promettant qu’a sa dernière apparition elle accomplirait le Miracle de ” faire croire tout le monde “.

13 Septembre 1917 : 5ème Apparition Durant la 5ème apparition le 13 Septembre, environ 30 000 fidèles se prosternèrent devant les messagers de laVierge Marie.

Lucie, Jacinthe et François, implorant leurs secours pour obtenir la guérison des malades. C’est à ce moment là que L’immaculée Conception annoncera pour le mois suivant, la venue du Seigneur, de Notre Dame du Carmel et de Saint Joseph avec l’enfant jésus.

13 Octobre 1917 : 6ème et dernière Apparition Le 13 Octobre 1917, jour de la dernière Apparition, il pleuvait à torrent sur la Cova da Iria, Lucie demanda aux fidèles de fermer leur parapluie afin de réciter tous ensemble le chapelet et de mieux observer l’arrivée de la Sainte Vierge.

L’Immaculée Conception se présenta à Lucie comme étant Notre Dame du Rosaire et lui demanda de faire bâtir une chapelle en son honneur. Elle annonça que la guerre allait se terminer, et demanda à Lucie de ” guérir plusieurs malades, de convertir les pécheurs. “

A sa dernière Apparition, l’Ange céleste donna l’hostie à Lucie et fit boire le contenu du calice à Jacinthe etFrançois en disant :

“Prenez et buvez le corps et le sang de Jésus-christ, horriblement outragé par les hommes ingrats, réparez leurs crimes et consolez votre Dieu”.

LE SANCTUAIRE

La construction de la chapelle, le 28 avril 1919, répondait, selon l’Eglise catholique, à une demande exprimée par la Vierge aux petits bergers. La première messe y a été célébrée le 13 octobre 1921.

Chaque année, le Sanctuaire de Fatima accueille plusieurs millions de pèlerins venus du monde entier. Fátima devint célèbre grâce au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima, construit pour commémorer la supposée apparition de 1917 quand trois jeunes paysans prétendirent avoir vu la « Vierge du Rosaire », Notre-Dame de Fátima. Les enfants ont affirmé avoir vu l’apparition dans la Cova da Iria (« Anse d’Irène ») près du villaged’Ajustrel, à environ 2 kilomètres de Fatima.

Fatima attire aujourd’hui les croyants des quatre coins du monde, particulièrement les jours de pèlerinage, et le sanctuaire fut agrandi pour pouvoir les accueillir. Les grandes processions au flambeau, qui se font de nuit, sont très impressionnantes.

Les pèlerins se rassemblent sur la Cova, une gigantesque esplanade sur laquelle fut construite une petite chapelle où la Vierge serait apparue aux jeunes bergers.

le piédestal sur lequel est posée la représentation de Notre-Dame du Rosaire de Fatima marque le lieu exact où se trouvait le petit chêne, aujourd’hui disparu, d’un mètre de haut, au dessus duquel la Vierge Marie est apparue aux trois petits bergers les 13 mai, juin, juillet, septembre et octobre 1917

De l’autre côté de l’esplanade s’élève une imposante basilique, de style néo-classique, avec une tour centrale de65 mètres de haut, sa construction débuta le 13 mai 1928. Elle est pourvue de colonnades qui la relient aux couvents et aux bâtiments hospitaliers.

Dans la basilique on peut voir les tombes de deux des trois bergers, Francisco Marto et Jacinta Marto , qui moururent respectivement en 1919 et 1920, et furent béatifiés en 2000. La troisième, Lucia dos Santos, ne mourut qu’en 2005, et sa tombe est aussi dans la Basilique

Des sites Internet intéressants sur Fatima

Site officiel du Sanctuaire de Fatima : http://www.santuario-fatima.pt/portal/index.php?lang=FR

Site officiel de l’office du tourisme du Portugal : http://www.visitportugal.com/Cultures/fr-FR/default.html

Site sur Fatima : http://www.fatima.be

 

TOUT SAVOIR SUR L’ITALIE

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Italie

Selon programme France /Italie

ROME

HISTOIRE

Rome, capitale de l’Italie, est le chef-lieu de la région du Latium et de la province de Rome. Elle était déjà dans l’Antiquité la capitale de l’Empire romain. Située dans le centre du pays, sur le Tibre, à 22 km de la mer Tyrrhénienne, elle est parfois appelée la Ville Eternelle ou la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal). C’est à Rome que l’on trouve le Vatican, capitale de la chrétienté. Avec ses 2 547 677 habitants et ses 1 285 km², Rome est la commune la plus peuplée et la plus grande d’Italie.

Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. Abandonné avec son frère Remus, tous deux auraient survécu en étant nourris par une louve. En réalité le nom de Rome semble venir du mot Rumon qui signifie “la ville du fleuve”. La date mythique de sa fondation est le 21 avril -753, point de départ du calendrier romain, comptant “ab Urbe condita” c’est à dire ” depuis la fondation de Rome”. Cette date est confirmée par l’archéologie.

Gouvernée à l’origine pas des rois étrusques, Rome connaîtra en 510 une révolution qui instaurera la République Romaine. Une période de grande prospérité s’ouvrira alors et permettra à Rome d’étendre sa domination partout dans l’Europe. La République Romaine prendra fin lorsque Octave, fils adoptif de Jules César, deviendra Auguste, le premier Empereur Romain.

De par son histoire très ancienne, Rome est une ville très riche en monuments et musées, et son centre est classé depuis 1980 au patrimoine mondial de l’humanité. C’est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Parisavec environ 12 millions de visiteurs annuels. Cela fait du tourisme la première industrie romaine, et permet à la ville de bénéficier d’une importante croissance économique.

L’importance de la communauté chrétienne dans la cité et la tradition selon laquelle Saint Pierre et Saint Paul y furent martyrisés, fait de Rome la capitale des chrétiens et surtout de l’Eglise catholique. L’évêque de Rome finit par devenir pape de toute la chrétienté. Durant sa longue histoire, et étant donnée son importance, Rome a toujours eu une population caractérisée par d’importants flux migratoires, ainsi, par tradition, un “vrai” Romain est une personne dont la famille a vécu à Rome depuis au moins sept générations. Sur le blason de la ville, les initiales SPQR datent de la Rome antique et signifient “Senatus Populusque Romanus” : “Au nom du Sénat et du peuple romain”. Lorsque vous visiterez cette superbe cité, n’oubliez pas le fameux proverbe : “A Rome, conduis-toi en Romain”.

LE VATICAN

HISTOIRE

Autrefois, le terme Vatican indiquait la région marécageuse sur la rive droite du Tibre, entre le Pont Milvio et l’actuel Pont Sisto. Durant la période des rois et tout au long de l’époque républicaine, ce territoire s’appelait Ager Vaticanus et s’étendait au nord jusqu’à l’embouchure du Cremera, au sud au moins jusqu’au Janicule.

L’empereur Constantin voulut entamer, vers l’année 324, la construction d’une grande église composée de cinq nefs, transept et abside, au centre de laquelle se trouvait la tombe de saint Pierre. Le cirque de Néron tombait petit à petit en ruines car beaucoup de ses pierres servaient à la construction de la nouvelle église qui, en peu de temps, devint un nouveau pôle d’attraction de la ville.

Et c’est précisément pour défendre le monument funéraire de saint Pierre que Léon IV (847-855) fit bâtir les premiers murs de la cité – qualifiée dès lors de ‘léonine’ – et qui constituera le centre spirituel de la nouvelle Romemédiévale et Renaissance.

Entre 1477 et 1480, le pape Sixte IV (1471-1484) commença la construction d’une grande chapelle qui prit son nom et devint la Chapelle Sixtine : décorée de fresques par les plus grands peintres italiens de l’époque, elle fut inaugurée le 15 août 1483.

Jules II (1503-1513) procéda ensuite à d’importantes transformations, qui modifièrent radicalement cette citadelle. Il commença par faire détruire la basilique de Constantin, pour entamer la construction d’une nouvelle basilique Saint-Pierre ; il commanda la célèbre Cour du Belvédère qui devait relier le petit Palais du Belvédère de son prédécesseur Innocent VIII (1484-1492), au nord, aux édifices médiévaux situés au sud ; c’est lui qui appela àRome Raphaël et Michel-Ange pour qu’ils décorent de fresques, l’un les appartements du pape, l’autre la Chapelle Sixtine.

D’autres travaux encore furent réalisés au cours de ce siècle : après diverses vicissitudes, à la moitié du XVIe siècle, Michel-Ange dessine les plans et commence la partie centrale de la basilique Saint-Pierre, que Giacomo Della Porta couvrira d’une immense coupole voutée

C’est Maderno qui, au début du XVIIe siècle, agrandira l’église en ajoutant deux travées à la partie longitudinale ; puis, à la moitié du XVIIe siècle, le Bernin va l’achever et lui donner l’aspect baroque que nous lui connaissons aujourd’hui, car en concevant cette place grandiose, délimitée par deux hémicycles formés de quatre rangées de colonnes, il va relier ce lieu de prière au reste de la ville.

LES 3 AUTRES BASILIQUES MAJEURES DE ROME

La Basilique Saint Jean de Latran

La Basilique du Latran est la cathédrale du Pape en tant qu’évêque de Rome. Elle a été érigée par Constantinvers 320, c’est la plus ancienne des églises de Rome (Saint Pierre sera construite 10 ans après). Elle est la mère de toutes les églises.

Au IVe siècle, à la fin des persécutions, la mère de l’empereur Constantin donna à Melchiade, l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, une partie de la propriété de sa famille, les Laterani, pour s’y établir.

Depuis, l’église qu’il édifia est restée la cathédrale de Rome, malgré tous les remaniements qu’elle a subis. Même si, après son «exil» à Avignon le pape préféra s’installer près de St-Pierre à cause des fortifications qui entouraient ce quartier et lui offraient une protection plus sûre, la basilique reste «mère et maîtresse de toutes les églises».

La Basilique Sainte Marie Majeure

Érigée après le concile d’Ephèse en 431 sous le Pape Sisto III (432-440), ce fut la première église romaine dédiée au culte de la divinité maternelle de Marie, sanctionné lors de ce concile oecuménique.

L’histoire de l’édifice comporte aussi de nombreuses légendes dont la plus connue est celle du “miracle de la neige” : la nuit du 4 au 5 août 356 la Vierge serait apparue en rêve au Pape Liberio et au riche patriarche romain Giovanni en indiquant le lieu où construire une église. A cet endroit, cette nuit là il aurait miraculeusement neigé.

