Archives de catégorie : TOUT SAVOIR EVANGELIQUE

TOUT SAVOIR SUR ISRAEL

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NAZARETH

TIBERIADE

LE MONT CARMEL

JAFFA

CESAREE

St JEAN D’ACRE AKKO

MASSADA

QUMRAN

CAPHARNAUM

TABGHA

LA PRIMAUTE DE PIERRE

LE LAC DE TIBERIADE

LE MONT TABOR

YARDENIT/BANIAS

LE MONT DES BEATITUDES

NAZARETH

Nazareth, dominant la plaine fertile de Jezréel, semble vouée au culte de la Vierge Marie. Car c’est ici que l’ange Gabriel vint annoncer à Marie la naissance miraculeuse de Jésus-Christ.

Les Evangiles indiquent Nazareth comme la ville de Joseph et de Marie, et du lieu de la jeunesse de Jésus-Christ

Au gré des conquêtes et des reconquêtes, quatre basiliques furent élevées au-dessus de la grotte de l’Annonciation, la dernière et actuelle basilique, bâtie sur le site de l’ancienne église franciscaine de 1730. La ville du Christ, avec son souk et son lacis de ruelles à l’orientale, est aujourd’hui peuplée en majorité d’Arabes, aussi bien chrétiens que musulmans. Les murs de la basilique de l’Annonciation sont décorés de mosaïques, qui ont pour thème l’Annonciation, dons de communautés chrétiennes, venus des quatre coins du monde. L’église Saint-Joseph fut élevée en 1919 sur le site d’une église franque. Sa crypte abrite d’innombrables grottes considérées comme l’atelier du charpentier Joseph. Dans l’église de la synagogue – église grecque catholique – les pèlerins vénèrent les restes de la synagogue, où le Christ aurait dévoilé sa mission à ses compagnons.

TIBERIADE

Construite en 21 par Hérode Antipas, un fils d’Hérode le Grand, la ville doit son nom à l’Empereur Tibère. Après la destruction du Temple de Jerusalem, le foyer de la vie spirituelle juive se transporte vers le nord et Tibériade devient la capitale d’Israël et le centre des études rabbiniques. La ville est aussi un ancien évêché.

Le rabbin Moïse Maïmonide, y est enterré, aux côtés de son père Maïmon Ben Yossef HaDayan. La ville est prospère jusqu’au XIe siècle, puis pâlit à l’époque des Croisés.

La capitale de la Galilée est vénéré par les pelerins car sur les bordsdu lac le Christ enseigna, recruta ses premiers disciples et accomplit nombre de ses miracles.

Visiter le monastère grec orthodoxe sous la conduite d’un moine. Le parc archéologique de Hammat abrite des vestiges de synagogues remontant aux IIIe, VIe et VIIIe siècle. La plus ancienne a conservé un beau pavement de mosaïques. Au gré de promenades on découvre dans la ville, les tombes de nombreux docteurs de la religion juive.

LE MONT CARMEL

Le Mont Carmel est une montagne côtière en Israël surplombant la Mer Méditerranée. La ville de Haïfa se trouve en partie à flanc du Mont Carmel.

Selon la Bible, le prophète Elie y résida. C’est sur le Mont Carmel, qu’affrontant les prêtres de Baal au nom duDieu d’Israël, il accomplit les miracles destinés à prouver aux Israélites l’inanité de leurs croyances idolâtres ou syncrétistes. Après sa victoire, les prêtres de Baal sont mis à mort.

Un ordre religieux de l’Eglise catholique romaine, l’Ordre du Carmel, (Carmes et Carmélites), a été fondé sur le Mont Carmel au XIIè siècle par Saint Berthold (mort en 1195).

Le nom de Haïfa est mentionné dans le Talmud au IIIè siècle avant l’ère chrétienne. Conquise et intégrée àl’empire byzantin, elle fut ensuite successivement placée sous la domination des Perses et de l’empire arabe. En 1100, les Croisés font le siège de la ville avant de l’intégrer dans la Principauté de Galilée. Ce furent les Mamelouks qui reprirent les lieux en 1265 avant qu’elle ne soit progressivement désertée et abandonnée jusqu’au XVIIè siècle.

Haïfa, les jardins Bahaïs : Les Bahaïs sont un mouvement religieux qui prône l’harmonie entre les peuples. Pour eux, la terre n’est qu’un seul pays et ils sont citoyens du monde. Ils sont à peu près sept millions d’adeptes répartis sur 190 pays. La religion bahaï a vu le jour au milieu du XIXe siècle en Perse. Son fondateur est Baha’ullàh un noble persan, qui a proclamé en 1863 être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité de la race humaine.

TEL AVIV

Tel Aviv est une ville côtière situé au cœur de la plus grande métropole de l’État d’Israël.

Bien que l’hébreu Tel Aviv signifie littéralement « colline du printemps », cette désignation n’a absolument rien de descriptif (il n’est question ni de colline, ni de printemps), mais vient d’Ezéchiel où il est question d’un lieu-dit babylonien. Le nom a en fait été choisi pour son symbolisme (thème de la renaissance)

Métropole jeune et moderne avec une population variée, Tel Aviv ne fut fondée qu’en 1909. Les clubs, les bars, les musés la communauté artistique dynamique, les plages qui représentent le côté séculaire de Tel Aviv attirent les artistes, les musiciens et les jeunes travailleurs. Son architecture Bauhaus classée au patrimoine l’UNESCO lui a valu son surnom de « ville blanche ».

JAFFA

Le nom Yaffa ou Yaffo est probablement d’origine sémitique, Une légende juive l’associe à un des fils de Noé, Japhet qui aurait fondé le port 40 ans après le Déluge. Jaffa est mentionnée sur la liste de Thoutmôsis III et dans des papyrus égyptiens anciens.

Jaffa est un des ports les plus anciens du monde sur la côte d’est de la Mer Méditerranée. La tour de l’horloge turque où se dresse la tour de l’horloge érigée en 1906 pour marquer le 30ème anniversaire du règne du Sultan Abd El Hamid II, souverain de la Turquie.

Le marché aux puces se trouve à quelques pas. Promenez– vous dans les allées et fouillez dans les différents étalages. Ici on peut marchander.

L’église de Saint Pierre occupe le coin nord de la place. C’est une église franciscaine et a servi d’hostellerie pour les pèlerins depuis le 17ème siècle. Dans la cour intérieure de l’église vous trouverez une statue de Louis IX, roi de France, qui a fortifié Jaffa aussi bien que Césarée au temps des croisades. Napoléon a couché dans l’église lors de la conquête de Jaffa et l’on peut visiter la chambre où il a dormi. De la place Kedoumim descendez vers l’allée deSimon le Tanneur. Site de la maison de Joseph le Tanneur. Saint Pierre était un de ses invités et c’est dans cette maison qu’il eut la vision lui ordonnant de porter la bonne parole aux non Juifs .

CESAREE

Césarée est située sur le littoral méditerranéen, entre Haïfa et Tel Aviv. Les fouilles archéologiques effectuées au cours des années 1950 et 1960 ont mis à jour des vestiges datant de différentes époques, en particulier un ensemble de fortifications de la ville des croisés et le théâtre romain.

Fondée par le roi Hérode au Ier siècle avant l’ère chrétienne sur le site d’un comptoir grec et phénicien connu sous le nom de Tour de Straton, Césarée tire son nom du patron romain d’Hérode, César Auguste. L’historien juifFlavius Josèphe en donne une description détaillée. C’était une ville fortifiée, dotée du plus grand port de la côte orientale méditerranéenne, appelé Sebastos, le nom grec de l’empereur Auguste.

Césarée joua un rôle important au début de l’histoire chrétienne. C’est là que se déroula le baptême du centurion romain Cornelius (Actes 10 : 1-5, 25-28), où saint Paul s’embarqua pour ses voyages en Méditerranée orientale, et où il fut fait prisonnier et envoyé à Rome pour y être jugé (Actes 23 : 23-24).

Césarée est le site archéologique le plus impressionnant qui soit ouvert au public. On peut visiter le théâtre de l’époque romaine, le palais du roi Hérode, l’amphithéâtre, etc. On peut également traverser le fossé, pénétrer dans la ville des croisés restaurée et, du haut du podium, contempler le port.

SAINT JEAN D’ACRE – AKKO

La ville de Saint-jean-d’acre (Akko) est perchée sur un promontoire. La première ville fut fondée au cours de l’âge du bronze. Akko est mentionnée dans les anciennes sources écrites comme une ville importante de la côte nord du Pays d’Israël. L’abondance des découvertes, notamment les vestiges de fortifications mis à jour témoignent de l’occupation prolongée et ininterrompue du site à l’époque biblique. Acre appelée Ptolémaïs sous l’Antiquité .

elle fut mentionnée pour la première fois sous le règne du pharaon Thoutmosis III (-1479/-1425 av. J.-C.) et son nom apparaît également plus tard dans la Bible hébraïque sous le nom de Akko (Juges 1, 31), ainsi que dans le Nouveau Testament dans les Actes des Apôtres (21, 7a – Voyage de Saint Paul vers Jérusalem).

MASSADA

Massada est un site constitué de plusieurs palais et de fortifications antiques perchés sur un socle de granite, situé en Israël au sommet d’une montagne isolée sur la pente est du désert de Judée.

