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JERUSALEM

HISTOIRE DE JERUSALEM

MONTS DES OLIVIERS

DOMINUS FLEVIT

PATER NOSTER

L’EGLISE DE L’ASCENSION

GETHSEMANI

L’EGLISE DES 5 NATIONS

ST PIERRE EN GALICANTE

LE TOMBEAU DE DAVID

LE CENACLE

LA DORMITION

LA VIA DOLOROSA

LE MUR OCCIDENTAL

LE SAINT SEPULCRE

L’ANTONIA

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

LA TOMBE DU JARDIN

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

EIN KAREM

ABOU GOSH

EMMAUS

LATRUN

HISTOIRE DE JERUSALEM

Jérusalem, ville sainte, la ville où les regards du monde, d’est et d’ouest, se tournent.

Avec plus de 5000 ans d’histoire écrite, seul son nom évoque de vives images, même à ceux qui ne l’ont pas encore visitée. Située dans les monts de Judée, sur quelques collines de l’ancienne terre de Canaan, Jérusalem est devenue, en trois mille ans, le lieu saint de trois grandes religions monothéistes : judaïsme, islam et christianisme.

Les passions et les conflits qu’elle suscite dépassent les frontières du Proche-Orient. Une ville, trois religions, trois histoires.

C’est à Jérusalem que se sont déroulés les principaux actes fondateurs du christianisme. C’est à Jérusalem que Jésus entre au Temple, prêche, vit la Passion et la Résurrection. C’est à Jérusalem que les apôtres reçoivent l’Esprit saint au jour de la Pentecôte pour prêcher la foi nouvelle.

Après la mort du Christ, les apôtres quittent Jérusalem et vont prêcher à travers le monde. Mais une Eglise chrétienne reste présente à Jérusalem.

L’empereur Constantin, au début du IVe siècle, entreprend de faire de Jérusalem une ville chrétienne.

Des fouilles récentes au Saint-Sépulcre, derrière la chapelle Sainte-Hélène, révélèrent des murs de soutènement de la basilique constantinienne.

Sur l’une des pierres, on peut voir à l’œil nu un bateau et deux mots inscrits à l’encre noire : DOMINE IVIMUS (Seigneur, nous irons).

Quand il approcha de la ville et qu’il l’aperçut, il pleura sur elle. Il disait : “Si toi aussi tu avais su en ce jour, comment trouver la paix …! Mais hélas ! Cela aussi a été caché à tes yeux Oui, pour toi des jours vont venir où tes ennemis établiront contre toi des ouvrages de siège; ils t’encercleront et te serreront de toutes parts, ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visité.

3150 -1200 : L’époque cananéenne

De cette époque, on a peu de traces, si ce n’est que le nom de Jérusalem apparaît sur des anciennes statues d’argile égyptiennes. Les jébuséens, premiers habitants de Jérusalem lui donnèrent leur nom.

1000-586 : La monarchie, le premier Temple

La ville acquiert son statut national et religieux après sa conquête par le roi David. Son fils Salomon fait construire un temple pour y installer l’arche d’alliance et lui donne sa prospérité. A la mort de Salomon, le royaume d’Israël est divisé entre ses héritiers. Jérusalem n’est plus que la capitale du royaume de Judée. En 586, le roi de Babylone Nabuchodonosor occupe la ville et exile la plupart des habitants.

536 -333 : Le retour et le deuxième Temple

Le roi Cyrus de Perse autorise les exilés à revenir. C’est le scribe Esdras qui obtiendra la reconstruction des murs de la ville et obtiendra un retour aux préceptes religieux du judaïsme.

333-37 : L’époque hellénistique et Asmonéenne

Alexandre le Grand envahit tout l’empire perse en 333. Son descendant, Antiochus IV Épiphane entreprend d’helléniser la ville. Mais lorsqu’il veut instaurer le culte de jupiter, il provoque la révolte des asmonéens sous la conduite de Judas Maccabée qui permet la libération de Jérusalem et la purification du Temple. S’ensuivit une période d’indépendance de 80 ans.

37 + 70 après Jésus Christ : L’époque hérodienne et la destruction du Temple

Jérusalem est prise par les romains en 63 mais c’est Hérode qui est roi de Judée sous contrôle romain.

Une deuxième muraille est élevée, plus au nord. C’est évidemment l’époque de la naissance du christianisme autour de Jésus de Nazareth, crucifié sur le rocher du crâne près le Jérusalem.

Enterré à proximité dans le jardin d’un de ses disciples Joseph d’Arimatie, et ressuscité parmi les hommes.

Ces événements feront de Jérusalem une ville sainte pour les chrétiens.

La révolte des zélotes en l’an 66 conduit au siège de Jérusalem.

L’empereur ordonne de raser la ville. Les soldats massacrent les habitants et jettent des torches sur le temple dont les boiseries s’enflamment, la chaleur fait exploser les pierres du Temple qui est détruit. Le judaïsme n’a plus de Temple (lieu unique de la présence de Dieu). La ville est désertée pour 60 ans.