La basilique est un mélange d’architectures de plusieurs époques : la nef de colonnes ioniques, le sanctuaire paléochrétien du Ve siècle, le campanile roman du Moyen-Âge, les plafonds de la Renaissance, les coupoles baroques .

La Basilique Saint Paul hors les Murs

Détruite en 1823 dans un incendie, cette grande basilique remonte au IV-Ve siècle. Elle fut fidèlement reconstruite sur le plan d’origine. Seul l’extérieur fut “ajouté”.

Par contre, le superbe cloître du XIIIe réalisé par des maîtres cosmates fut épargné par les flammes. Ses colonnades sont très travaillées, parfois en torsade et incrustées de marbres colorés. Des morceaux de l’ancienne basilique et des sarcophages y sont déposés.

A près de 2km des murs d’Aurélien, Saint Paul hors les murs est une des quatre basiliques patriarcales. Ce fut le plus vaste édifice chrétien au monde, à partir du 5e siècle jusqu’à la construction de Saint-Pierre de Rome au 16e.

A l’époque de l’empereur Constantin, il y eu ici une antique église construite sur la tombe de l’apôtre Paul. C’est lors du déclin de l’empire Romain, où l’empereur Théodosius (379-395) qui interdit les anciens temples païens entreprit ici la construction d’une basilique à cinq nefs inspiré de la basilique antique sur le Forum de Trajan.L’intérieur supporté par ses 80 colonnes est grandiose et lumineux.

Des dizaines de scènes de l’Evangile sont représentées sur des panneaux. Une grande frise fait le tour de l’intérieur, avec 265 médaillons représentant tous les papes depuis Saint-Pierre. Il existait une galerie de portraits qui fut détruite lors de l’incendie de 18, l’ancienne mosaïque du Ve siècle a put être récupérée, elle représentel’Apocalypse.

Sites Internet intéressants sur Rome et le Vatican Site sur Rome : www.rome-roma.net / www.rome-passion.com / www.linternaute.com Office du tourisme italien : www.enit.it Office du tourisme de Rome : http://www.enit.it/comuniris.asp?Lang=FR&Luogo=ROMA&ID=503 Site sur le Vatican : http://www.vatican.vahttp://www.touristie.com/italie/Vatican-etat-des-Papes-80


CASCIA

HISTOIRE

La ville de Cascia surgit à 563 mètres au-dessus du niveau de la mer, à proximité de la rivière Corno. Cascia naît pendant l’époque romaine, même si elle ne conserve plus aucun reste de cette époque à cause des dévastations des peuples barbare set des tremblements de terre qui secouent depuis toujours la ville et les zones alentours.

Comme une grande partie des villes ombriennes, c’est au cours du Moyen-âge que Cascia connaît sa période de plus grande splendeur. Alors sous la domination des Seigneuries de Foligno, elle passe ensuite sous la domination de Frédéric II de Soube ; ensuite elle est disputée, sans succès, par les villes voisines de Norcia, Leonessa et Spoleto. C’est seulement au seuil de 1500 qu’elle se rend à l’Etat Pontifical sous la domination duquel elle reste moins de trente ans; à partir de là, elle maintient toujours sa propre indépendance. Si on parle de Cascia, on ne peut pas ne pas citer Sainte Rita, la soeur, béatifiée en 1900, y vécut entre 1381 et 1457.

Aujourd’hui la Sainte, connue comme distribuant les grâces, est vénérée dans le monde entier et beaucoup de gens se rende tous les ans en pèlerinage pendant les célébrations de Sainte Rita au Sanctuaire qui lui est consacré.

Rita naquit au mois de mai 1381, à Roccaporena, près de Cascia (Ombrie). Sa naissance porte déjà le cachet du surnaturel : des abeilles mystérieuses, voltigeant autour de son berceau, pénétraient dans sa bouche entr’ouverte et en ressortaient sans lui faire aucun mal.

Par ce miracle, Dieu voulut sans doute préconiser en Rita cette vertu de douceur dont elle devait être par la suite le vivant et sublime modèle. En effet, mariée par ses parents à un jeune homme du pays, sa vie conjugale fut un vrai martyre à cause du caractère violent et brutal de son mari. Mais avec une douceur et une patience héroïques,Rita parvient à le convertir.

En 1416, son mari fut tué. Rita pardonna généreusement, et s’efforça encore d’éloigner de ses deux enfants tout sentiment de vengeance jusqu’à demander à Dieu le sacrifice de leur vie plutôt que de les voir un jour homicides. L’héroïque prière fut exaucée.

Restée seule, Rita se consacra entièrement à Dieu qui, d’une façon miraculeuse, la fit entrer dans le couvent des Augustines de Cascia, où elle passa 40 ans dans l’exercice héroïque de toutes les vertus. Le Jeudi Saint de 1441, pendant une extase, Rita fut miraculeusement blessée au front par une épine du Christ devant lequel elle priait.

Le 22 mai 1457, comblée de mérites, Dieu l’appela à Lui. A sa mort, une lumière merveilleuse inonda sa cellule, une odeur ineffable se répandit dans le couvent, et son âme fut vue, auréolée de gloire, monter au Ciel.

Elle fut proclamée Bienheureuse en 1737, et canonisée au mois de mai 1900. Aujourd’hui, la dévotion à Sainte Rita est universelle et ses grâces sont innombrables.

Elle est invoquée surtout dans les cas désespérés. Son corps, miraculeusement conservé, repose dans son Sanctuaire de Cascia, en Italie.

Sites Internet intéressants sur Sainte Rita

Site sur Sainte Rita : www.eglise-ste-marie.org/rita/index1.htm Office du tourisme italien : www.enit.it Site Web régional: www.regioneumbria.eu

ASSISE

HISTOIRE

Assise est surtout célèbre pour son apogée médiévale et pour être le lieu de naissance et de mort de François d’Assise. Pour son patrimoine exceptionnel, la ville est classée sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO

Aux alentours de 1000 av. J.-C., des migrants s’installèrent dans la haute vallée du Tibre, jusqu’à la mer Adriatique, mais aussi dans le voisinage d’Assise. On les appelle Ombriens. Ils vivaient en petites unités fortifiées, sur les hauteurs. Mais à partir de -450, les Étrusques puis, après -295, les Romains, s’emparèrent de la région.

Ces derniers promurent Assise au rang de Municipe en -89. On peut encore voir à Assise les murs de la ville ancienne (qui protégeaient une surface de plus de 50 hectares), le forum (place de la commune), un théâtre, un amphithéâtre et le temple dédié à Minerve (qui est devenu l’église de Santa Maria sopra Minerva.

Le christianisme est présent à Assise dès 238, sous la tutelle de l’évêque Rufino, martyrisé par la suite. Selon la légende, sa dépouille serait présente dans la cathédrale San Rufino.


Après la chute de l’Empire romain, les Ostrogoths détruisirent la majeure partie de la cité en 545. Assise passe ensuite sous le contrôle des Lombards puis du Duché franc de Spolète. Mais c’est à partir du XIe siècle que commença la splendeur d’Assise. En effet, comme beaucoup de communes italiennes, Assise a connu un apogée médiéval entre le XIe siècle et le XIVe siècle (jusqu’à la peste noire de 1348).

Au XIIe siècle, Assise est plutôt gibeline, alors que sa puissante voisine, Pérouse, est guelfe. Les guerres entre les deux cités sont fréquentes et c’est à l’occasion de l’une d’entre elles (La bataille de Ponte San Giovanni) queFrançois d’Assise fut fait prisonnier, enclenchant le processus qui devait le mener jusqu’à la mendicité et la sainteté (fondation de l’ordre religieux masculin des Franciscains).

Cette prospérité de la ville se marque par le fait que c’est au XIIIe siècle que l’urbanisme d‘Assise dépasse les murailles antiques, qui sont agrandies en 1260 puis en 1316. Son dynamisme est aussi lié à sa vitalité religieuse puisque, outre François, Assise est aussi renommée pour sainte Claire, sa contemporaine, qui a fondé à son exemple l’ordre religieux féminin des Clarisses.

Née à Assise, en 1193 ou 1194, dans une famille noble (père chevalier), Chiara Offreduccio di Favarone a 11 ou 12 ans de moins que François Bernardone (voir « François d’Assise »). Elle ne commence à le connaître qu’en 1211, quand celui-ci se met à prêcher dans la cathédrale Saint Rufin à Assise. Elle se sent alors irrésistiblement attirée par son idéal de pauvreté évangélique et décide “de le prendre, après Dieu, pour guide de sa vie”. Elle cherche à rencontrer François grâce à son cousin Rufin qui fait partie du groupe des frères, et ensemble ils mettent au point son changement de vie

Claire meurt le 11 en serrant la bulle dans sa main. Elle quitte ce monde dans la paix et la joie en murmurant : « Sois béni, mon Seigneur, Toi qui m’as créée ! » Le pape et la Curie assistent à ses obsèques.

Après l’apogée médiéval, Assise retrouve son calme et participe marginalement à la Renaissance. Abritant la Basilique Saint-François, la ville accueille régulièrement de nombreux pèlerins.

Saint François d’Assise meurt dans une cabane dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226. Né 44 ans plus tôt dans la famille d’un riche drapier d’Assise, en Italie centrale, il est surnommé Francesco(François ou Français) par son père, coutumier des voyages en France.

À vingt ans, après une maladie, il voit en songe le Christ qui lui demande de «réparer sa maison qui tombe en ruine».François pense qu’il s’agit de la chapelle où il prie. Il vend ses biens pour acheter des matériaux. Son père le déshérite. Qu’à cela ne tienne. François se dépouille en public de ses luxueux habits pour ne plus porter qu’un froc en mauvais drap.

En rupture avec les us de son époque, le jeune homme fait voeu de pauvreté. Des disciples le rejoignent et avec eux, il va prêcher et mendier dans les villes. Il fonde l’ordre des «frères mineurs».

La joie de vivre et l’amour de la nature caractérisent sa prédication et ses écrits. Le Cantique des créatures (aussi appelé Cantique au Soleil) est le premier grand poème en langue italienne.

En septembre 1224, il reçoit les stigmates de la Passion de Jésus (cinq plaies sur les mains, les pieds et la poitrine qui rappellent les blessures du Christ sur la croix).

François est canonisé deux ans après sa mort et un siècle plus tard, le peintre Giotto l’immortalise sur les murs de l’église d’Assise.