Massada est située à 18 km au sud d’Ein Gedi. On accède à ce nid d’aigle, dressé au bord de la mer Morte, par téléphérique ou par le “sentier du serpent” (1 heure de marche). Construite par le roi Hérode le Grand (40-4 av. JC), soutenu par Rome, pour servir de refuge contre ses sujets qui menaçaient de se soulever,

Massada fut occupée après sa mort par une garnison romaine, laquelle fut chassée, en 66 de notre ère, par lesZélotes, lors de la première révolte juive. En l’an 72, les soldats romains assiégèrent ce dernier bastion de la résistance juive.

Les assiégés préférèrent alors se sacrifier plutôt que de se rendre. Les remparts offrent une vue exceptionnelle surla mer Morte et les montagnes de Jordanie. La partie Nord du site comprend les vestiges les plus spectaculaires. Voir notamment les ruines du palais d’Hérode, la synagogue (la plus ancienne découverte à ce jour) et les bains rituels des Zélotes.

QUMRAM

Qumram est un site archéologique en surplomb de la Mer Morte. Il est constitué, d’une part, de vestiges de bâtiments qui auraient été occupés entre -100 et +70 par un groupe sectaire identifié au mouvement essénien , et d’autre part, de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de Qumram.

La découverte par hasard en 1947 de manuscrits anciens par des bédouins relance l’intérêt pour le site. Qumramest le nom du site en arabe moderne. Certains historiens pensent que le nom ancien du site était Sokoka, l’une des villes du désert mentionnée dans le livre de Josué.

Les esséniens sont probablement les auteurs des Manuscrits de la Mer Morte. Pourtant cette théorie ne fait pas l’unanimité: pour certains chercheurs, les manuscrits venaient en réalité de la bibliothèque du Temple de Jérusalem

CAPHARNAUM

Le site de l’ancien village de pêcheurs de Capharnaüm (en hébreu Kfar Nahum, le village de Nahum) est situé sur la rive nord-ouest du lac Kinnéret (la mer de Galilée), à 2,5 kilomètres au nord-est de Tabgha, et à quelque 15 kilomètres au nord de Tibériade.

Cette localité, mentionnée pour la première fois dans le Nouveau Testament, est abondamment citée dans les récits de l’ Evangile et désignée comme le lieu où vécut Jésus durant une grande partie de son ministère enGalilée. C’est là, selon le Nouveau Testament, qu’il guérit de nombreux malades et qu’il exorcisa plusieurs personnes possédées par des démons.

Quelques apôtres – Simon (appelé Pierre) et son frère André, Jacques, le fils de Zébédée et son frère Jeanvécurent dans ce village et Matthieu (Lévi, fils d’Alphée) y était percepteur d’impôts.

Des témoignages archéologiques indiquent que la localité fut créée au début de la dynastie asmonéenne (les monnaies les plus anciennes retrouvées sur le site datent du IIe siècle avant la période chrétienne). Elle était située près de la frontière de la province de Galilée, sur un embranchement de la route commerciale Via Maris. A l’époque du récit de l’Evangile, Capharnaüm comprenait un poste de douane et une petite garnison romaine commandée par un centurion.

TABGHA

Tabgha est une ville située sur la rive nord de la mer de Galilée, en Israël. La tranquille petite crique de Tabgha,sur la rive nord de la Mer de Galilée fut le décor d’un grand nombre d’épisodes des Evangiles, dont celui de la Multiplication des Pains et des Poissons. Les premiers Chrétiens ont marqué le site de ce miracle par une église qui possède d’admirables mosaïques. Celle qui représente les pains et les poissons indiquant l’emplacement où Jésusprononça la bénédiction du pain, est devenue un symbole révéré de ce lieu et du miracle lui-même

Le nom de Tabgha est d’origine grecque et signifie « les sept sources ». L’une, la Source de Job, jaillit dans le lac à une courte distance de là, en se dirigeant vers l’est, le long de la promenade

LA PRIMAUTE DE PIERRE

Jésus rencontre encore les disciples pour le “dernier petit-déjeuner.” A cet endroit il encourage Pierre à revenir à lui-même après son triple reniement en lui demandant trois fois si Pierre l’aime.

La tradition catholique relie cet évènement avec le nomination de Pierre comme chef de l’église. Le rocher à gauche est l’emplacement traditionnel où Jésus se tint pour appeler ses disciples.

LE LAC DE TIBERIADE OU KINNERETH

Mer de Kinneret dans l’Ancien Testament, parce que les Hébreux lui voyaient une forme de lyre, lac deGenésareth, mer de Galilée ou lac de Tibériade, c’est ici que Jésus a multiplié les signes adressés plus particulièrement aux disciples, choisis parmi les pêcheurs

Les rives du lac abritaient, au hasard des collines boisées et des petites plaines fertiles, de nombreux villages de pêcheurs et d’agriculteurs.

Elles ont servi de cadre aux paraboles du Royaume qui, dans l’Evangile de Matthieu, marque la fin du ministère de Jésus en Galilée. Une célébration sur ces mêmes rives reste inoubliable…

Les excursions dans des sites historiques et des réserves naturelles proches du lac ont un puissant pouvoir d’évocation des origines du christianisme et attirent d’innombrables pèlerins chrétiens. L’Evangile rapporte queJésus marcha sur les eaux du lac, qu’il y accomplit des miracles, notamment la multiplication des pains et des poissons à Tabgha.

Les rives du lac de Tibériade sont ponctuées de lieux saints chrétiens : le mont des Béatitudes, le site présumé du baptême, Tabgha, Capharnaum, Kursi, ou Migdal où vécut Marie-Madeleine. L’épave restaurée d’un bateau contemporain du Christ et découvert au fond du lac est exposée au kibbouts Ginnosar

La lumière, la transparence de l’eau et la douceur des collines de Galilée contribuent à l’impression de sérénité qui saisit le pélerin sur ces rives.

LE MONT TABOR

Situé à 588 mètres d’altitude, le mont Thabor domine la fertile vallée de Yzréel en Basse Galilée. Pour les chrétiens, il est d’abord et avant tout le lieu où la tradition commémore la Transfiguration du Christ que l’Eglise célèbre chaque année le 6 août

Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire ; car ils étaient épouvantés. Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux

Par temps clair, on distingue parfaitement le Carmel à l’occident. Cet avantage stratégique du mont Thabor n’a pas échappé aux fils d’Israël déjà à l’époque des Juges. Vers le 12ème siècle avant JC, le livre des Juges nous raconte comment l’armée du roi de Canaan fut mise en déroute au pied du mont Thabor à l’époque de Déborah.

La transfiguration : Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir.

Nous apprenons également et selon la tradition juive, que le Thabor a été épargné au moment du déluge et que le Thabor se considère comme une « haute montagne ».

YARDENIT

Site de Baptême sur le Jourdain , Yardenit est le seul lieu officiel de célébration de baptêmes pour les pèlerins chrétiens, à l’endroit où le Jourdain sort de la Mer de Galilée pour aller se jeter dans la Mer Morte.

Yardenit, pour bon nombre de fidèles, est à la croisée des chemins qui mènent à d’autres lieux saints situés autour de la Mer de Galilée.

Le bassin de baptêmes proprement dit est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. C’est un lieu idéal pour se recueillir, en toute sérénité et dans le calme total. De confortables aménagements spéciaux sont disponibles pour les cérémonies religieuses, au bord du Jourdain.

La visite de Yardenit sera pour chacun un des moments privilégiés et parmi les plus marquants d’un pèlerinage. Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. A l’instant où il remontait de l’eau il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix : Tu es mon Fils bien aimé, il m’a plu de te choisir.

BANIAS

La vision des paysages verdoyants qui entourent la rivière de Banias efface à jamais l’idée – erronée- qu’Israël est un désert Dans cette réserve naturelle du nord, la neige et la pluie qui tombent sur le Mont Hermon à 2800mètres d’altitude fournissent les eaux fraîches des sources du Jourdain. Sur ses rives poussent des touffes de menthe, les mûriers sauvages, et les saules, à l’ombre de majestueux platanes d’orient,

Les pèlerins sont toujours saisis, émus par la force de cette image suggérée par le paysage grandiose

Les Grecs identifiaient le site avec ses bassins ombragés, ses cascades et ses ruisseaux, comme la résidence de Pan, le demi-dieu malicieux amoureux de la nature

A l’époque romaine, Hérode le Grand construisit un temple près de la source et son fils Philippe embellit et agrandit ce qui était devenu une ville, nommée Césarée de Philippe. C’est ce nom qui apparaît dans le Nouveau Testament pour Banias, là où Jésus demanda à Pierre de fonder son Eglise

Face à la paroi monumentale de la falaise de Banias, la parole de Jésus a un sens exceptionnel, imagé, fort. Jésus dit à Pierre: ” Tu es comme le mont Hermon. Le tremblement de terre peut en faire écrouler une partie minime de la façade, Tu n’es pas une petite pierre. Tu es solide comme la montagne. Sur toi je bâtirai mon Église qui aura l’immensité et la robustesse de ce mont Hermon”.

LE MONT DES BEATITUDES

Comme l’indique son nom, il s’agit de la colline sur laquelle Jésus a prêché le « Sermon sur la Montagne »L’étendue des terres environnantes forme un amphithéâtre naturel en pente douce vers la rive du lac, ainsi il est probable que Jésus ait parlé au pied de la colline, ce qui n’enlève rien à la beauté de l’église qui se dresse sur son sommet.