135 – 324 : L’époque romaine : Aelia Capitolina

L’empereur Hadrien entreprend de fonder une nouvelle ville, païenne, sur les ruines. Il la renomme Aelia Capitolina. Les juifs y sont proscrits et le christianisme n’y est pas toléré.

324-638 : L’époque byzantine

Le christianisme devenu religion officielle de l’Empire sous Constantin, des églises vont être érigées partout dans Jérusalem qui attire des foules de pèlerins.

Sous l’impulsion d’Hélène, mère de l’empereur, l’Église du St Sépulcre sera construite sur les lieux présumés du Calvaire.

Une autre église est construite sur le mont Sion pour commémorer la dormition de la Vierge et le site de la Cène.

Au Vème siècle l’impératrice Eudoxie vient s’installer à Jérusalem et la ville s’agrandit considérablement. Elle fait construire la basilique St Etienne. Jérusalem devient un patriarcat au même titre que Rome, Constantinople, Antioche, et Alexandrie. Les perses sassanides s’emparèrent de la ville en 614, qui fut reprise en 629 pour finalement tomber aux mains des Arabes en 638.

638-1099 : La première époque Islamique

Le patriarche Sophronius remit les clés de la ville à Omar, le chef des armées arabes et reçut en échange l’assurance que les droits des chrétiens seraient respectés.

A la fin du VIIème siècle, Jérusalem devient le troisième lieu saint de l‘Islam après la Mecque et Médine. Le mont du Temple et le Rocher furent identifiés comme le lieu d’où le prophète prit son envol pour le paradis. D’où la construction du dôme du rocher dont la splendeur illumine encore Jérusalem. Puis le régime éclairé des Arabes Omeyyades fit place à la dynastie des Turcs Abassides. Ce fut une ère de déclin pour Jérusalem.

1099-1250 : L’époque des croisés et la dynastie Ayyubide

Les croisés conquièrent Jérusalem en 1099 sous prétexte que les chrétiens ne pouvaient plus s’y rendre en pèlerinage. Les habitants juifs et musulmans sont massacrés. Le royaume latin de Jérusalem est instauré. De nombreuses églises sont construites. Saladin reconquiert la ville en 1187. Saladin restaure les fortifications de la ville et les prolonges jusqu’au mont Sion. Les juifs sont autorisés à revenir.

1250-1517 : L’époque Mameluk

Originaires des steppes d’Asie et fraîchement islamisés, les Mameluks conquièrent la ville et y entreprennent de grandes constructions : écoles, institutions de charité, auberges.

1517-1917 : L’époque Ottomane

Ils sont bientôt renversés par les Turcs Ottomans. Soliman le magnifique porte un grand intérêt à la ville et la restaure puis elle décline. C’est avec l’expulsion des juifs d’Espagne au XV-XVIèmes siècles que la Jérusalem juive renaît. C’est sous le gouverneur d’Égypte Ibrahim Pacha que la ville s’ouvre à nouveau à l’occident. De nombreuses associations religieuses s’y installent. Le chemin de fer arrive à la fin du XIXème. Des chercheurs viennent cartographier Jérusalem et étudier son passé.

1917-2005 : L’époque moderne et la renaissance d’Israël

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Jérusalem est prise par les Anglais. Un vaste plan d’urbanisation est lancé, en pierre de Jérusalem (béton et tôle sont proscrits). Les tensions entre juifs, arabes et britanniques se traduisent par des émeutes sanglantes en 1920, 1929, 1936-39. Avant l’échéance du mandat britannique de 1948, des affrontements guerriers entre Juifs et Arabes aboutissent à la prise d’une partie de la ville par ces derniers après un long siège. La ville est coupée en deux. L’état d’Israël, dès sa formation, fait de Jérusalem sa capitale.

Lors de la guerre des Six Jours en 1967, les Juifs reprennent la ville et aujourd’hui Toutes les religions s’y côtoient à nouveau, malgré les tensions.

Plan de la ville de Jérusalem a l’époque de Jésus

LES PRINCIPAUX LIEUX RELIGIEUX

LE MONT DES OLIVIERS

Le Mont des Oliviers est une colline d’environ 800 mètres d’altitude située juste à côté de Jérusalem, à l’est de la ville, et séparée d’elle par la vallée du Cédron. Dans l’Antiquité, la région était riche en oliveraies, et le Mont des Oliviers doit sans doute son nom aux plantations extensives qui devaient s’y trouver. Cette colline n’est mentionnée qu’à quelques endroits dans l’Ancien Testament, habituellement désignée comme « la montagne en face de Jérusalem ». C’est le Mont des Oliviers que le roi David gravit en pleurant, pieds nus et la tête voilée, lorsqu’il fuit son fils Absalon qui s’était révolté contre lui (2 S 15,30). C’est là aussi que le roi Salomon fit ériger des autels en l’honneur de dieux étrangers (1 R 11,7), sanctuaires que le roi Josias fera détruire lors de sa réforme (2 R 23,13).