Sites Internet intéressants sur Assise

Site sur Saint François d’Assise et Sainte Claire : www.poursaintfrancois.free.fr Office du tourisme italien : www.enit.it Site de la ville d’assise : www.annuaire-mairie.fr/villeassise.html Site Web régional: www.regioneumbria.eu

TOUT SAVOIR SUR JERUSALEM

     
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JERUSALEM

HISTOIRE DE JERUSALEM

MONTS DES OLIVIERS

DOMINUS FLEVIT

PATER NOSTER

L’EGLISE DE L’ASCENSION

GETHSEMANI

L’EGLISE DES 5 NATIONS

ST PIERRE EN GALICANTE

LE TOMBEAU DE DAVID

LE CENACLE

LA DORMITION

LA VIA DOLOROSA

LE MUR OCCIDENTAL

LE SAINT SEPULCRE

L’ANTONIA

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

LA TOMBE DU JARDIN

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

EIN KAREM

ABOU GOSH

 

EMMAUS

LATRUN

   

HISTOIRE DE JERUSALEM

Jérusalem, ville sainte, la ville où les regards du monde, d’est et d’ouest, se tournent.

Avec plus de 5000 ans d’histoire écrite, seul son nom évoque de vives images, même à ceux qui ne l’ont pas encore visitée. Située dans les monts de Judée, sur quelques collines de l’ancienne terre de Canaan, Jérusalem est devenue, en trois mille ans, le lieu saint de trois grandes religions monothéistes : judaïsme, islam et christianisme.

Les passions et les conflits qu’elle suscite dépassent les frontières du Proche-Orient. Une ville, trois religions, trois histoires.

C’est à Jérusalem que se sont déroulés les principaux actes fondateurs du christianisme. C’est à Jérusalem que Jésus entre au Temple, prêche, vit la Passion et la Résurrection. C’est à Jérusalem que les apôtres reçoivent l’Esprit saint au jour de la Pentecôte pour prêcher la foi nouvelle.

Après la mort du Christ, les apôtres quittent Jérusalem et vont prêcher à travers le monde. Mais une Eglise chrétienne reste présente à Jérusalem.

L’empereur Constantin, au début du IVe siècle, entreprend de faire de Jérusalem une ville chrétienne.

Des fouilles récentes au Saint-Sépulcre, derrière la chapelle Sainte-Hélène, révélèrent des murs de soutènement de la basilique constantinienne.

Sur l’une des pierres, on peut voir à l’œil nu un bateau et deux mots inscrits à l’encre noire : DOMINE IVIMUS (Seigneur, nous irons).

Quand il approcha de la ville et qu’il l’aperçut, il pleura sur elle. Il disait : “Si toi aussi tu avais su en ce jour, comment trouver la paix …! Mais hélas ! Cela aussi a été caché à tes yeux Oui, pour toi des jours vont venir où tes ennemis établiront contre toi des ouvrages de siège; ils t’encercleront et te serreront de toutes parts, ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visité.

3150 -1200 : L’époque cananéenne

De cette époque, on a peu de traces, si ce n’est que le nom de Jérusalem apparaît sur des anciennes statues d’argile égyptiennes. Les jébuséens, premiers habitants de Jérusalem lui donnèrent leur nom.

1000-586 : La monarchie, le premier Temple

La ville acquiert son statut national et religieux après sa conquête par le roi David. Son fils Salomon fait construire un temple pour y installer l’arche d’alliance et lui donne sa prospérité. A la mort de Salomon, le royaume d’Israël est divisé entre ses héritiers. Jérusalem n’est plus que la capitale du royaume de Judée. En 586, le roi de Babylone Nabuchodonosor occupe la ville et exile la plupart des habitants.

536 -333 : Le retour et le deuxième Temple

Le roi Cyrus de Perse autorise les exilés à revenir. C’est le scribe Esdras qui obtiendra la reconstruction des murs de la ville et obtiendra un retour aux préceptes religieux du judaïsme.

333-37 : L’époque hellénistique et Asmonéenne

Alexandre le Grand envahit tout l’empire perse en 333. Son descendant, Antiochus IV Épiphane entreprend d’helléniser la ville. Mais lorsqu’il veut instaurer le culte de jupiter, il provoque la révolte des asmonéens sous la conduite de Judas Maccabée qui permet la libération de Jérusalem et la purification du Temple. S’ensuivit une période d’indépendance de 80 ans.

37 + 70 après Jésus Christ : L’époque hérodienne et la destruction du Temple

Jérusalem est prise par les romains en 63 mais c’est Hérode qui est roi de Judée sous contrôle romain.
Une deuxième muraille est élevée, plus au nord. C’est évidemment l’époque de la naissance du christianisme autour de Jésus de Nazareth, crucifié sur le rocher du crâne près le Jérusalem.
Enterré à proximité dans le jardin d’un de ses disciples Joseph d’Arimatie, et ressuscité parmi les hommes.

Ces événements feront de Jérusalem une ville sainte pour les chrétiens.

La révolte des zélotes en l’an 66 conduit au siège de Jérusalem.
L’empereur ordonne de raser la ville. Les soldats massacrent les habitants et jettent des torches sur le temple dont les boiseries s’enflamment, la chaleur fait exploser les pierres du Temple qui est détruit. Le judaïsme n’a plus de Temple (lieu unique de la présence de Dieu). La ville est désertée pour 60 ans.

135 – 324 : L’époque romaine : Aelia Capitolina

L’empereur Hadrien entreprend de fonder une nouvelle ville, païenne, sur les ruines. Il la renomme Aelia Capitolina. Les juifs y sont proscrits et le christianisme n’y est pas toléré.

324-638 : L’époque byzantine

Le christianisme devenu religion officielle de l’Empire sous Constantin, des églises vont être érigées partout dans Jérusalem qui attire des foules de pèlerins.

Sous l’impulsion d’Hélène, mère de l’empereur, l’Église du St Sépulcre sera construite sur les lieux présumés du Calvaire.
Une autre église est construite sur le mont Sion pour commémorer la dormition de la Vierge et le site de la Cène.

Au Vème siècle l’impératrice Eudoxie vient s’installer à Jérusalem et la ville s’agrandit considérablement. Elle fait construire la basilique St Etienne. Jérusalem devient un patriarcat au même titre que Rome, Constantinople, Antioche, et Alexandrie. Les perses sassanides s’emparèrent de la ville en 614, qui fut reprise en 629 pour finalement tomber aux mains des Arabes en 638.

638-1099 : La première époque Islamique

Le patriarche Sophronius remit les clés de la ville à Omar, le chef des armées arabes et reçut en échange l’assurance que les droits des chrétiens seraient respectés.

A la fin du VIIème siècle, Jérusalem devient le troisième lieu saint de l‘Islam après la Mecque et Médine. Le mont du Temple et le Rocher furent identifiés comme le lieu d’où le prophète prit son envol pour le paradis. D’où la construction du dôme du rocher dont la splendeur illumine encore Jérusalem. Puis le régime éclairé des Arabes Omeyyades fit place à la dynastie des Turcs Abassides. Ce fut une ère de déclin pour Jérusalem.

1099-1250 : L’époque des croisés et la dynastie Ayyubide

Les croisés conquièrent Jérusalem en 1099 sous prétexte que les chrétiens ne pouvaient plus s’y rendre en pèlerinage. Les habitants juifs et musulmans sont massacrés. Le royaume latin de Jérusalem est instauré. De nombreuses églises sont construites. Saladin reconquiert la ville en 1187. Saladin restaure les fortifications de la ville et les prolonges jusqu’au mont Sion. Les juifs sont autorisés à revenir.

1250-1517 : L’époque Mameluk

Originaires des steppes d’Asie et fraîchement islamisés, les Mameluks conquièrent la ville et y entreprennent de grandes constructions : écoles, institutions de charité, auberges.

1517-1917 : L’époque Ottomane

Ils sont bientôt renversés par les Turcs Ottomans. Soliman le magnifique porte un grand intérêt à la ville et la restaure puis elle décline. C’est avec l’expulsion des juifs d’Espagne au XV-XVIèmes siècles que la Jérusalem juive renaît. C’est sous le gouverneur d’Égypte Ibrahim Pacha que la ville s’ouvre à nouveau à l’occident. De nombreuses associations religieuses s’y installent. Le chemin de fer arrive à la fin du XIXème. Des chercheurs viennent cartographier Jérusalem et étudier son passé.

1917-2005 : L’époque moderne et la renaissance d’Israël

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Jérusalem est prise par les Anglais. Un vaste plan d’urbanisation est lancé, en pierre de Jérusalem (béton et tôle sont proscrits). Les tensions entre juifs, arabes et britanniques se traduisent par des émeutes sanglantes en 1920, 1929, 1936-39. Avant l’échéance du mandat britannique de 1948, des affrontements guerriers entre Juifs et Arabes aboutissent à la prise d’une partie de la ville par ces derniers après un long siège. La ville est coupée en deux. L’état d’Israël, dès sa formation, fait de Jérusalem sa capitale.

Lors de la guerre des Six Jours en 1967, les Juifs reprennent la ville et aujourd’hui Toutes les religions s’y côtoient à nouveau, malgré les tensions.

Plan de la ville de Jérusalem a l’époque de Jésus

LES PRINCIPAUX LIEUX RELIGIEUX

LE MONT DES OLIVIERS

Le Mont des Oliviers est une colline d’environ 800 mètres d’altitude située juste à côté de Jérusalem, à l’est de la ville, et séparée d’elle par la vallée du Cédron. Dans l’Antiquité, la région était riche en oliveraies, et le Mont des Oliviers doit sans doute son nom aux plantations extensives qui devaient s’y trouver. Cette colline n’est mentionnée qu’à quelques endroits dans l’Ancien Testament, habituellement désignée comme « la montagne en face de Jérusalem ». C’est le Mont des Oliviers que le roi David gravit en pleurant, pieds nus et la tête voilée, lorsqu’il fuit son fils Absalon qui s’était révolté contre lui (2 S 15,30). C’est là aussi que le roi Salomon fit ériger des autels en l’honneur de dieux étrangers (1 R 11,7), sanctuaires que le roi Josias fera détruire lors de sa réforme (2 R 23,13).

Dans le Nouveau Testament, le Mont des Oliviers est associé à quelques épisodes des derniers jours de la vie de Jésus. Lorsque Jésus vint à Jérusalem en compagnie de ses disciples à l’occasion de la Pâque, il résida à Béthanie (Jn 12,1), un village situé sur le versant est du mont des Oliviers. C’est non loin de là que Jésus, avant son entrée à Jérusalem, envoya des disciples chercher un ânon (Mc 11,1-2), et c’est lorsqu’« il approchait de la descente du Mont des Oliviers » que Jésus fut acclamé par ceux qui l’accompagnaient, selon Luc (19,37). C’est aussi à partir du Mont des Oliviers que Jésus contemple les grandes constructions du temple et qu’il en annonce la destruction prochaine.