1 Voyant la foule, Jésus gravit la montagne, et après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Alors il ouvrit la bouche et leur enseigna ces paroles 3 « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » ! 4 « Heureux les affligés, car ils seront consolés. » 5 « Heureux les humbles, car ils hériteront la terre. » 6 « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » 7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » 8 « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » 9 « Heureux ceux qui apportent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.»10 « Heureux ceux qui sont persécutés au nom de la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ! »

TOUT SAVOIR SUR JERUSALEM

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Jérusalem

HISTOIRE DE JERUSALEM

MONTS DES OLIVIERS

DOMINUS FLEVIT

PATER NOSTER

L’EGLISE DE L’ASCENSION

GETHSEMANI

L’EGLISE DES 5 NATIONS

ST PIERRE EN GALICANTE

LE TOMBEAU DE DAVID

LE CENACLE

LA DORMITION

LA VIA DOLOROSA

LE MUR OCCIDENTAL

LE SAINT SEPULCRE

L’ANTONIA

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

LA TOMBE DU JARDIN

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

EIN KAREM

ABOU GOSH

EMMAUS

LATRUN

HISTOIRE DE JERUSALEM

Jérusalem, ville sainte, la ville où les regards du monde, d’est et d’ouest, se tournent.

Avec plus de 5000 ans d’histoire écrite, seul son nom évoque de vives images, même à ceux qui ne l’ont pas encore visitée. Située dans les monts de Judée, sur quelques collines de l’ancienne terre de Canaan, Jérusalem est devenue, en trois mille ans, le lieu saint de trois grandes religions monothéistes : judaïsme, islam et christianisme.

Les passions et les conflits qu’elle suscite dépassent les frontières du Proche-Orient. Une ville, trois religions, trois histoires.

C’est à Jérusalem que se sont déroulés les principaux actes fondateurs du christianisme. C’est à Jérusalem que Jésus entre au Temple, prêche, vit la Passion et la Résurrection. C’est à Jérusalem que les apôtres reçoivent l’Esprit saint au jour de la Pentecôte pour prêcher la foi nouvelle.

Après la mort du Christ, les apôtres quittent Jérusalem et vont prêcher à travers le monde. Mais une Eglise chrétienne reste présente à Jérusalem.

L’empereur Constantin, au début du IVe siècle, entreprend de faire de Jérusalem une ville chrétienne.

Des fouilles récentes au Saint-Sépulcre, derrière la chapelle Sainte-Hélène, révélèrent des murs de soutènement de la basilique constantinienne.

Sur l’une des pierres, on peut voir à l’œil nu un bateau et deux mots inscrits à l’encre noire : DOMINE IVIMUS (Seigneur, nous irons).

Quand il approcha de la ville et qu’il l’aperçut, il pleura sur elle. Il disait : “Si toi aussi tu avais su en ce jour, comment trouver la paix …! Mais hélas ! Cela aussi a été caché à tes yeux Oui, pour toi des jours vont venir où tes ennemis établiront contre toi des ouvrages de siège; ils t’encercleront et te serreront de toutes parts, ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visité.

3150 -1200 : L’époque cananéenne

De cette époque, on a peu de traces, si ce n’est que le nom de Jérusalem apparaît sur des anciennes statues d’argile égyptiennes. Les jébuséens, premiers habitants de Jérusalem lui donnèrent leur nom.

1000-586 : La monarchie, le premier Temple

La ville acquiert son statut national et religieux après sa conquête par le roi David. Son fils Salomon fait construire un temple pour y installer l’arche d’alliance et lui donne sa prospérité. A la mort de Salomon, le royaume d’Israël est divisé entre ses héritiers. Jérusalem n’est plus que la capitale du royaume de Judée. En 586, le roi de Babylone Nabuchodonosor occupe la ville et exile la plupart des habitants.

536 -333 : Le retour et le deuxième Temple

Le roi Cyrus de Perse autorise les exilés à revenir. C’est le scribe Esdras qui obtiendra la reconstruction des murs de la ville et obtiendra un retour aux préceptes religieux du judaïsme.

333-37 : L’époque hellénistique et Asmonéenne

Alexandre le Grand envahit tout l’empire perse en 333. Son descendant, Antiochus IV Épiphane entreprend d’helléniser la ville. Mais lorsqu’il veut instaurer le culte de jupiter, il provoque la révolte des asmonéens sous la conduite de Judas Maccabée qui permet la libération de Jérusalem et la purification du Temple. S’ensuivit une période d’indépendance de 80 ans.

37 + 70 après Jésus Christ : L’époque hérodienne et la destruction du Temple

Jérusalem est prise par les romains en 63 mais c’est Hérode qui est roi de Judée sous contrôle romain.

Une deuxième muraille est élevée, plus au nord. C’est évidemment l’époque de la naissance du christianisme autour de Jésus de Nazareth, crucifié sur le rocher du crâne près le Jérusalem.

Enterré à proximité dans le jardin d’un de ses disciples Joseph d’Arimatie, et ressuscité parmi les hommes.

Ces événements feront de Jérusalem une ville sainte pour les chrétiens.

La révolte des zélotes en l’an 66 conduit au siège de Jérusalem.

L’empereur ordonne de raser la ville. Les soldats massacrent les habitants et jettent des torches sur le temple dont les boiseries s’enflamment, la chaleur fait exploser les pierres du Temple qui est détruit. Le judaïsme n’a plus de Temple (lieu unique de la présence de Dieu). La ville est désertée pour 60 ans.

135 – 324 : L’époque romaine : Aelia Capitolina

L’empereur Hadrien entreprend de fonder une nouvelle ville, païenne, sur les ruines. Il la renomme Aelia Capitolina. Les juifs y sont proscrits et le christianisme n’y est pas toléré.

324-638 : L’époque byzantine

Le christianisme devenu religion officielle de l’Empire sous Constantin, des églises vont être érigées partout dans Jérusalem qui attire des foules de pèlerins.

Sous l’impulsion d’Hélène, mère de l’empereur, l’Église du St Sépulcre sera construite sur les lieux présumés du Calvaire.

Une autre église est construite sur le mont Sion pour commémorer la dormition de la Vierge et le site de la Cène.

Au Vème siècle l’impératrice Eudoxie vient s’installer à Jérusalem et la ville s’agrandit considérablement. Elle fait construire la basilique St Etienne. Jérusalem devient un patriarcat au même titre que Rome, Constantinople, Antioche, et Alexandrie. Les perses sassanides s’emparèrent de la ville en 614, qui fut reprise en 629 pour finalement tomber aux mains des Arabes en 638.

638-1099 : La première époque Islamique

Le patriarche Sophronius remit les clés de la ville à Omar, le chef des armées arabes et reçut en échange l’assurance que les droits des chrétiens seraient respectés.

A la fin du VIIème siècle, Jérusalem devient le troisième lieu saint de l‘Islam après la Mecque et Médine. Le mont du Temple et le Rocher furent identifiés comme le lieu d’où le prophète prit son envol pour le paradis. D’où la construction du dôme du rocher dont la splendeur illumine encore Jérusalem. Puis le régime éclairé des Arabes Omeyyades fit place à la dynastie des Turcs Abassides. Ce fut une ère de déclin pour Jérusalem.

1099-1250 : L’époque des croisés et la dynastie Ayyubide

Les croisés conquièrent Jérusalem en 1099 sous prétexte que les chrétiens ne pouvaient plus s’y rendre en pèlerinage. Les habitants juifs et musulmans sont massacrés. Le royaume latin de Jérusalem est instauré. De nombreuses églises sont construites. Saladin reconquiert la ville en 1187. Saladin restaure les fortifications de la ville et les prolonges jusqu’au mont Sion. Les juifs sont autorisés à revenir.

1250-1517 : L’époque Mameluk

Originaires des steppes d’Asie et fraîchement islamisés, les Mameluks conquièrent la ville et y entreprennent de grandes constructions : écoles, institutions de charité, auberges.

1517-1917 : L’époque Ottomane

Ils sont bientôt renversés par les Turcs Ottomans. Soliman le magnifique porte un grand intérêt à la ville et la restaure puis elle décline. C’est avec l’expulsion des juifs d’Espagne au XV-XVIèmes siècles que la Jérusalem juive renaît. C’est sous le gouverneur d’Égypte Ibrahim Pacha que la ville s’ouvre à nouveau à l’occident. De nombreuses associations religieuses s’y installent. Le chemin de fer arrive à la fin du XIXème. Des chercheurs viennent cartographier Jérusalem et étudier son passé.

1917-2005 : L’époque moderne et la renaissance d’Israël

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Jérusalem est prise par les Anglais. Un vaste plan d’urbanisation est lancé, en pierre de Jérusalem (béton et tôle sont proscrits). Les tensions entre juifs, arabes et britanniques se traduisent par des émeutes sanglantes en 1920, 1929, 1936-39. Avant l’échéance du mandat britannique de 1948, des affrontements guerriers entre Juifs et Arabes aboutissent à la prise d’une partie de la ville par ces derniers après un long siège. La ville est coupée en deux. L’état d’Israël, dès sa formation, fait de Jérusalem sa capitale.

Lors de la guerre des Six Jours en 1967, les Juifs reprennent la ville et aujourd’hui Toutes les religions s’y côtoient à nouveau, malgré les tensions.