DOMINUS FLEVIT

La chapelle franciscaine de Dominus Flevit (en latin, le Seigneur a pleuré) fut construite en 1955, à proximité du site que les pèlerins du moyen âge identifiaient comme le lieu où Jésus versa des larmes sur la ville. Ce site, acquis par les Franciscains en 1881, se trouvait sur le trajet des processions allant du mont des Oliviers jusqu’à la basilique du Saint-Sépulcre. Des fouilles archéologiques menées avant sa construction mirent à jour les fondations d’un monastère et d’une chapelle du Ve siècle. Le sanctuaire moderne fut dessiné par Antonio Barluzzi, l’architecte de nombreux lieux saints et sanctuaires construits pendant la première moitié du XXe siècle pour la Garde franciscaine de la Terre sainte. Se démarquant radicalement de son style traditionnel, Barluzzi a conçu la chapelle comme une larme stylisée épousant la forme dune croix grecque. Derrière l’autel, dans le mur ouest, une baie offre un panorama de la Vieille Ville.

PATER NOSTER

Des milliers de pèlerins provenant de tous les pays et de toutes les confessions viennent visiter la “Grottemystique” des enseignements eschatologiques du Christ pour prier le Pater dans différentes langues, inscrites sur les murs du Sanctuaire et du cloître, qui sont approximativement au nombre de 150. La nuit du mardi saint, les fidèles se rendent à l’église de l’Eléona, qui recouvre la grotte où le Seigneur avait coutume d’instruire ses disciples; là, debout devant les fidèles, on lit le discours de Jésus sur les événements de la fin (Mt 24-25). Le terme « eléona » n’est que la déformation araméenne du mot grec elaion, qui signifie « olivier »; Eléona n’est donc que l’église du mont des « Oliviers ».

L’EGLISE DE L’ASCENSION

L’église de la Sainte Ascension ou Le Dôme de l’Ascension fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l’on voit aujourd’hui. Elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux.
Deux autres locations préservent l’emplacement de l’ascension. La mère de Constantin construisit une église sous l’église moderne de Pater noster afin de commémorer l’évènement. Une tradition plus récente relie l’ascension à l’église orthodoxe de l’Ascension.

GETHSEMANI

Dans la Bible, Gethsémani, le pressoir à huile est un lieu désignant une oliveraie au pied du Mont des Oliviers, connu dans les Evangiles pour être le lieu où ont prié Jésus et les apôtres avant la Crucifixion.

Franchissant le torrent du Cédron, Jésus et ses disciples gagnèrent un jardin situé au pied du Mont des Oliviers, appelé Gethsémani où sans doute il venait habituellement bivouaquer avec ses disciples. Judas, qui le savait, y conduisit ceux qui venaient l’arrêter. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : “Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier”.

Le nom Gethsémani correspond à la forme grecque du terme hébraïque Gat shemanim (pressoir à huile [d’olive]). Les huit oliviers du jardin attenant sont très anciens. Il est difficile de dater les oliviers car ces arbres renouvellent aussi bien leur tronc que leurs racines, de sorte qu’un arbre d’apparence jeune peut, en fait, avoir de vieilles racines.

L’EGLISE DES CINQ NATIONS

Construite en 1924 sur le site traditionnel du Jardin de Gethsémani, la basilique de l’Agonie abrite un pan du rocher identifié comme l’endroit où Jésus pria seul dans le jardin, la nuit de son arrestation. Bien qu’il ne soit pas certain qu’il s’agisse précisément de cet emplacement, le cadre correspond à la description qu’en donne l’Evangile, et la basilique actuelle, dessinée par l’architecte Antonio Barluzzi, repose sur les fondations de deux lieux saints antérieurs : une chapelle des croisés du XIIe siècle, abandonnée en 1345 ; et une basilique byzantine plus ancienne, datant du IVe siècle, détruite par le tremblement de terre de l’année 746.

ST PIERRE EN GALICANTE

Saint-Pierre en Gallicante est un site religieux qui remonte à l’époque byzantine. Il a conservé la tradition de la trahison de Pierre, près de l’emplacement du palais de Caïphe. « Gallicantu » : « Le coq chante » : ce mot s’inspire de la prédiction de Jésus à Pierre : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » . L’église actuelle, inaugurée en 1931, a été construite sur l’emplacement d’une première église de l’époquebyzantine (vers 450). La fosse profonde sur laquelle elle est bâtie, les vestiges archéologiques des alentours (fondations, mosaïques, citernes) et la voie à degrés souvent utilisée par Jésus permettent de revivre son procès religieux devant le Grand Prêtre et le Sanhédrin. Ce lieu accueille de nombreux pèlerins attirés par les traces du passage du Seigneur.

LE TOMBEAU DE DAVID

David a été enterré dans cette ville sur la colline orientale (1 Rois 2 :10). A l’époque byzantine, David et James, fondateurs juifs et chrétiens de Jérusalem, étaient les sujets de célébrations liturgiques dans l’église du mont Sion. De là remonte la croyance que tous deux furent enterrés sur le mont Sion. Le tombeau de David y était situé et celui de James se trouvait dans la cathédrale Arménienne.

Par la cour recluse du monastère franciscain du XIVe siècle, on atteignait le rez-de-chaussée du bâtiment, dans une chambre, qui fait actuellement office de synagogue. La porte de droite donne sur une salle de prière où se trouve un cénotaphe qui indique l’endroit du tombeau du Roi David. La pierre tombale est recouverte d’une étoffe en velours et par dessus on peut voir les couronnes de la Torah des synagogues des communautés juives qui ont été détruites pendant l’holocauste.

Sur la pierre tombale apparaît une sculpture de la période des Croisés. Les carrelages qui se trouvent sous l’actuel carrelage du Tombeau de David datent de la période des Croisés et des périodes byzantine et romaine. Ainsi, les fondations remontent au IIe siècle après J.C.

LE CENACLE

C’est le lieu où Jésus et ses disciples avaient organisé le repas pascal – la dernière Cène, avant que Jésus ne soit arrêté puis jugé (Mathieu 26 :17-29).

C’est ici même que Jésus apparut après la Résurrection, le miracle de la Pentecôte ayant eu lieu lorsque leSaint-Esprit descendit vers ses disciples et qu’ils se mirent à parler en plusieurs langues (Actes 2 :1-4).

Le style architectural de la « chambre supérieure » est gothique chypriote. Sur la colonne droite de l’entrée se dessine un bouclier des Croisés portant le nom de la ville allemande Regensbourg. Les piliers à l’entrée de la chambre supérieure sont plus anciens que la structure des Croisés. Au-dessus du palier, en haut des escaliers se trouvent des colonnes en marbre qui soutiennent une petite coupole voûtée. Sur l’une des colonnes on peut voir un chapiteau avec deux pélicans (poussins) tirer doucement sur la poitrine d’un troisième, un motif chrétien qui représente l’expiation. La construction en forme de coupole et le mihrab datent de l’époque mamelouke.

LA DORMITION

La Dormition s’est appelée entre 1998 et 2006 Sainte-Marie de Sion pour rappeler l’église byzantine( la sainte Sion) construite à cet endroit en 415. La communauté est revenue au nom de la Dormition pour son centenaire en 2006..

C’est l’empereur Guillaume II lui-même qui acheta au sultan Abdul-Hamid pour 120 000 marks-or un terrain sur le Mont Sion pour le compte de l’Association allemande de la Terre Sainte en 1898. D’après la tradition locale, c’est ici, au voisinage du Cénacle, que Marie, la mère de Dieu, se serait endormie. De là le nom du monastère ; l’église elle-même porte le nom de basilique de l’Assomption (ou de la Dormition). L’architecte du diocèse de Cologne, Heinrich Renard, (1868-1928) se rendit à Jérusalem l’année suivante. Il commença par fouiller le terrain et découvrit des vestiges de l’église byzantine ainsi que d’autres églises. La première pierre de l’abbaye et de la basilique fut posée le 7 octobre 1900. En dix ans seulement, la construction de la basilique et de l’abbaye était achevée. La basilique fut consacrée par le patriarche latin le 10 avril 1910. L’architecte Heinrich Renard, s’est inspiré de la cathédrale carolingienne d’Aix-la-Chapelle.

LA VIA DOLOROSA

La Via Dolorosa (en françaiss : Chemin de la Souffrance) est une rue de la Vieille ville de Jérusalem. Selon la tradition religieuse, elle est le chemin que Jésus a emprunté avant sa crucifixion. Ce chemin est marqué par neuf des quatorze Stations du Chemin de Croix. Les cinq dernières stations sont à l’intérieur de l’Eglise du Saint-Sépulcre. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage très important pour les Chrétiens.

Le parcours traditionnel débute juste à l’intérieur de la Porte des Lions (Porte saint Étienne), près du lieu où se trouvait l’ancienne forteresse Antonia et s’oriente vers l’ouest par la Vieille Ville jusqu’à l’Église du Saint-Sépulcre. Ce parcours tire son origine d’une procession organisée par les Franciscains au XIVè siècle.

LE MUR OCCIDENTAL

C’est en tant que mur de soutènement destiné à supporter le Mont du Temple que le Mur Occidental fut bâti. Il s’étend sur quelque 200 mètres, la longueur du Mont du Temple (à gauche quand on regarde le Mur). Les bâtiments du quartier musulman le masquent presque totalement.

Depuis le début du Moyen Age, l’aire se trouvant face au Mur avait été utilisée comme un dépotoir. (C’est pourquoi la porte la plus proche du Mur s’appelle la Porte des Immondices.) Au seizième siècle, le sultan Suleyman découvrit l’endroit où se situait le Mur et fit nettoyer complètement la zone environnante.

Les pierres du Mur Occidental sont faites de calcaire. Leurs bords sont taillés afin de former un contour autour de chacune d’elle. C’est le style typique employé par le roi Hérode qui régna au premier siècle avant JC sous la tutelle romaine et qui érigea le mur de telle sorte qu’il soutienne le Mont du Temple. En levant les yeux, on s’aperçoit que les pierres sont de plus en plus petites. La raison en est qu’au début, le mur n’était pas aussi haut que maintenant et que des ajouts ont été effectués au cours des siècles. Les fondations du mur sont en fait à environ six mètres en dessous de l’endroit où l’on prie. Une des pierres mesure plus de douze mètres de long et pèse 400 tonnes. C’est la plus grande pierre jamais extraite par les hommes dans le monde – aucune autre pierre approchant cette taille n’ existe en Grèce, dans les pyramides ou à Manhattan. Aucune grue moderne n’est capable même de soulever une telle pierre. Qu’elle ait pu être mise là est un prodige technologique. D’autres pierres ont un poids de plus de cent tonnes. On peut les voir en passant dans les tunnels archéologiques qui ont été percés récemment.