Plan de la ville de Jérusalem a l’époque de Jésus

LES PRINCIPAUX LIEUX RELIGIEUX

LE MONT DES OLIVIERS

Le Mont des Oliviers est une colline d’environ 800 mètres d’altitude située juste à côté de Jérusalem, à l’est de la ville, et séparée d’elle par la vallée du Cédron. Dans l’Antiquité, la région était riche en oliveraies, et le Mont des Oliviers doit sans doute son nom aux plantations extensives qui devaient s’y trouver. Cette colline n’est mentionnée qu’à quelques endroits dans l’Ancien Testament, habituellement désignée comme « la montagne en face de Jérusalem ». C’est le Mont des Oliviers que le roi David gravit en pleurant, pieds nus et la tête voilée, lorsqu’il fuit son fils Absalon qui s’était révolté contre lui (2 S 15,30). C’est là aussi que le roi Salomon fit ériger des autels en l’honneur de dieux étrangers (1 R 11,7), sanctuaires que le roi Josias fera détruire lors de sa réforme (2 R 23,13).

Dans le Nouveau Testament, le Mont des Oliviers est associé à quelques épisodes des derniers jours de la vie de Jésus. Lorsque Jésus vint à Jérusalem en compagnie de ses disciples à l’occasion de la Pâque, il résida à Béthanie (Jn 12,1), un village situé sur le versant est du mont des Oliviers. C’est non loin de là que Jésus, avant son entrée à Jérusalem, envoya des disciples chercher un ânon (Mc 11,1-2), et c’est lorsqu’« il approchait de la descente du Mont des Oliviers » que Jésus fut acclamé par ceux qui l’accompagnaient, selon Luc (19,37). C’est aussi à partir du Mont des Oliviers que Jésus contemple les grandes constructions du temple et qu’il en annonce la destruction prochaine.

DOMINUS FLEVIT

La chapelle franciscaine de Dominus Flevit (en latin, le Seigneur a pleuré) fut construite en 1955, à proximité du site que les pèlerins du moyen âge identifiaient comme le lieu où Jésus versa des larmes sur la ville. Ce site, acquis par les Franciscains en 1881, se trouvait sur le trajet des processions allant du mont des Oliviers jusqu’à la basilique du Saint-Sépulcre. Des fouilles archéologiques menées avant sa construction mirent à jour les fondations d’un monastère et d’une chapelle du Ve siècle. Le sanctuaire moderne fut dessiné par Antonio Barluzzi, l’architecte de nombreux lieux saints et sanctuaires construits pendant la première moitié du XXe siècle pour la Garde franciscaine de la Terre sainte. Se démarquant radicalement de son style traditionnel, Barluzzi a conçu la chapelle comme une larme stylisée épousant la forme dune croix grecque. Derrière l’autel, dans le mur ouest, une baie offre un panorama de la Vieille Ville.

PATER NOSTER

Des milliers de pèlerins provenant de tous les pays et de toutes les confessions viennent visiter la “Grottemystique” des enseignements eschatologiques du Christ pour prier le Pater dans différentes langues, inscrites sur les murs du Sanctuaire et du cloître, qui sont approximativement au nombre de 150. La nuit du mardi saint, les fidèles se rendent à l’église de l’Eléona, qui recouvre la grotte où le Seigneur avait coutume d’instruire ses disciples; là, debout devant les fidèles, on lit le discours de Jésus sur les événements de la fin (Mt 24-25). Le terme « eléona » n’est que la déformation araméenne du mot grec elaion, qui signifie « olivier »; Eléona n’est donc que l’église du mont des « Oliviers ».

L’EGLISE DE L’ASCENSION

L’église de la Sainte Ascension ou Le Dôme de l’Ascension fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l’on voit aujourd’hui. Elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux.

Deux autres locations préservent l’emplacement de l’ascension. La mère de Constantin construisit une église sous l’église moderne de Pater noster afin de commémorer l’évènement. Une tradition plus récente relie l’ascension à l’église orthodoxe de l’Ascension.

GETHSEMANI

Dans la Bible, Gethsémani, le pressoir à huile est un lieu désignant une oliveraie au pied du Mont des Oliviers, connu dans les Evangiles pour être le lieu où ont prié Jésus et les apôtres avant la Crucifixion.

Franchissant le torrent du Cédron, Jésus et ses disciples gagnèrent un jardin situé au pied du Mont des Oliviers, appelé Gethsémani où sans doute il venait habituellement bivouaquer avec ses disciples. Judas, qui le savait, y conduisit ceux qui venaient l’arrêter. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : “Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier”.

Le nom Gethsémani correspond à la forme grecque du terme hébraïque Gat shemanim (pressoir à huile [d’olive]). Les huit oliviers du jardin attenant sont très anciens. Il est difficile de dater les oliviers car ces arbres renouvellent aussi bien leur tronc que leurs racines, de sorte qu’un arbre d’apparence jeune peut, en fait, avoir de vieilles racines.

L’EGLISE DES CINQ NATIONS

Construite en 1924 sur le site traditionnel du Jardin de Gethsémani, la basilique de l’Agonie abrite un pan du rocher identifié comme l’endroit où Jésus pria seul dans le jardin, la nuit de son arrestation. Bien qu’il ne soit pas certain qu’il s’agisse précisément de cet emplacement, le cadre correspond à la description qu’en donne l’Evangile, et la basilique actuelle, dessinée par l’architecte Antonio Barluzzi, repose sur les fondations de deux lieux saints antérieurs : une chapelle des croisés du XIIe siècle, abandonnée en 1345 ; et une basilique byzantine plus ancienne, datant du IVe siècle, détruite par le tremblement de terre de l’année 746.

ST PIERRE EN GALICANTE

Saint-Pierre en Gallicante est un site religieux qui remonte à l’époque byzantine. Il a conservé la tradition de la trahison de Pierre, près de l’emplacement du palais de Caïphe. « Gallicantu » : « Le coq chante » : ce mot s’inspire de la prédiction de Jésus à Pierre : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » . L’église actuelle, inaugurée en 1931, a été construite sur l’emplacement d’une première église de l’époquebyzantine (vers 450). La fosse profonde sur laquelle elle est bâtie, les vestiges archéologiques des alentours (fondations, mosaïques, citernes) et la voie à degrés souvent utilisée par Jésus permettent de revivre son procès religieux devant le Grand Prêtre et le Sanhédrin. Ce lieu accueille de nombreux pèlerins attirés par les traces du passage du Seigneur.

LE TOMBEAU DE DAVID

David a été enterré dans cette ville sur la colline orientale (1 Rois 2 :10). A l’époque byzantine, David et James, fondateurs juifs et chrétiens de Jérusalem, étaient les sujets de célébrations liturgiques dans l’église du mont Sion. De là remonte la croyance que tous deux furent enterrés sur le mont Sion. Le tombeau de David y était situé et celui de James se trouvait dans la cathédrale Arménienne.

Par la cour recluse du monastère franciscain du XIVe siècle, on atteignait le rez-de-chaussée du bâtiment, dans une chambre, qui fait actuellement office de synagogue. La porte de droite donne sur une salle de prière où se trouve un cénotaphe qui indique l’endroit du tombeau du Roi David. La pierre tombale est recouverte d’une étoffe en velours et par dessus on peut voir les couronnes de la Torah des synagogues des communautés juives qui ont été détruites pendant l’holocauste.

Sur la pierre tombale apparaît une sculpture de la période des Croisés. Les carrelages qui se trouvent sous l’actuel carrelage du Tombeau de David datent de la période des Croisés et des périodes byzantine et romaine. Ainsi, les fondations remontent au IIe siècle après J.C.

LE CENACLE

C’est le lieu où Jésus et ses disciples avaient organisé le repas pascal – la dernière Cène, avant que Jésus ne soit arrêté puis jugé (Mathieu 26 :17-29).

C’est ici même que Jésus apparut après la Résurrection, le miracle de la Pentecôte ayant eu lieu lorsque leSaint-Esprit descendit vers ses disciples et qu’ils se mirent à parler en plusieurs langues (Actes 2 :1-4).

Le style architectural de la « chambre supérieure » est gothique chypriote. Sur la colonne droite de l’entrée se dessine un bouclier des Croisés portant le nom de la ville allemande Regensbourg. Les piliers à l’entrée de la chambre supérieure sont plus anciens que la structure des Croisés. Au-dessus du palier, en haut des escaliers se trouvent des colonnes en marbre qui soutiennent une petite coupole voûtée. Sur l’une des colonnes on peut voir un chapiteau avec deux pélicans (poussins) tirer doucement sur la poitrine d’un troisième, un motif chrétien qui représente l’expiation. La construction en forme de coupole et le mihrab datent de l’époque mamelouke.

LA DORMITION

La Dormition s’est appelée entre 1998 et 2006 Sainte-Marie de Sion pour rappeler l’église byzantine( la sainte Sion) construite à cet endroit en 415. La communauté est revenue au nom de la Dormition pour son centenaire en 2006..

C’est l’empereur Guillaume II lui-même qui acheta au sultan Abdul-Hamid pour 120 000 marks-or un terrain sur le Mont Sion pour le compte de l’Association allemande de la Terre Sainte en 1898. D’après la tradition locale, c’est ici, au voisinage du Cénacle, que Marie, la mère de Dieu, se serait endormie. De là le nom du monastère ; l’église elle-même porte le nom de basilique de l’Assomption (ou de la Dormition). L’architecte du diocèse de Cologne, Heinrich Renard, (1868-1928) se rendit à Jérusalem l’année suivante. Il commença par fouiller le terrain et découvrit des vestiges de l’église byzantine ainsi que d’autres églises. La première pierre de l’abbaye et de la basilique fut posée le 7 octobre 1900. En dix ans seulement, la construction de la basilique et de l’abbaye était achevée. La basilique fut consacrée par le patriarche latin le 10 avril 1910. L’architecte Heinrich Renard, s’est inspiré de la cathédrale carolingienne d’Aix-la-Chapelle.

LA VIA DOLOROSA

La Via Dolorosa (en françaiss : Chemin de la Souffrance) est une rue de la Vieille ville de Jérusalem. Selon la tradition religieuse, elle est le chemin que Jésus a emprunté avant sa crucifixion. Ce chemin est marqué par neuf des quatorze Stations du Chemin de Croix. Les cinq dernières stations sont à l’intérieur de l’Eglise du Saint-Sépulcre. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage très important pour les Chrétiens.

Le parcours traditionnel débute juste à l’intérieur de la Porte des Lions (Porte saint Étienne), près du lieu où se trouvait l’ancienne forteresse Antonia et s’oriente vers l’ouest par la Vieille Ville jusqu’à l’Église du Saint-Sépulcre. Ce parcours tire son origine d’une procession organisée par les Franciscains au XIVè siècle.

LE MUR OCCIDENTAL

C’est en tant que mur de soutènement destiné à supporter le Mont du Temple que le Mur Occidental fut bâti. Il s’étend sur quelque 200 mètres, la longueur du Mont du Temple (à gauche quand on regarde le Mur). Les bâtiments du quartier musulman le masquent presque totalement.

Depuis le début du Moyen Age, l’aire se trouvant face au Mur avait été utilisée comme un dépotoir. (C’est pourquoi la porte la plus proche du Mur s’appelle la Porte des Immondices.) Au seizième siècle, le sultan Suleyman découvrit l’endroit où se situait le Mur et fit nettoyer complètement la zone environnante.

Les pierres du Mur Occidental sont faites de calcaire. Leurs bords sont taillés afin de former un contour autour de chacune d’elle. C’est le style typique employé par le roi Hérode qui régna au premier siècle avant JC sous la tutelle romaine et qui érigea le mur de telle sorte qu’il soutienne le Mont du Temple. En levant les yeux, on s’aperçoit que les pierres sont de plus en plus petites. La raison en est qu’au début, le mur n’était pas aussi haut que maintenant et que des ajouts ont été effectués au cours des siècles. Les fondations du mur sont en fait à environ six mètres en dessous de l’endroit où l’on prie. Une des pierres mesure plus de douze mètres de long et pèse 400 tonnes. C’est la plus grande pierre jamais extraite par les hommes dans le monde – aucune autre pierre approchant cette taille n’ existe en Grèce, dans les pyramides ou à Manhattan. Aucune grue moderne n’est capable même de soulever une telle pierre. Qu’elle ait pu être mise là est un prodige technologique. D’autres pierres ont un poids de plus de cent tonnes. On peut les voir en passant dans les tunnels archéologiques qui ont été percés récemment.

Nombreuses sont les personnes qui ont la coutume de placer entre les pierres des petits morceaux de papier sur lesquels sont rédigées des prières. Selon la tradition juive, le Mont du Temple est l’endroit le plus saint de la terre et la présence de Dieu y est permanente. Il est également enseigné dans la tradition mystique juive que toutes les prières prononcées aux quatre coins du monde parviennent au Mur puis s’élèvent jusqu’au ciel.

LE SAINT SEPULCRE

Constantin le Grand, qui fut le premier empereur romain à épouser le christianisme, En 326, impliqué dans une controverse ecclésiastique, il convoqua une assemblée d’évêques venus de tous les points de l’Empire. Parmi eux se trouvait Macarius, évêque d’Aelia Capitolina, comme était encore appelée Jérusalem. La mère de l’empereur, la reine Hélène, convertie au christianisme, fut très impressionnée par les récits de Macariusparlant de l’état lamentable des lieux sanctifiés par la vie et la mort de Jésus. Avec la bénédiction et les fonds de son fils, elle se rendit en Terre sainte.

Elle identifia à Jérusalem le site de la Crucifixion (le roc tenu pour être celui du Golgotha) et la tombe proche, connue comme Anastasis (résurrection en grec). L’empereur décida de bâtir un sanctuaire approprié au site : ce fut la magnifique église du Saint-Sépulcre, décrite en détail par Eusèbe, historien et biographe de l’époque.

L’église, détruite par les Perses en 614, fut en partie reconstruite par la suite, puis détruite par le calife égyptien Hakim, avant d’être reconstruite en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque. En 1144, les Croisés rebâtirent l’église toute entière sous un seul toit, avec maints ajouts et modifications. Au cours des siècles suivants, l’édifice se délabra. On reconstitua le plan de l’église primitive en se basant sur des sources écrites, des preuves architecturales ainsi que sur des découvertes faites durant l’étude. L’église byzantine était composée de quatre éléments distincts : l’entrée depuis la rue principale le Cardo (aujourd’hui rue marchande principale de la Vieille Ville), menant à une cour (atrium oriental), puis vers la basilique (le martyrion), et vers un atrium intérieur (le jardin sacré) et vers l’extrémité occidentale, la rotonde (anastasis) où se trouve le sépulcre.

L’ANTONIA

La Forteresse Antonia était une vaste caserne militaire située à Jérusalem, construite par Hérode le Grandsur le site d’une ancienne citadelle hasmonéenne.

On pense que la Forteresse Antonia est devenue plus tard le lieu du Prétoire. Il s’agit aussi probablement de l’endroit où Jésus a été présenté devant Ponce Pilate.

L’historien Flavius Josèph décrit l’édifice Antonia comme étant une forteresse flanquée de quatre tours à chaque coin. Il localisait cette dernière à l’angle Nord-ouest des colonnes qui entouraient le Temple. Les images modernes la situent souvent le long du côté Nord de l’enceinte du Temple.

Avant la guerre de Judée, la forteresse Antonia abritait une partie de la garnison romaine de Jérusalem. Les Romains conservaient les habits sacerdotaux du grand prêtre dans la forteresse. La forteresse Antonia fut détruite en 70 par l’armée de Titus lors du siège.

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

L’esplanade des mosquées pour les musulmans ou esplanade du temple pour les juifs est le premier lieu saint du Judaïsme et le troisième de l’Islam après La Mecque et Médine.

Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le Mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs , « mont du Temple » par les chrétiens en référence au Temple de Jerusalem et « noble Sanctuaire » par les musulmans. Elle héberge, depuis le VIIè siècle, deux haut lieux de l’islam, le dôme du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. À ses pieds se trouve le Mur des Lamentations. Le mont a une signification très importante dans le judaïsme et le christianisme.

Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam, puis selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi, à cet endroit, ledôme du Rocher, actuel et le Mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham. C’est encore là queJacob voit en songe des anges monter et descendre une échelle et où il lutte contre l’ange Gabriel, prenant le nom d’Israël à la suite de cet épisode. Le Roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent. Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone.

Le second Temple y est établi par Ezra à partir de – 516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le Mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. Pour certains Juifs, c’est aussi le site du troisième temple de Jérusalem lors du retour du Messie.

Selon le Coran, c’est là que la foi d’Abraham est testée par Dieu dans l’épisode du sacrifice de son fils aîné, Ismaël (Isaac selon la Bible, les récits du Coran et de la Bible ne s’accordant pas sur le nom du fils impliqué). Pour les musulmans, cet endroit est surtout le point d’où Mahomet est monté au paradis lors de voyage nocturne que Mahomet a fait de La Mecque à Jérusalem, emporté par son cheval Bouraq. Le Coran ne cite pas le nom de Jérusalem.

LA TOMBE DU JARDIN

La tombe du jardin situé en dehors des murs de Jérusalem et que beaucoup croient être le Sépulcre et le jardin de Joseph d’Arimathée. Cette tombe a été découverte en 1867

D’après le Nouveau Testament, le tombeau de Joseph d’Arimathée avait les caractéristiques suivantes :

1. Il était près de l’endroit de la crucifixion (Jean 19:42) 2. Il était taillé dans le roc, dans un jardin et appartenait à un homme riche (Mat. 27:60) 3. De l’extérieur, les disciples pouvaient regarder dans le tombeau (Jean 20:5) 4. La tombe était fermée par une grosse pierre qu’on roulait à l’entrée (Mat. 27:60) 5. Il y avait une première pièce pouvant contenir un certain nombre de personnes (Luc 24:1) 6. C’était un tombeau tout neuf et non un ancien remis à neuf (Jean 19:41, Mat. 27:6)

En 1882, le général Gordon, spécialiste de la Bible aussi bien que militaire britannique éminent, fut convaincu que ce site était le lieu probable de la crucifixion du Seigneur Jésus-Christ. Le Nouveau Testament appelle le lieu de la crucifixion Golgotha, ce qui signifie « lieu du crâne », ou « calvaire » en latin. (Marc 15:22).

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

Le tombeau de la vierge est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi l’église de l’Assomption. La tombe de la vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.