Nombreuses sont les personnes qui ont la coutume de placer entre les pierres des petits morceaux de papier sur lesquels sont rédigées des prières. Selon la tradition juive, le Mont du Temple est l’endroit le plus saint de la terre et la présence de Dieu y est permanente. Il est également enseigné dans la tradition mystique juive que toutes les prières prononcées aux quatre coins du monde parviennent au Mur puis s’élèvent jusqu’au ciel.

LE SAINT SEPULCRE

Constantin le Grand, qui fut le premier empereur romain à épouser le christianisme, En 326, impliqué dans une controverse ecclésiastique, il convoqua une assemblée d’évêques venus de tous les points de l’Empire. Parmi eux se trouvait Macarius, évêque d’Aelia Capitolina, comme était encore appelée Jérusalem. La mère de l’empereur, la reine Hélène, convertie au christianisme, fut très impressionnée par les récits de Macariusparlant de l’état lamentable des lieux sanctifiés par la vie et la mort de Jésus. Avec la bénédiction et les fonds de son fils, elle se rendit en Terre sainte.

Elle identifia à Jérusalem le site de la Crucifixion (le roc tenu pour être celui du Golgotha) et la tombe proche, connue comme Anastasis (résurrection en grec). L’empereur décida de bâtir un sanctuaire approprié au site : ce fut la magnifique église du Saint-Sépulcre, décrite en détail par Eusèbe, historien et biographe de l’époque.

L’église, détruite par les Perses en 614, fut en partie reconstruite par la suite, puis détruite par le calife égyptien Hakim, avant d’être reconstruite en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque. En 1144, les Croisés rebâtirent l’église toute entière sous un seul toit, avec maints ajouts et modifications. Au cours des siècles suivants, l’édifice se délabra. On reconstitua le plan de l’église primitive en se basant sur des sources écrites, des preuves architecturales ainsi que sur des découvertes faites durant l’étude. L’église byzantine était composée de quatre éléments distincts : l’entrée depuis la rue principale le Cardo (aujourd’hui rue marchande principale de la Vieille Ville), menant à une cour (atrium oriental), puis vers la basilique (le martyrion), et vers un atrium intérieur (le jardin sacré) et vers l’extrémité occidentale, la rotonde (anastasis) où se trouve le sépulcre.

L’ANTONIA

La Forteresse Antonia était une vaste caserne militaire située à Jérusalem, construite par Hérode le Grandsur le site d’une ancienne citadelle hasmonéenne.

On pense que la Forteresse Antonia est devenue plus tard le lieu du Prétoire. Il s’agit aussi probablement de l’endroit où Jésus a été présenté devant Ponce Pilate.

L’historien Flavius Josèph décrit l’édifice Antonia comme étant une forteresse flanquée de quatre tours à chaque coin. Il localisait cette dernière à l’angle Nord-ouest des colonnes qui entouraient le Temple. Les images modernes la situent souvent le long du côté Nord de l’enceinte du Temple.

Avant la guerre de Judée, la forteresse Antonia abritait une partie de la garnison romaine de Jérusalem. Les Romains conservaient les habits sacerdotaux du grand prêtre dans la forteresse. La forteresse Antonia fut détruite en 70 par l’armée de Titus lors du siège.

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

L’esplanade des mosquées pour les musulmans ou esplanade du temple pour les juifs est le premier lieu saint du Judaïsme et le troisième de l’Islam après La Mecque et Médine.

Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le Mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs , « mont du Temple » par les chrétiens en référence au Temple de Jerusalem et « noble Sanctuaire » par les musulmans. Elle héberge, depuis le VIIè siècle, deux haut lieux de l’islam, le dôme du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. À ses pieds se trouve le Mur des Lamentations. Le mont a une signification très importante dans le judaïsme et le christianisme.

Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam, puis selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi, à cet endroit, ledôme du Rocher, actuel et le Mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham. C’est encore là queJacob voit en songe des anges monter et descendre une échelle et où il lutte contre l’ange Gabriel, prenant le nom d’Israël à la suite de cet épisode. Le Roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent. Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone.

Le second Temple y est établi par Ezra à partir de – 516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le Mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. Pour certains Juifs, c’est aussi le site du troisième temple de Jérusalem lors du retour du Messie.

Selon le Coran, c’est là que la foi d’Abraham est testée par Dieu dans l’épisode du sacrifice de son fils aîné, Ismaël (Isaac selon la Bible, les récits du Coran et de la Bible ne s’accordant pas sur le nom du fils impliqué). Pour les musulmans, cet endroit est surtout le point d’où Mahomet est monté au paradis lors de voyage nocturne que Mahomet a fait de La Mecque à Jérusalem, emporté par son cheval Bouraq. Le Coran ne cite pas le nom de Jérusalem.

LA TOMBE DU JARDIN

La tombe du jardin situé en dehors des murs de Jérusalem et que beaucoup croient être le Sépulcre et le jardin de Joseph d’Arimathée. Cette tombe a été découverte en 1867

D’après le Nouveau Testament, le tombeau de Joseph d’Arimathée avait les caractéristiques suivantes :

1. Il était près de l’endroit de la crucifixion (Jean 19:42) 2. Il était taillé dans le roc, dans un jardin et appartenait à un homme riche (Mat. 27:60) 3. De l’extérieur, les disciples pouvaient regarder dans le tombeau (Jean 20:5) 4. La tombe était fermée par une grosse pierre qu’on roulait à l’entrée (Mat. 27:60) 5. Il y avait une première pièce pouvant contenir un certain nombre de personnes (Luc 24:1) 6. C’était un tombeau tout neuf et non un ancien remis à neuf (Jean 19:41, Mat. 27:6)

En 1882, le général Gordon, spécialiste de la Bible aussi bien que militaire britannique éminent, fut convaincu que ce site était le lieu probable de la crucifixion du Seigneur Jésus-Christ. Le Nouveau Testament appelle le lieu de la crucifixion Golgotha, ce qui signifie « lieu du crâne », ou « calvaire » en latin. (Marc 15:22).

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

Le tombeau de la vierge est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi l’église de l’Assomption. La tombe de la vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.

Les évangiles disent que Marie, la Mère de Jésus, est morte à Jérusalem, près du Cénacle, dans le lieu où se trouve l’actuelle Abbaye bénédictine de la Dormition. Les apôtres portèrent Marie près de Gethsémaniet la déposèrent dans un sépulcre. Trois jours après, les anges la transportèrent au ciel. L’existence d’une église est attestée par des auteurs de la fin du 6e siècle. L’église est probablement détruite par les Perses en 614, et reconstruite par la suite .

Les Croisés trouvent les ruines laissées par le calife Al-Hakim en 1009. En 1130, les Bénédictins reconstruisent une double église, à l’emplacement probable de l’église byzantine.

En 1187, Saladin détruit partiellement l’église. Celle-ci est restaurée par les Franciscains au 14° siècle, puis reconstruite par l’Eglise grecque orthodoxe en 1757. La façade et l’escalier monumental datent du début du 12e siècle. On voit aussi la tombe de la Reine Mélisende, morte en 1161, et la niche où sont enterrés d’autres membres de la famille de Baudouin II. Le sol était recouvert d’une mosaïque dont il ne subsiste que quelques vestiges.

EIN KEREM

Ein Kerem signifie la source de la vigne. Selon la tradition chrétienne.

Petit village situé à 7 km à l’ouest de Jérusalem, Ein Kerem est blotti dans les collines des montagnes de Juda. Le village est déjà connu dans l’Ancien Testament. Selon les découvertes archéologiques, il était habité à l’époque romaine.

Les traditions qui vont établir un lien entre Jean-Baptiste et cette localité remontent à la fin du 5ème siècle. Le nom apparaît pour la première fois dans le Grand Lectionnaire de Jérusalem : Au bourg d’Ein-Charem, dans l’église d’Elisabeth la Juste, sa mémoire. » On célébrait donc la fête de Ste Elisabeth à cette date. Le pèlerin Théodose (530) témoigne que ce fut l’endroit où habita Elisabeth et Jean

Elisabeth fuyant de Jérusalem pour sauver son fils Jean Baptiste de la fureur d’Hérode et se cache avec lui dans la montagne. Le texte évangélique raconte comment la montagne s’est fendue puis s’est refermée sur les réfugiés. L’église de Ein Karem ne devait pas être considérée comme la maison de Zacharie mais comme l’habitation provisoire d’Elisabeth et de Jean.

ABOU GOSH

Le nom précédent de Abou Gosh était Karyat el Anab (la ville du raisin en arabe) car se trouvant à l’emplacement de l’ancien village biblique de Kiryat Anavim (la “ville du raisin” en hébreu)

L’appellation du lieu Abou Gosh provient du nom de la famille propriétaire du terrain depuis le XVIè siècle. La famille Abou Gosh fut une famille musulmane originaire du Caucase.

L’abbaye Sainte Marie de la Résurrection est située sur le site d’Abu Gosh, un des lieux présumés du repasd’Emmaüs (Luc 24,13-35) à 15 km de Jérusalem

EMMAUS

Emmaüs est un lieu-dit, proche de Jérusalem, cité dans un célèbre épisode de l’Évangile de Luc, dit despèlerins d’Emmaüs

Emmaüs est cité dans un épisode du dernier chapitre de l’Evangile selon Luc dela Bible chrétienne où leChrist qui vient de ressusciter le matin de Pâques après sa crucifixion et sa mise au tombeau apparaît sur laroute d’Emmaüs à deux disciples désespérés de sa mort qui fuient Jérusalem. Les deux disciples lui offrent l’hospitalité sans le reconnaître : « Il prit le pain, prononça la bénédiction et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et le reconnurent… c’est le Seigneur. Les deux disciples retrouvent la joie de vivre, l’espoir et la foi en leur croyance en Dieu. C’est l’image du renouvellement de la foi : une foi ranimée par l’expérience de cette rencontre, la rencontre du Christ ressuscité.

LATRUN

L’abbaye de Latroun se situe à 15 kilomètres à l’ouest de Jérusalem à la frontière entre la Cisjordanie et Israël. Elle abrite actuellement des moines chrétiens de l’Ordre cistercien de la stricte observance(Trappistes) et est réputée pour son vin.

L’abbaye fut fondée en 1890 par des moines trappistes venant de l’Abbaye des Sept Fons en France. En 1898, le premier vignoble avait été planté, suivi rapidement par des travaux de défrichements et des plantations d’oliviers, de vignes, de céréales et d’agrumes.