Les évangiles disent que Marie, la Mère de Jésus, est morte à Jérusalem, près du Cénacle, dans le lieu où se trouve l’actuelle Abbaye bénédictine de la Dormition. Les apôtres portèrent Marie près de Gethsémaniet la déposèrent dans un sépulcre. Trois jours après, les anges la transportèrent au ciel. L’existence d’une église est attestée par des auteurs de la fin du 6e siècle. L’église est probablement détruite par les Perses en 614, et reconstruite par la suite .

Les Croisés trouvent les ruines laissées par le calife Al-Hakim en 1009. En 1130, les Bénédictins reconstruisent une double église, à l’emplacement probable de l’église byzantine.

En 1187, Saladin détruit partiellement l’église. Celle-ci est restaurée par les Franciscains au 14° siècle, puis reconstruite par l’Eglise grecque orthodoxe en 1757. La façade et l’escalier monumental datent du début du 12e siècle. On voit aussi la tombe de la Reine Mélisende, morte en 1161, et la niche où sont enterrés d’autres membres de la famille de Baudouin II. Le sol était recouvert d’une mosaïque dont il ne subsiste que quelques vestiges.

EIN KEREM

Ein Kerem signifie la source de la vigne. Selon la tradition chrétienne.

Petit village situé à 7 km à l’ouest de Jérusalem, Ein Kerem est blotti dans les collines des montagnes de Juda. Le village est déjà connu dans l’Ancien Testament. Selon les découvertes archéologiques, il était habité à l’époque romaine.

Les traditions qui vont établir un lien entre Jean-Baptiste et cette localité remontent à la fin du 5ème siècle. Le nom apparaît pour la première fois dans le Grand Lectionnaire de Jérusalem : Au bourg d’Ein-Charem, dans l’église d’Elisabeth la Juste, sa mémoire. » On célébrait donc la fête de Ste Elisabeth à cette date. Le pèlerin Théodose (530) témoigne que ce fut l’endroit où habita Elisabeth et Jean

Elisabeth fuyant de Jérusalem pour sauver son fils Jean Baptiste de la fureur d’Hérode et se cache avec lui dans la montagne. Le texte évangélique raconte comment la montagne s’est fendue puis s’est refermée sur les réfugiés. L’église de Ein Karem ne devait pas être considérée comme la maison de Zacharie mais comme l’habitation provisoire d’Elisabeth et de Jean.

ABOU GOSH

Le nom précédent de Abou Gosh était Karyat el Anab (la ville du raisin en arabe) car se trouvant à l’emplacement de l’ancien village biblique de Kiryat Anavim (la “ville du raisin” en hébreu)

L’appellation du lieu Abou Gosh provient du nom de la famille propriétaire du terrain depuis le XVIè siècle. La famille Abou Gosh fut une famille musulmane originaire du Caucase.

L’abbaye Sainte Marie de la Résurrection est située sur le site d’Abu Gosh, un des lieux présumés du repasd’Emmaüs (Luc 24,13-35) à 15 km de Jérusalem

EMMAUS

Emmaüs est un lieu-dit, proche de Jérusalem, cité dans un célèbre épisode de l’Évangile de Luc, dit despèlerins d’Emmaüs

Emmaüs est cité dans un épisode du dernier chapitre de l’Evangile selon Luc dela Bible chrétienne où leChrist qui vient de ressusciter le matin de Pâques après sa crucifixion et sa mise au tombeau apparaît sur laroute d’Emmaüs à deux disciples désespérés de sa mort qui fuient Jérusalem. Les deux disciples lui offrent l’hospitalité sans le reconnaître : « Il prit le pain, prononça la bénédiction et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et le reconnurent… c’est le Seigneur. Les deux disciples retrouvent la joie de vivre, l’espoir et la foi en leur croyance en Dieu. C’est l’image du renouvellement de la foi : une foi ranimée par l’expérience de cette rencontre, la rencontre du Christ ressuscité.

LATRUN

L’abbaye de Latroun se situe à 15 kilomètres à l’ouest de Jérusalem à la frontière entre la Cisjordanie et Israël. Elle abrite actuellement des moines chrétiens de l’Ordre cistercien de la stricte observance(Trappistes) et est réputée pour son vin.

L’abbaye fut fondée en 1890 par des moines trappistes venant de l’Abbaye des Sept Fons en France. En 1898, le premier vignoble avait été planté, suivi rapidement par des travaux de défrichements et des plantations d’oliviers, de vignes, de céréales et d’agrumes.

Les religieux furent expulsés pendant la Première Guerre Mondiale. L’endroit fut l’objet de vifs combats pendant la Bataille de Latroun en 1948 et passa sous contrôle jordanien après la guerre. En 1970, les moines de l’abbaye prêtèrent une partie de leur terre pour la fondation du village de la paix Neve Shalom-Wahat as Salam.

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Galilée

NAZARETH

TIBERIADE

CAPHARNAUM
TABGHA

LA PRIMAUTE DE PIERRE

LE LAC DE TIBERIADE

LE MONT TABOR

YARDENIT

BANIAS

LE MONT DES BEATITUDES

NAZARETH

Nazareth, dominant la plaine fertile de Jezréel, semble vouée au culte de la Vierge Marie. Car c’est ici que l’ange Gabriel vint annoncer à Marie la naissance miraculeuse de Jésus-Christ.

Les Evangiles indiquent Nazareth comme la ville de Joseph et de Marie, et du lieu de la jeunesse de Jésus-Christ

Au gré des conquêtes et des reconquêtes, quatre basiliques furent élevées au-dessus de la grotte de l’Annonciation, la dernière et actuelle basilique, bâtie sur le site de l’ancienne église franciscaine de 1730. La ville du Christ, avec son souk et son lacis de ruelles à l’orientale, est aujourd’hui peuplée en majorité d’Arabes, aussi bien chrétiens que musulmans. Les murs de la basilique de l’Annonciation sont décorés de mosaïques, qui ont pour thème l’Annonciation, dons de communautés chrétiennes, venus des quatre coins du monde. L’église Saint-Joseph fut élevée en 1919 sur le site d’une église franque. Sa crypte abrite d’innombrables grottes considérées comme l’atelier du charpentier Joseph. Dans l’église de la synagogue – église grecque catholique – les pèlerins vénèrent les restes de la synagogue, où le Christ aurait dévoilé sa mission à ses compagnons.

TIBERIADE

Construite en 21 par Hérode Antipas, un fils d’Hérode le Grand, la ville doit son nom à l’Empereur Tibère. Après la destruction du Temple de Jerusalem, le foyer de la vie spirituelle juive se transporte vers le nord et Tibériade devient la capitale d’Israël et le centre des études rabbiniques. La ville est aussi un ancien évêché.

Le rabbin Moïse Maïmonide, y est enterré, aux côtés de son père Maïmon Ben Yossef HaDayan. La ville est prospère jusqu’au XIe siècle, puis pâlit à l’époque des Croisés.

La capitale de la Galilée est vénéré par les pelerins car sur les bords du lac le Christ enseigna, recruta ses premiers disciples et accomplit nombre de ses miracles.

Visiter le monastère grec orthodoxe sous la conduite d’un moine. Le parc archéologique de Hammat abrite des vestiges de synagogues remontant aux IIIe, VIe et VIIIe siècle. La plus ancienne a conservé un beau pavement de mosaïques. Au gré de promenades on découvre dans la ville, les tombes de nombreux docteurs de la religion juive.

CAPHARNAUM

Le site de l’ancien village de pêcheurs de Capharnaüm (en hébreu Kfar Nahum, le village de Nahum) est situé sur la rive nord-ouest du lac Kinnéret (la mer de Galilée), à 2,5 kilomètres au nord-est de Tabgha, et à quelque 15 kilomètres au nord de Tibériade.

Cette localité, mentionnée pour la première fois dans le Nouveau Testament, est abondamment citée dans les récits de l’ Evangile et désignée comme le lieu où vécut Jésus durant une grande partie de son ministère en Galilée. C’est là, selon le Nouveau Testament, qu’il guérit de nombreux malades et qu’il exorcisa plusieurs personnes possédées par des démons.

Quelques apôtres – Simon (appelé Pierre) et son frère André, Jacques, le fils de Zébédée et son frère Jean vécurent dans ce village et Matthieu (Lévi, fils d’Alphée) y était percepteur d’impôts.

Des témoignages archéologiques indiquent que la localité fut créée au début de la dynastie asmonéenne (les monnaies les plus anciennes retrouvées sur le site datent du IIe siècle avant la période chrétienne). Elle était située près de la frontière de la province de Galilée, sur un embranchement de la route commerciale Via Maris. A l’époque du récit de l’Evangile, Capharnaüm comprenait un poste de douane et une petite garnison romaine commandée par un centurion.

TABGHA

Tabgha est une ville située sur la rive nord de la mer de Galilée, en Israël. La tranquille petite crique de Tabgha, sur la rive nord de la Mer de Galilée fut le décor d’un grand nombre d’épisodes des Evangiles, dont celui de la Multiplication des Pains et des Poissons. Les premiers Chrétiens ont marqué le site de ce miracle par une église qui possède d’admirables mosaïques. Celle qui représente les pains et les poissons indiquant l’emplacement où Jésus prononça la bénédiction du pain, est devenue un symbole révéré de ce lieu et du miracle lui-même

Le nom de Tabgha est d’origine grecque et signifie « les sept sources ». L’une, la Source de Job, jaillit dans le lac à une courte distance de là, en se dirigeant vers l’est, le long de la promenade

LA PRIMAUTE DE PIERRE

Jésus rencontre encore les disciples pour le “dernier petit-déjeuner.” A cet endroit il encourage Pierre à revenir à lui-même après son triple reniement en lui demandant trois fois si Pierre l’aime.

La tradition catholique relie cet évènement avec le nomination de Pierre comme chef de l’église. Le rocher à gauche est l’emplacement traditionnel où Jésus se tint pour appeler ses disciples.

LE LAC DE TIBERIADE OU KINNERETH

Mer de Kinneret dans l’Ancien Testament, parce que les Hébreux lui voyaient une forme de lyre, lac de Genésareth, mer de Galilée ou lac de Tibériade, c’est ici que Jésus a multiplié les signes adressés plus particulièrement aux disciples, choisis parmi les pêcheurs

Les rives du lac abritaient, au hasard des collines boisées et des petites plaines fertiles, de nombreux villages de pêcheurs et d’agriculteurs.

Elles ont servi de cadre aux paraboles du Royaume qui, dans l’Evangile de Matthieu, marque la fin du ministère de Jésus en Galilée. Une célébration sur ces mêmes rives reste inoubliable…

Les excursions dans des sites historiques et des réserves naturelles proches du lac ont un puissant pouvoir d’évocation des origines du christianisme et attirent d’innombrables pèlerins chrétiens. L’Evangile rapporte que Jésus marcha sur les eaux du lac, qu’il y accomplit des miracles, notamment la multiplication des pains et des poissons à Tabgha.

Les rives du lac de Tibériade sont ponctuées de lieux saints chrétiens : le mont des Béatitudes, le site présumé du baptême, Tabgha, Capharnaum, Kursi, ou Migdal où vécut Marie-Madeleine. L’épave restaurée d’un bateau contemporain du Christ et découvert au fond du lac est exposée au kibbouts Ginnosar

La lumière, la transparence de l’eau et la douceur des collines de Galilée contribuent à l’impression de sérénité qui saisit le pélerin sur ces rives.

LE MONT TABOR

Situé à 588 mètres d’altitude, le mont Thabor domine la fertile vallée de Yzréel en Basse Galilée. Pour les chrétiens, il est d’abord et avant tout le lieu où la tradition commémore la Transfiguration du Christ que l’Eglise célèbre chaque année le 6 août

Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire ; car ils étaient épouvantés. Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux

Par temps clair, on distingue parfaitement le Carmel à l’occident. Cet avantage stratégique du mont Thabor n’a pas échappé aux fils d’Israël déjà à l’époque des Juges. Vers le 12ème siècle avant JC, le livre des Juges nous raconte comment l’armée du roi de Canaan fut mise en déroute au pied du mont Thabor à l’époque de Déborah.

La transfiguration : Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir.

Nous apprenons également et selon la tradition juive, que le Thabor a été épargné au moment du déluge et que le Thabor se considère comme une « haute montagne ».

YARDENIT

Site de Baptême sur le Jourdain , Yardenit est le seul lieu officiel de célébration de baptêmes pour les pèlerins chrétiens, à l’endroit où le Jourdain sort de la Mer de Galiléepour aller se jeter dans la Mer Morte.

Yardenit, pour bon nombre de fidèles, est à la croisée des chemins qui mènent à d’autres lieux saints situés autour de la Mer de Galilée.

Le bassin de baptêmes proprement dit est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. C’est un lieu idéal pour se recueillir, en toute sérénité et dans le calme total. De confortables aménagements spéciaux sont disponibles pour les cérémonies religieuses, au bord du Jourdain.

La visite de Yardenit sera pour chacun un des moments privilégiés et parmi les plus marquants d’un pèlerinage. Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. A l’instant où il remontait de l’eau il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix : Tu es mon Fils bien aimé, il m’a plu de te choisir.

BANIAS

La vision des paysages verdoyants qui entourent la rivière de Banias efface à jamais l’idée – erronée- qu’Israël est un désert Dans cette réserve naturelle du nord, la neige et la pluie qui tombent sur le Mont Hermon à 2800mètres d’altitude fournissent les eaux fraîches des sources du Jourdain. Sur ses rives poussent des touffes de menthe, les mûriers sauvages, et les saules, à l’ombre de majestueux platanes d’orient,

Les pèlerins sont toujours saisis, émus par la force de cette image suggérée par le paysage grandiose

Les Grecs identifiaient le site avec ses bassins ombragés, ses cascades et ses ruisseaux, comme la résidence de Pan, le demi-dieu malicieux amoureux de la nature

A l’époque romaine, Hérode le Grand construisit un temple près de la source et son fils Philippe embellit et agrandit ce qui était devenu une ville, nommée Césarée de Philippe. C’est ce nom qui apparaît dans le Nouveau Testament pour Banias, là où Jésus demanda à Pierre de fonder son Eglise

Face à la paroi monumentale de la falaise de Banias, la parole de Jésus a un sens exceptionnel, imagé, fort. Jésus dit à Pierre: ” Tu es comme le mont Hermon. Le tremblement de terre peut en faire écrouler une partie minime de la façade, Tu n’es pas une petite pierre. Tu es solide comme la montagne. Sur toi je bâtirai mon Église qui aura l’immensité et la robustesse de ce mont Hermon”.

LE MONT DES BEATITUDES

Comme l’indique son nom, il s’agit de la colline sur laquelle Jésus a prêché le « Sermon sur la Montagne » L’étendue des terres environnantes forme un amphithéâtre naturel en pente douce vers la rive du lac, ainsi il est probable que Jésus ait parlé au pied de la colline, ce qui n’enlève rien à la beauté de l’église qui se dresse sur son sommet.

1 Voyant la foule, Jésus gravit la montagne, et après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Alors il ouvrit la bouche et leur enseigna ces paroles 3 « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » ! 4 « Heureux les affligés, car ils seront consolés. » 5 « Heureux les humbles, car ils hériteront la terre. » 6 « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » 7 « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » 8 « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » 9 « Heureux ceux qui apportent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.»10 « Heureux ceux qui sont persécutés au nom de la justice, car le Royaume des Cieux est à eux ! »

TOUT SAVOIR SUR L’EGYPTE

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Egypte

MONT SINAI

Historiquement, ce fut un lieu sacré pour les populations juives, chrétiennes et musulmanes. C’est un massif montagneux de 2285 mètres d’altitude, théâtre de révélations des traditions monothéistes et abri d’un monastère orthodoxe. Il se trouve Entre l’Afrique et l’Asie, au nord de la mer Rouge, sur la presqu’île égyptienne du même nom. Le mont Sinaï correspond dans la Bible au mont Horeb de l’Exode où Moïse eut la révélation du nom de Dieu, Yahve. C’est ici qu’il conclut le pacte d’alliance entre Israël et son dieu, et reçu les tables de la Loi. Voici le récit de la révélation de Moïse dans le Coran. “Moïse faisait paître le petit bétail de Jethro, son beau-père, prêtre de Madiân. Il mena le troupeau par-delà le désert et arriva à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’Ange de Yahvé lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson. IL regarda, mais voici que le buisson était brûlé par le feu, mais le buisson n’était pas dévoré. Dieu dit: “Moïse, Moïse!” – “Me voici!”. “N’approche pas là. Ôte tes chaussures de tes pieds. Oui, le lieu où tu te tiens est une terre sacrée.” Il dit: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham (Ibrahim) , le Dieu d’Isaac (Ishaq), le Dieu de Jacob (Ya’qüb) . Pour le sémite, connaître le nom d’un être permet de communiquer avec lui ou de s’identifier à lui. Yahvé a livré son nom à Moïse afin qu’il se réclame de Lui auprès de Pharaon pour faire sortir d’Egypte les fils d’Israël.

Le Mont Sinaï était tout fumant, parce que Yahve y était descendu dans le feu; sa fumée monta comme une fumée de fournaise, et toute la montagne trembla violemment. Le son du cor devenait de plus en plus fort. Moïse parlait et Dieu lui répondait par une voix. Yahve descendit sur le Mont Sinaï . Dieu prononce alors les Dix Commandements: c’est le Décalogue qui interdit entre autre l’idolâtrie, le meurtre, le vol, l’adultère, le mensonge et l’envie. Depuis le Ve siècle, le Mont Sinaï abrite un monastère orthodoxe. La paix y règne, bédouins musulmans et chrétiens et moines orthodoxes s’y côtoient dans un respect mutuel. Les moines vivent dans le monastère Sainte-Catherine depuis la découverte, au IVe siècle, du corps de la martyre Sainte Catherine fut persécutée avec d’autres chrétiens par les Romains. Justinien, empereur byzantin, fait construire un mur autour du monastère pour protéger les moines. Les empires passent, les moines restent. Au XVIe siècle, ils sont placés sous la protection du sultan turc Sélim Ier. Et en 1798, sous celle de… Napoléon !

Aujourd’hui, le monastère ouvre ses portes au tourisme religieux et profane et permet l’accès au puits de Moïse, au buisson ardent, au réfectoire, à la galerie des icônes et à une splendide mosaïque représentant la Transfiguration. Ce sont 3400 manuscrits rédigés en grec, en arabe, en syriaque, en géorgien, en arménien, en copte et en éthiopien qui sont dans la bibliothèque.