Les religieux furent expulsés pendant la Première Guerre Mondiale. L’endroit fut l’objet de vifs combats pendant la Bataille de Latroun en 1948 et passa sous contrôle jordanien après la guerre. En 1970, les moines de l’abbaye prêtèrent une partie de leur terre pour la fondation du village de la paix Neve Shalom-Wahat as Salam.

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YARDENIT

BANIAS

LE MONT DES BEATITUDES

NAZARETH

Nazareth, dominant la plaine fertile de Jezréel, semble vouée au culte de la Vierge Marie. Car c’est ici que l’ange Gabriel vint annoncer à Marie la naissance miraculeuse de Jésus-Christ.

Les Evangiles indiquent Nazareth comme la ville de Joseph et de Marie, et du lieu de la jeunesse de Jésus-Christ

Au gré des conquêtes et des reconquêtes, quatre basiliques furent élevées au-dessus de la grotte de l’Annonciation, la dernière et actuelle basilique, bâtie sur le site de l’ancienne église franciscaine de 1730. La ville du Christ, avec son souk et son lacis de ruelles à l’orientale, est aujourd’hui peuplée en majorité d’Arabes, aussi bien chrétiens que musulmans. Les murs de la basilique de l’Annonciation sont décorés de mosaïques, qui ont pour thème l’Annonciation, dons de communautés chrétiennes, venus des quatre coins du monde. L’église Saint-Joseph fut élevée en 1919 sur le site d’une église franque. Sa crypte abrite d’innombrables grottes considérées comme l’atelier du charpentier Joseph. Dans l’église de la synagogue – église grecque catholique – les pèlerins vénèrent les restes de la synagogue, où le Christ aurait dévoilé sa mission à ses compagnons.

TIBERIADE

Construite en 21 par Hérode Antipas, un fils d’Hérode le Grand, la ville doit son nom à l’Empereur Tibère. Après la destruction du Temple de Jerusalem, le foyer de la vie spirituelle juive se transporte vers le nord et Tibériade devient la capitale d’Israël et le centre des études rabbiniques. La ville est aussi un ancien évêché.

Le rabbin Moïse Maïmonide, y est enterré, aux côtés de son père Maïmon Ben Yossef HaDayan. La ville est prospère jusqu’au XIe siècle, puis pâlit à l’époque des Croisés.

La capitale de la Galilée est vénéré par les pelerins car sur les bords du lac le Christ enseigna, recruta ses premiers disciples et accomplit nombre de ses miracles.

Visiter le monastère grec orthodoxe sous la conduite d’un moine. Le parc archéologique de Hammat abrite des vestiges de synagogues remontant aux IIIe, VIe et VIIIe siècle. La plus ancienne a conservé un beau pavement de mosaïques. Au gré de promenades on découvre dans la ville, les tombes de nombreux docteurs de la religion juive.

LE MONT CARMEL

Le Mont Carmel est une montagne côtière en Israël surplombant la Mer Méditerranée. La ville de Haïfa se trouve en partie à flanc du Mont Carmel.

Selon la Bible, le prophète Elie y résida. C’est sur le Mont Carmel, qu’affrontant les prêtres de Baalau nom du Dieu d’Israël, il accomplit les miracles destinés à prouver aux Israélites l’inanité de leurs croyances idolâtres ou syncrétistes. Après sa victoire, les prêtres de Baal sont mis à mort.

Un ordre religieux de l’Eglise catholique romaine, l’Ordre du Carmel, (Carmes et Carmélites), a été fondé sur le Mont Carmel au XIIè siècle par Saint Berthold (mort en 1195).

Le nom de Haïfa est mentionné dans le Talmud au IIIè siècle avant l’ère chrétienne. Conquise et intégrée à l’empire byzantin, elle fut ensuite successivement placée sous la domination des Perses et de l’empire arabe. En 1100, les Croisés font le siège de la ville avant de l’intégrer dans la Principauté de Galilée. Ce furent les Mamelouks qui reprirent les lieux en 1265 avant qu’elle ne soit progressivement désertée et abandonnée jusqu’au XVIIè siècle.

Haïfa, les jardins Bahaïs : Les Bahaïs sont un mouvement religieux qui prône l’harmonie entre les peuples. Pour eux, la terre n’est qu’un seul pays et ils sont citoyens du monde. Ils sont à peu près sept millions d’adeptes répartis sur 190 pays. La religion bahaï a vu le jour au milieu du XIXe siècle en Perse. Son fondateur est Baha’ullàh un noble persan, qui a proclamé en 1863 être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité de la race humaine.

TEL AVIV

Tel Aviv est une ville côtière situé au cœur de la plus grande métropole de l’État d’Israël.

Bien que l’hébreu Tel Aviv signifie littéralement « colline du printemps », cette désignation n’a absolument rien de descriptif (il n’est question ni de colline, ni de printemps), mais vient d’Ezéchiel où il est question d’un lieu-dit babylonien. Le nom a en fait été choisi pour son symbolisme (thème de la renaissance)

Métropole jeune et moderne avec une population variée, Tel Aviv ne fut fondée qu’en 1909. Les clubs, les bars, les musés la communauté artistique dynamique, les plages qui représentent le côté séculaire de Tel Aviv attirent les artistes, les musiciens et les jeunes travailleurs. Son architecture Bauhaus classée au patrimoine l’UNESCO lui a valu son surnom de « ville blanche ».

JAFFA

Le nom Yaffa ou Yaffo est probablement d’origine sémitique, Une légende juive l’associe à un des fils de Noé, Japhet qui aurait fondé le port 40 ans après le Déluge. Jaffa est mentionnée sur la liste de Thoutmôsis III et dans des papyrus égyptiens anciens.

Jaffa est un des ports les plus anciens du monde sur la côte d’est de la Mer Méditerranée. La tour de l’horloge turque où se dresse la tour de l’horloge érigée en 1906 pour marquer le 30ème anniversaire du règne du Sultan Abd El Hamid II, souverain de la Turquie.

Le marché aux puces se trouve à quelques pas. Promenez– vous dans les allées et fouillez dans les différents étalages. Ici on peut marchander.

L’église de Saint Pierre occupe le coin nord de la place. C’est une église franciscaine et a servi d’hostellerie pour les pèlerins depuis le 17ème siècle. Dans la cour intérieure de l’église vous trouverez une statue de Louis IX, roi de France, qui a fortifié Jaffa aussi bien que Césarée au temps des croisades. Napoléon a couché dans l’église lors de la conquête de Jaffa et l’on peut visiter la chambre où il a dormi. De la place Kedoumim descendez vers l’allée de Simon le Tanneur. Site de la maison de Joseph le Tanneur. Saint Pierre était un de ses invités et c’est dans cette maison qu’il eut la vision lui ordonnant de porter la bonne parole aux non Juifs .

CESAREE

Césarée est située sur le littoral méditerranéen, entre Haïfa et Tel Aviv. Les fouilles archéologiques effectuées au cours des années 1950 et 1960 ont mis à jour des vestiges datant de différentes époques, en particulier un ensemble de fortifications de la ville des croisés et le théâtre romain.

Fondée par le roi Hérode au Ier siècle avant l’ère chrétienne sur le site d’un comptoir grec et phénicien connu sous le nom de Tour de Straton, Césarée tire son nom du patron romain d’Hérode, César Auguste. L’historien juif Flavius Josèphe en donne une description détaillée. C’était une ville fortifiée, dotée du plus grand port de la côte orientale méditerranéenne, appelé Sebastos, le nom grec de l’empereur Auguste.

Césarée joua un rôle important au début de l’histoire chrétienne. C’est là que se déroula le baptême du centurion romain Cornelius (Actes 10 : 1-5, 25-28), où saint Paul s’embarqua pour ses voyages en Méditerranée orientale, et où il fut fait prisonnier et envoyé à Rome pour y être jugé (Actes 23 : 23-24).

Césarée est le site archéologique le plus impressionnant qui soit ouvert au public. On peut visiter le théâtre de l’époque romaine, le palais du roi Hérode, l’amphithéâtre, etc. On peut également traverser le fossé, pénétrer dans la ville des croisés restaurée et, du haut du podium, contempler le port.

SAINT JEAN D’ACRE – AKKO

La ville de Saint-Jean-d’Acre (Akko) est perchée sur un promontoire. La première ville fut fondée au cours de l’âge du bronze. Akko est mentionnée dans les anciennes sources écrites comme une ville importante de la côte nord du Pays d’Israël. L’abondance des découvertes, notamment les vestiges de fortifications mis à jour témoignent de l’occupation prolongée et ininterrompue du site à l’époque biblique. Acre appelée Ptolémaïs sous l’Antiquité.

elle fut mentionnée pour la première fois sous le règne du pharaon Thoutmosis III (-1479/-1425 av. J.-C.) et son nom apparaît également plus tard dans la Bible hébraïque sous le nom de Akko (Juges 1, 31), ainsi que dans le Nouveau Testament dans les Actes des Apôtres (21, 7a – Voyage de Saint Paul vers Jérusalem).

MASSADA

Massada est un site constitué de plusieurs palais et de fortifications antiques perchés sur un socle de granite, situé en Israël au sommet d’une montagne isolée sur la pente est du désert de Judée.

Massada est située à 18 km au sud d’Ein Gedi. On accède à ce nid d’aigle, dressé au bord de la mer Morte, par téléphérique ou par le “sentier du serpent” (1 heure de marche). Construite par le roi Hérode le Grand (40-4 av. JC), soutenu par Rome, pour servir de refuge contre ses sujets qui menaçaient de se soulever,

Massada fut occupée après sa mort par une garnison romaine, laquelle fut chassée, en 66 de notre ère, par les Zélotes, lors de la première révolte juive. En l’an 72, les soldats romains assiégèrent ce dernier bastion de la résistance juive.

Les assiégés préférèrent alors se sacrifier plutôt que de se rendre. Les remparts offrent une vue exceptionnelle sur la mer Morte et les montagnes de Jordanie. La partie Nord du site comprend les vestiges les plus spectaculaires. Voir notamment les ruines du palais d’Hérode, la synagogue (la plus ancienne découverte à ce jour) et les bains rituels des Zélotes.

QUMRAM

Qumram est un site archéologique en surplomb de la Mer Morte. Il est constitué, d’une part, de vestiges de bâtiments qui auraient été occupés entre -100 et +70 par un groupe sectaire identifié au mouvement essénien , et d’autre part, de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de Qumram.

La découverte par hasard en 1947de manuscrits anciens par des bédouins relance l’intérêt pour le site. Qumram est le nom du site en arabe moderne. Certains historiens pensent que le nom ancien du site était Sokoka, l’une des villes du désert mentionnée dans le livre de Josué.

Les esséniens sont probablement les auteurs des Manuscrits de la Mer Morte. Pourtant cette théorie ne fait pas l’unanimité: pour certains chercheurs, les manuscrits venaient en réalité de la bibliothèque du Temple de Jérusalem

CAPHARNAUM

Le site de l’ancien village de pêcheurs de Capharnaüm (en hébreu Kfar Nahum, le village de Nahum) est situé sur la rive nord-ouest du lac Kinnéret (la mer de Galilée), à 2,5 kilomètres au nord-est de Tabgha, et à quelque 15 kilomètres au nord de Tibériade.

Cette localité, mentionnée pour la première fois dans le Nouveau Testament, est abondamment citée dans les récits de l’ Evangile et désignée comme le lieu où vécut Jésus durant une grande partie de son ministère en Galilée. C’est là, selon le Nouveau Testament, qu’il guérit de nombreux malades et qu’il exorcisa plusieurs personnes possédées par des démons.

Quelques apôtres – Simon (appelé Pierre) et son frère André, Jacques, le fils de Zébédée et son frère Jean vécurent dans ce village et Matthieu (Lévi, fils d’Alphée) y était percepteur d’impôts.

Des témoignages archéologiques indiquent que la localité fut créée au début de la dynastie asmonéenne (les monnaies les plus anciennes retrouvées sur le site datent du IIe siècle avant la période chrétienne). Elle était située près de la frontière de la province de Galilée, sur un embranchement de la route commerciale Via Maris. A l’époque du récit de l’Evangile, Capharnaüm comprenait un poste de douane et une petite garnison romaine commandée par un centurion.

TABGHA

Tabgha est une ville située sur la rive nord de la mer de Galilée, en Israël. La tranquille petite crique de Tabgha, sur la rive nord de la Mer de Galilée fut le décor d’un grand nombre d’épisodes des Evangiles, dont celui de la Multiplication des Pains et des Poissons. Les premiers Chrétiens ont marqué le site de ce miracle par une église qui possède d’admirables mosaïques. Celle qui représente les pains et les poissons indiquant l’emplacement où Jésus prononça la bénédiction du pain, est devenue un symbole révéré de ce lieu et du miracle lui-même

 

Le nom de Tabgha est d’origine grecque et signifie « les sept sources ». L’une, la Source de Job, jaillit dans le lac à une courte distance de là, en se dirigeant vers l’est, le long de la promenade

LA PRIMAUTE DE PIERRE

Jésus rencontre encore les disciples pour le “dernier petit-déjeuner.” A cet endroit il encourage Pierre à revenir à lui-même après son triple reniement en lui demandant trois fois si Pierre l’aime.

La tradition catholique relie cet évènement avec le nomination de Pierre comme chef de l’église. Le rocher à gauche est l’emplacement traditionnel où Jésus se tint pour appeler ses disciples.

LE LAC DE TIBERIADE OU KINNERETH

Mer de Kinneret dans l’Ancien Testament, parce que les Hébreux lui voyaient une forme de lyre, lac de Genésareth, mer de Galilée ou lac de Tibériade, c’est ici que Jésus a multiplié les signes adressés plus particulièrement aux disciples, choisis parmi les pêcheurs

Les rives du lac abritaient, au hasard des collines boisées et des petites plaines fertiles, de nombreux villages de pêcheurs et d’agriculteurs.

Elles ont servi de cadre aux paraboles du Royaume qui, dans l’Evangile de Matthieu, marque la fin du ministère de Jésus en Galilée. Une célébration sur ces mêmes rives reste inoubliable…

Les excursions dans des sites historiques et des réserves naturelles proches du lac ont un puissant pouvoir d’évocation des origines du christianisme et attirent d’innombrables pèlerins chrétiens. L’Evangile rapporte que Jésus marcha sur les eaux du lac, qu’il y accomplit des miracles, notamment la multiplication des pains et des poissons à Tabgha.

Les rives du lac de Tibériade sont ponctuées de lieux saints chrétiens : le mont des Béatitudes, le site présumé du baptême, Tabgha, Capharnaum, Kursi, ou Migdal où vécut Marie-Madeleine. L’épave restaurée d’un bateau contemporain du Christ et découvert au fond du lac est exposée au kibbouts Ginnosar

La lumière, la transparence de l’eau et la douceur des collines de Galilée contribuent à l’impression de sérénité qui saisit le pélerin sur ces rives.

LE MONT TABOR

Situé à 588 mètres d’altitude, le mont Thabor domine la fertile vallée de Yzréel en Basse Galilée. Pour les chrétiens, il est d’abord et avant tout le lieu où la tradition commémore la Transfiguration du Christ que l’Eglise célèbre chaque année le 6 août

Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire ; car ils étaient épouvantés. Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux

Par temps clair, on distingue parfaitement le Carmel à l’occident. Cet avantage stratégique du mont Thabor n’a pas échappé aux fils d’Israël déjà à l’époque des Juges. Vers le 12ème siècle avant JC, le livre des Juges nous raconte comment l’armée du roi de Canaan fut mise en déroute au pied du mont Thabor à l’époque de Déborah.

La transfiguration : Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir.

Nous apprenons également et selon la tradition juive, que le Thabor a été épargné au moment du déluge et que le Thabor se considère comme une « haute montagne ».

YARDENIT

Site de Baptême sur le Jourdain , Yardenit est le seul lieu officiel de célébration de baptêmes pour les pèlerins chrétiens, à l’endroit où le Jourdain sort de la Mer de Galiléepour aller se jeter dans la Mer Morte.

Yardenit, pour bon nombre de fidèles, est à la croisée des chemins qui mènent à d’autres lieux saints situés autour de la Mer de Galilée.

Le bassin de baptêmes proprement dit est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. C’est un lieu idéal pour se recueillir, en toute sérénité et dans le calme total. De confortables aménagements spéciaux sont disponibles pour les cérémonies religieuses, au bord du Jourdain.

La visite de Yardenit sera pour chacun un des moments privilégiés et parmi les plus marquants d’un pèlerinage. Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. A l’instant où il remontait de l’eau il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix : Tu es mon Fils bien aimé, il m’a plu de te choisir.

BANIAS

La vision des paysages verdoyants qui entourent la rivière de Banias efface à jamais l’idée – erronée- qu’Israël est un désert Dans cette réserve naturelle du nord, la neige et la pluie qui tombent sur le Mont Hermon à 2800mètres d’altitude fournissent les eaux fraîches des sources du Jourdain. Sur ses rives poussent des touffes de menthe, les mûriers sauvages, et les saules, à l’ombre de majestueux platanes d’orient,

Les pèlerins sont toujours saisis, émus par la force de cette image suggérée par le paysage grandiose

Les Grecs identifiaient le site avec ses bassins ombragés, ses cascades et ses ruisseaux, comme la résidence de Pan, le demi-dieu malicieux amoureux de la nature

A l’époque romaine, Hérode le Grand construisit un temple près de la source et son fils Philippe embellit et agrandit ce qui était devenu une ville, nommée Césarée de Philippe. C’est ce nom qui apparaît dans le Nouveau Testament pour Banias, là où Jésus demanda à Pierre de fonder son Eglise

Face à la paroi monumentale de la falaise de Banias, la parole de Jésus a un sens exceptionnel, imagé, fort. Jésus dit à Pierre: ” Tu es comme le mont Hermon. Le tremblement de terre peut en faire écrouler une partie minime de la façade, Tu n’es pas une petite pierre. Tu es solide comme la montagne. Sur toi je bâtirai mon Église qui aura l’immensité et la robustesse de ce mont Hermon”.

LE MONT DES BEATITUDES

Comme l’indique son nom, il s’agit de la colline sur laquelle Jésus a prêché le « Sermon sur la Montagne » L’étendue des terres environnantes forme un amphithéâtre naturel en pente douce vers la rive du lac, ainsi il est probable que Jésus ait parlé au pied de la colline, ce qui n’enlève rien à la beauté de l’église qui se dresse sur son sommet.

1 Voyant la foule, Jésus gravit la montagne, et après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Alors il ouvrit la bouche et leur enseigna ces paroles 3 « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » ! 4 « Heureux les affligés, car ils seront consolés. » 5 « Heureux les humbles, car ils hériteront la terre. » 6 « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » 7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » 8 « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » 9 « Heureux ceux qui apportent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.»10 « Heureux ceux qui sont persécutés au nom de la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ! »


Distances kilométriques entre les principales villes

 

Jérusalem

Tel-Aviv

Haïfa

Tibériade

Jérusalem

 

62

159

157

Tel-Aviv

62

 

95

132

Haïfa

159

95

 

69

Tibériade

157

132

69

 

Eilat

312

359

451

403

Nazareth

157

102

35

29

Netanya

93

29

66

103

Massada

109

169

261

183

 

TOUT SAVOIR SUR LA PALESTINE

     
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Palestine

L’État de Palestine est un État indépendant . Les frontières et la capitale de cet État font l’objet de nombreux débats. Il est actuellement contrôlé dans la bande de Gaza par le Hamas, tandis que la Cisjordanie est administrée par le Fatah .

Les premières revendications en ce qui concerne cet État remontent aux années 1920. Suite à la guerre de Palestine de 1948, elles sont toutefois contrecarrées mais refont surface fin des années 1960 avec différentes organisations dont la principale est l’Organisation de libération de la Palestine.

Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien, corps législatif de l’OLP, proclame un État palestinien en Palestine avec Jérusalem pour capitale. La résolution 43/177 de l’Assemblée générale de Nations-Unies votée le 15 décembre de la même année reconnaît la proclamation de l’État de Palestine. Cet État est à ce jour reconnu par 94 pays membres de l’ONU et 11 pays lui ont décerné un statut diplomatique particulier.

Ramallah est une ville située dans la zone de collines du centre de la Palestine, à environ 15 km au nord de Jérusalem. Elle est actuellement la ville principale de Palestine.

Yasser Arafat premier président de la Palestine a été inhumé à la Mouqata’a, quartier général de l’Autorité palestinienne, situé dans la ville.

RAMALLAH YASSER ARAFAT

Les Palestiniens sont 10 millions dont 3,7 millions vivent en Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, 2,6 millions en Jordanie, 1,2 millions en Israël, 500 000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le monde arabe. Plus de 4 millions d’entre eux ont le statut de réfugiés, suite à l’exode palestinien de 1948 et à la guerre des Six jours. La population palestinienne est largement musulmane sunnite avec des minorités chrétiennes et une petite communauté de Samaritains.