Excursion au Mont Sinaï

Il existe deux excursions pour le mont Sinaï. L’une de jour avec pique-nique et coucher de soleil. L’autre est une montée de nuit avec le lever de soleil.

Cette excursion est la plus représentative de notre passion, elle mélange découverte et échange avec le désert du Sinaï et ses habitants. Vivez un moment unique de votre vie en plein désert loin du stress et du temps. Laissez vous guider par la nature

la montée de nuit est moins dure car on souffre moins la chaleur . La montée est épuisante et longue (2h30).

Des chameaux sont à la disposition des plus fatigués. Il existe deux trajets pour y arriver. L’un plus long est une montée continue, l’autre est constitué de 3000 marches. Nous conseillons de prendre le premier pour monter, moins épuisant et les marches pour descendre avec le monastère Sainte Catherine en contrebas.

 

TOUT SAVOIR SUR LA PALESTINE/BETHLEEM

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Palestine

JERICHO

BETHLEEM

HEBRON

L’État de Palestine est un État indépendant . Les frontières et la capitale de cet État font l’objet de nombreux débats. Il est actuellement contrôlé dans la bande de Gaza par le Hamas, tandis que la Cisjordanie est administrée par le Fatah .

Les premières revendications en ce qui concerne cet État remontent aux années 1920. Suite à la guerre de Palestine de 1948, elles sont toutefois contrecarrées mais refont surface fin des années 1960 avec différentes organisations dont la principale est l’Organisation de libération de la Palestine.

Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien, corps législatif de l’OLP, proclame un État palestinien en Palestine avec Jérusalem pour capitale. La résolution 43/177 de l’Assemblée générale de Nations-Unies votée le 15 décembre de la même année reconnaît la proclamation de l’État de Palestine. Cet État est à ce jour reconnu par 94 pays membres de l’ONU et 11 pays lui ont décerné un statut diplomatique particulier.

Ramallah est une ville située dans la zone de collines du centre de la Palestine, à environ 15 km au nord de Jérusalem. Elle est actuellement la ville principale de Palestine.

Yasser Arafat premier président de la Palestine a été inhumé à la Mouqata’a, quartier général de l’Autorité palestinienne, situé dans la ville.

RAMALLAH YASSER ARAFAT

Les Palestiniens sont 10 millions dont 3,7 millions vivent en Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, 2,6 millions en Jordanie, 1,2 millions en Israël, 500 000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le monde arabe. Plus de 4 millions d’entre eux ont le statut de réfugiés, suite à l’exode palestinien de 1948 et à la guerre des Six jours. La population palestinienne est largement musulmane sunnite avec des minorités chrétiennes et une petite communauté de Samaritains.

GAZA JERUSALEM EST

Palestine est un nom fréquemment utilisé depuis l’ère romaine pour désigner la région du Proche-Orient .

Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné depuis l’époque romaine jusqu’à l’époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l’exception notable de l’époque des Croisades pendant laquelle elle fut appelée Terre sainte par les croisés. En fait, le nom de Palestine fut inventé par les Romains qui, après la révolte des juifs vaincus par l’empereur Hadrien, ces derniers sont désireux de faire disparaître toute trace de vie juive au sein de cette partie du monde.

Palestine est choisi d’après celui d’anciens ennemis des Hébreux, les Philistins déjà disparus à l’époque d’Hadrien,

Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé Terre Sainte par les Chrétiens ou Erets Israel par les Juifs et recouvre l’ensemble des territoires décrits par la Bible. Ce territoire est aussi connu dans le Coran et chez les Musulmans sous le nom de Terre sacrée.

JERICHO

Jéricho est l’une des plus anciennes cités du monde : sa fondation remonterait au VIIIe millénaire av. J.C., à une période où le niveau de la Mer Morteétait vraisemblablement beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui.

Jéricho est, selon le récit biblique, la première ville du pays de Canaan conquise par Josué et les Hébreux approximativement en 1473 avant J.C. Le livre de Josué relate la prise de Jéricho et comment, le septième jour après l’arrivée des Hébreux, les murailles de Jéricho s’effondrèrent par la simple volonté divine après le défilé sept fois autour de la cité pendant sept jours, de l’Arche d’Alliance et de sept prêtres sonnant sept chofars (trompettes).

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.

Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.

Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

BETHLEEM

Dans la Genèse, Bethléem est le lieu où meurt Rachel et ou naït Benjamin, son deuxième fils : Ils partirent de Béthel. Il restait un bout de chemin pour arriver à Éphrata quand Rachel accoucha. Rachel mourut et fut enterrée sur le chemin d’Éphrata C’est Bethléem, La formule Bethléem sur le chemin d’Ephrata” revient plusieurs fois. Lehem évoque le pain, et Efer, les miettes, les graines, la poussière.

Dans les Livres de Samuel, le Roi Davidest le fils de Jessé de Bethléem. Le prophète Michée en fait la patrie du futur Messie: « Et toi, Bethléem, Éphrata, bien que tu sois petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit dominer en Israël, et duquel les origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité ».

Dans le Nouveau Testament, selon Matthieu et Luc, Bethléem en Judée est le lieu de naissance de Jésus. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem – parce qu’il était de la maison et de la lignée de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes. Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître

Située à 10 km au sud de Jérusalem , Bethléem est une ville palestinienne. Elle compte environ 50000 habitants dont 40% sont des chrétiens

Cette ville palestinienne détient la plus ancienne église conçue par l’empereur Byzantin Justinien qui régna de 527-565. Cette église a été construite sur le site de la basilique de la Nativité mise en place par l’empereur Constantin en 325. En effet, le temple de la Nativité a été construit sous l’ordre de la mère de Constantin Ier alors que l’église connut la paix. Ainsi, l’édifice de l’empereur Justinien fut l’un des temples les plus vénérés. Il a été épargné deux fois de suite par les dévastations.

En 614, lors du passage des Perses, ces derniers n’ont pas détruit la basilique alors qu’ils ravagèrent la Palestine. Tout simplement parce qu’ils ont vu les portraits en mosaïque des Trois Sages situés sur la façade et qu’ils les ont considérés comme des mages. Ces silhouettes sont d’une grande signification pour les Perses car ils les vénèrent. En 1009, la sauvegarde de l’église s’est faite par les musulmans autochtones sous l’ordre du calife fâtimide Hakim. D’après quelques recherches, les premières constructions de la ville ont été érigées sur l’édifice de la Nativité.

Certaines de ces grottes sont devenues des lieux vénérés étant donné que le site est connu pour être celui de la Nativité.

LE CHAMP DES BERGERS : Beth Sahour, actuellement habité par une majorité de chrétiens, est situé, comme Bethléem, en zone palestinienne. Cette localité touche Bethléem. C’est là qu’est le « champ des bergers », le lieu où la tradition situe le récit de l’évangile de saint Luc quand les bergers entendirent les anges les inviter à venir à Bethléem. C’est un lieu de simplicité et de joie. Là « le ciel s’est ouvert », annonçant la paix. Les pèlerins prient dans les grottes de ce champ. Une chapelle a aussi été construite, avec des fresques évoquant le récit de l’évangile.

HEBRONHébron est une ville de Cisjordanie, dans la région des monts de Judée au sud de Jérusalem. Cette ville est une des plus anciennes cités du Proche-Orient . Hébron est une ancienne ville royale Cananéenne. Elle devint la capitale du Royaume de Juda jusqu’à la prise de Jérusalem. Selon la Bible, les patriarches hébreux Abraham, Isaac et Jacob y séjournèrent à tour de rôle et y furent ensevelis avec leurs épouses respectives dans la grotte de Makhpéla Selon le Pentateuque, Abraham, séjourne dans ce lieu du Pays de Canaan. C’est près d‘Hébron que se trouve le Chêne de Mamré Abraham reçoit la visite des trois anges dont l’un va annoncer la naissance d’Isaac. Il y achète la cave de Makhpéla afin d’y enterrer son épouse décédée, Sarah.

Hébron est également mentionné comme l’un des objectifs des 12 explorateurs envoyés par Moïse lorsque le peuple d’Israël réside dans le désert après sa sortie de l’esclavage d’Egypte. Cette ville fait partie de la conquête du pays de Canaan par Josué. Dans le livre de Josué, la ville est donnée à Caleb et à sa famille, pour récompenser leur mérite. Hébron devient ainsi la capitale de la Tribu de Juda. Dans le Deuxième Livre de Samuel, Hébron est offerte au roi David comme sa capitale lorsqu’il régna sur le Royaume de Juda, avant que Jérusalem ne devienne la capitale du royaume d’Israël unifié. Après la destruction du Premier Temple de Jérusalem, la plupart des Israélites de Hébron ont été exilés à Babylone vers -587 et des Iduméens se sont installés dans la ville à leur place. Hérode le Grand fait construire le mur d’enceinte qui entoure encore aujourd’hui le Tombeau des Patriarches. Hébron est ensuite sous domination byzantine. L’empereur Justinien érige une église chrétienne sur le lieu du caveau des Patriarches au VIe siècle. Cette église sera détruite par les Sassanides. Hébron est un des lieux saints des trois religions abrahamiques. Ce lieu saint, aujourd’hui partagé entre une synagogue et une mosquée est vénérée par les juifs, les chrétiens et les musulmans.