GAZA JERUSALEM EST

Palestine est un nom fréquemment utilisé depuis l’ère romaine pour désigner la région du Proche-Orient .

Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné depuis l’époque romaine jusqu’à l’époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l’exception notable de l’époque des Croisades pendant laquelle elle fut appelée Terre sainte par les croisés. En fait, le nom de Palestine fut inventé par les Romains qui, après la révolte des juifs vaincus par l’empereur Hadrien, ces derniers sont désireux de faire disparaître toute trace de vie juive au sein de cette partie du monde.

Palestine est choisi d’après celui d’anciens ennemis des Hébreux, les Philistins déjà disparus à l’époque d’Hadrien,

Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé Terre Sainte par les Chrétiens ou Erets Israel par les Juifs et recouvre l’ensemble des territoires décrits par la Bible. Ce territoire est aussi connu dans le Coran et chez les Musulmans sous le nom de Terre sacrée.

JERICHO

Jéricho est l’une des plus anciennes cités du monde : sa fondation remonterait au VIIIe millénaire av. J.C., à une période où le niveau de la Mer Morteétait vraisemblablement beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui.

Jéricho est, selon le récit biblique, la première ville du pays de Canaan conquise par Josué et les Hébreux approximativement en 1473 avant J.C. Le livre de Josué relate la prise de Jéricho et comment, le septième jour après l’arrivée des Hébreux, les murailles de Jéricho s’effondrèrent par la simple volonté divine après le défilé sept fois autour de la cité pendant sept jours, de l’Arche d’Alliance et de sept prêtres sonnant sept chofars (trompettes).

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.

Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.

Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

BETHLEEM

Dans la Genèse, Bethléem est le lieu où meurt Rachel et ou naït Benjamin, son deuxième fils : Ils partirent de Béthel. Il restait un bout de chemin pour arriver à Éphrata quand Rachel accoucha. Rachel mourut et fut enterrée sur le chemin d’Éphrata C’est Bethléem, La formule Bethléem sur le chemin d’Ephrata” revient plusieurs fois. Lehem évoque le pain, et Efer, les miettes, les graines, la poussière.

Dans les Livres de Samuel, le Roi Davidest le fils de Jessé de Bethléem. Le prophète Michée en fait la patrie du futur Messie: « Et toi, Bethléem, Éphrata, bien que tu sois petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit dominer en Israël, et duquel les origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité ».

Dans le Nouveau Testament, selon Matthieu et Luc, Bethléem en Judée est le lieu de naissance de Jésus. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem – parce qu’il était de la maison et de la lignée de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes. Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître

Située à 10 km au sud de Jérusalem , Bethléem est une ville palestinienne. Elle compte environ 50000 habitants dont 40% sont des chrétiens

Cette ville palestinienne détient la plus ancienne église conçue par l’empereur Byzantin Justinien qui régna de 527-565. Cette église a été construite sur le site de la basilique de la Nativité mise en place par l’empereur Constantin en 325. En effet, le temple de la Nativité a été construit sous l’ordre de la mère de Constantin Ier alors que l’église connut la paix. Ainsi, l’édifice de l’empereur Justinien fut l’un des temples les plus vénérés. Il a été épargné deux fois de suite par les dévastations.

En 614, lors du passage des Perses, ces derniers n’ont pas détruit la basilique alors qu’ils ravagèrent la Palestine. Tout simplement parce qu’ils ont vu les portraits en mosaïque des Trois Sages situés sur la façade et qu’ils les ont considérés comme des mages. Ces silhouettes sont d’une grande signification pour les Perses car ils les vénèrent. En 1009, la sauvegarde de l’église s’est faite par les musulmans autochtones sous l’ordre du calife fâtimide Hakim. D’après quelques recherches, les premières constructions de la ville ont été érigées sur l’édifice de la Nativité.

Certaines de ces grottes sont devenues des lieux vénérés étant donné que le site est connu pour être celui de la Nativité.

LE CHAMP DES BERGERS : Beth Sahour, actuellement habité par une majorité de chrétiens, est situé, comme Bethléem, en zone palestinienne. Cette localité touche Bethléem. C’est là qu’est le « champ des bergers », le lieu où la tradition situe le récit de l’évangile de saint Luc quand les bergers entendirent les anges les inviter à venir à Bethléem. C’est un lieu de simplicité et de joie. Là « le ciel s’est ouvert », annonçant la paix. Les pèlerins prient dans les grottes de ce champ. Une chapelle a aussi été construite, avec des fresques évoquant le récit de l’évangile.

HEBRONHébron est une ville de Cisjordanie, dans la région des monts de Judée au sud de Jérusalem. Cette ville est une des plus anciennes cités du Proche-Orient . Hébron est une ancienne ville royale Cananéenne. Elle devint la capitale du Royaume de Juda jusqu’à la prise de Jérusalem. Selon la Bible, les patriarches hébreux Abraham, Isaac et Jacob y séjournèrent à tour de rôle et y furent ensevelis avec leurs épouses respectives dans la grotte de Makhpéla Selon le Pentateuque, Abraham, séjourne dans ce lieu du Pays de Canaan. C’est près d‘Hébron que se trouve le Chêne de Mamré Abraham reçoit la visite des trois anges dont l’un va annoncer la naissance d’Isaac. Il y achète la cave de Makhpéla afin d’y enterrer son épouse décédée, Sarah.

Hébron est également mentionné comme l’un des objectifs des 12 explorateurs envoyés par Moïse lorsque le peuple d’Israël réside dans le désert après sa sortie de l’esclavage d’Egypte. Cette ville fait partie de la conquête du pays de Canaan par Josué. Dans le livre de Josué, la ville est donnée à Caleb et à sa famille, pour récompenser leur mérite. Hébron devient ainsi la capitale de la Tribu de Juda. Dans le Deuxième Livre de Samuel, Hébron est offerte au roi David comme sa capitale lorsqu’il régna sur le Royaume de Juda, avant que Jérusalem ne devienne la capitale du royaume d’Israël unifié. Après la destruction du Premier Temple de Jérusalem, la plupart des Israélites de Hébron ont été exilés à Babylone vers -587 et des Iduméens se sont installés dans la ville à leur place. Hérode le Grand fait construire le mur d’enceinte qui entoure encore aujourd’hui le Tombeau des Patriarches. Hébron est ensuite sous domination byzantine. L’empereur Justinien érige une église chrétienne sur le lieu du caveau des Patriarches au VIe siècle. Cette église sera détruite par les Sassanides. Hébron est un des lieux saints des trois religions abrahamiques. Ce lieu saint, aujourd’hui partagé entre une synagogue et une mosquée est vénérée par les juifs, les chrétiens et les musulmans.

TOUT SAVOIR SUR L’EGYPTE

     
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Egypte

MONT SINAI

Historiquement, ce fut un lieu sacré pour les populations juives, chrétiennes et musulmanes. C’est un massif montagneux de 2285 mètres d’altitude, théâtre de révélations des traditions monothéistes et abri d’un monastère orthodoxe. Il se trouve Entre l’Afrique et l’Asie, au nord de la mer Rouge, sur la presqu’île égyptienne du même nom. Le mont Sinaï correspond dans la Bible au mont Horeb de l’Exode où Moïse eut la révélation du nom de Dieu, Yahve. C’est ici qu’il conclut le pacte d’alliance entre Israël et son dieu, et reçu les tables de la Loi.

Voici le récit de la révélation de Moïse dans le Coran. “Moïse faisait paître le petit bétail de Jethro, son beau-père, prêtre de Madiân. Il mena le troupeau par-delà le désert et arriva à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’Ange de Yahvé lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson. IL regarda, mais voici que le buisson était brûlé par le feu, mais le buisson n’était pas dévoré. Dieu dit: “Moïse, Moïse!” – “Me voici!”. “N’approche pas là. Ôte tes chaussures de tes pieds. Oui, le lieu où tu te tiens est une terre sacrée.” Il dit: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham (Ibrahim) , le Dieu d’Isaac (Ishaq), le Dieu de Jacob (Ya’qüb) .

Pour le sémite, connaître le nom d’un être permet de communiquer avec lui ou de s’identifier à lui. Yahvé a livré son nom à Moïse afin qu’il se réclame de Lui auprès de Pharaon pour faire sortir d’Egypte les fils d’Israël.

Le Mont Sinaï était tout fumant, parce que Yahve y était descendu dans le feu; sa fumée monta comme une fumée de fournaise, et toute la montagne trembla violemment. Le son du cor devenait de plus en plus fort. Moïse parlait et Dieu lui répondait par une voix. Yahve descendit sur le Mont Sinaï . Dieu prononce alors les Dix Commandements: c’est le Décalogue qui interdit entre autre l’idolâtrie, le meurtre, le vol, l’adultère, le mensonge et l’envie.

Depuis le Ve siècle, le Mont Sinaï abrite un monastère orthodoxe. La paix y règne, bédouins musulmans et chrétiens et moines orthodoxes s’y côtoient dans un respect mutuel. Les moines vivent dans le monastère Sainte-Catherine depuis la découverte, au IVe siècle, du corps de la martyre Sainte Catherine fut persécutée avec d’autres chrétiens par les Romains. Justinien, empereur byzantin, fait construire un mur autour du monastère pour protéger les moines.

Les empires passent, les moines restent. Au XVIe siècle, ils sont placés sous la protection du sultan turc Sélim Ier. Et en 1798, sous celle de… Napoléon !

Aujourd’hui, le monastère ouvre ses portes au tourisme religieux et profane et permet l’accès au puits de Moïse, au buisson ardent, au réfectoire, à la galerie des icônes et à une splendide mosaïque représentant la Transfiguration. Ce sont 3400 manuscrits rédigés en grec, en arabe, en syriaque, en géorgien, en arménien, en copte et en éthiopien qui sont dans la bibliothèque.

Excursion au Mont Sinaï

Il existe deux excursions pour le mont Sinaï. L’une de jour avec pique-nique et coucher de soleil. L’autre est une montée de nuit avec le lever de soleil.

Cette excursion est la plus représentative de notre passion, elle mélange découverte et échange avec le désert du Sinaï et ses habitants. Vivez un moment unique de votre vie en plein désert loin du stress et du temps. Laissez vous guider par la nature

la montée de nuit est moins dure car on souffre moins la chaleur . La montée est épuisante et longue (2h30).

Des chameaux sont à la disposition des plus fatigués. Il existe deux trajets pour y arriver. L’un plus long est une montée continue, l’autre est constitué de 3000 marches. Nous conseillons de prendre le premier pour monter, moins épuisant et les marches pour descendre avec le monastère Sainte Catherine en contrebas.