Dans le Nouveau Testament, le Mont des Oliviers est associé à quelques épisodes des derniers jours de la vie de Jésus. Lorsque Jésus vint à Jérusalem en compagnie de ses disciples à l’occasion de la Pâque, il résida à Béthanie (Jn 12,1), un village situé sur le versant est du mont des Oliviers. C’est non loin de là que Jésus, avant son entrée à Jérusalem, envoya des disciples chercher un ânon (Mc 11,1-2), et c’est lorsqu’« il approchait de la descente du Mont des Oliviers » que Jésus fut acclamé par ceux qui l’accompagnaient, selon Luc (19,37). C’est aussi à partir du Mont des Oliviers que Jésus contemple les grandes constructions du temple et qu’il en annonce la destruction prochaine.

DOMINUS FLEVIT

La chapelle franciscaine de Dominus Flevit (en latin, le Seigneur a pleuré) fut construite en 1955, à proximité du site que les pèlerins du moyen âge identifiaient comme le lieu où Jésus versa des larmes sur la ville. Ce site, acquis par les Franciscains en 1881, se trouvait sur le trajet des processions allant du mont des Oliviers jusqu’à la basilique du Saint-Sépulcre. Des fouilles archéologiques menées avant sa construction mirent à jour les fondations d’un monastère et d’une chapelle du Ve siècle. Le sanctuaire moderne fut dessiné par Antonio Barluzzi, l’architecte de nombreux lieux saints et sanctuaires construits pendant la première moitié du XXe siècle pour la Garde franciscaine de la Terre sainte. Se démarquant radicalement de son style traditionnel, Barluzzi a conçu la chapelle comme une larme stylisée épousant la forme dune croix grecque. Derrière l’autel, dans le mur ouest, une baie offre un panorama de la Vieille Ville.

PATER NOSTER

Des milliers de pèlerins provenant de tous les pays et de toutes les confessions viennent visiter la “Grottemystique” des enseignements eschatologiques du Christ pour prier le Pater dans différentes langues, inscrites sur les murs du Sanctuaire et du cloître, qui sont approximativement au nombre de 150. La nuit du mardi saint, les fidèles se rendent à l’église de l’Eléona, qui recouvre la grotte où le Seigneur avait coutume d’instruire ses disciples; là, debout devant les fidèles, on lit le discours de Jésus sur les événements de la fin (Mt 24-25). Le terme « eléona » n’est que la déformation araméenne du mot grec elaion, qui signifie « olivier »; Eléona n’est donc que l’église du mont des « Oliviers ».

L’EGLISE DE L’ASCENSION

L’église de la Sainte Ascension ou Le Dôme de l’Ascension fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l’on voit aujourd’hui. Elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux.

Deux autres locations préservent l’emplacement de l’ascension. La mère de Constantin construisit une église sous l’église moderne de Pater noster afin de commémorer l’évènement. Une tradition plus récente relie l’ascension à l’église orthodoxe de l’Ascension.

GETHSEMANI

Dans la Bible, Gethsémani, le pressoir à huile est un lieu désignant une oliveraie au pied du Mont des Oliviers, connu dans les Evangiles pour être le lieu où ont prié Jésus et les apôtres avant la Crucifixion.

Franchissant le torrent du Cédron, Jésus et ses disciples gagnèrent un jardin situé au pied du Mont des Oliviers, appelé Gethsémani où sans doute il venait habituellement bivouaquer avec ses disciples. Judas, qui le savait, y conduisit ceux qui venaient l’arrêter. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : “Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier”.

Le nom Gethsémani correspond à la forme grecque du terme hébraïque Gat shemanim (pressoir à huile [d’olive]). Les huit oliviers du jardin attenant sont très anciens. Il est difficile de dater les oliviers car ces arbres renouvellent aussi bien leur tronc que leurs racines, de sorte qu’un arbre d’apparence jeune peut, en fait, avoir de vieilles racines.

L’EGLISE DES CINQ NATIONS

Construite en 1924 sur le site traditionnel du Jardin de Gethsémani, la basilique de l’Agonie abrite un pan du rocher identifié comme l’endroit où Jésus pria seul dans le jardin, la nuit de son arrestation. Bien qu’il ne soit pas certain qu’il s’agisse précisément de cet emplacement, le cadre correspond à la description qu’en donne l’Evangile, et la basilique actuelle, dessinée par l’architecte Antonio Barluzzi, repose sur les fondations de deux lieux saints antérieurs : une chapelle des croisés du XIIe siècle, abandonnée en 1345 ; et une basilique byzantine plus ancienne, datant du IVe siècle, détruite par le tremblement de terre de l’année 746.

ST PIERRE EN GALICANTE

Saint-Pierre en Gallicante est un site religieux qui remonte à l’époque byzantine. Il a conservé la tradition de la trahison de Pierre, près de l’emplacement du palais de Caïphe. « Gallicantu » : « Le coq chante » : ce mot s’inspire de la prédiction de Jésus à Pierre : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » . L’église actuelle, inaugurée en 1931, a été construite sur l’emplacement d’une première église de l’époquebyzantine (vers 450). La fosse profonde sur laquelle elle est bâtie, les vestiges archéologiques des alentours (fondations, mosaïques, citernes) et la voie à degrés souvent utilisée par Jésus permettent de revivre son procès religieux devant le Grand Prêtre et le Sanhédrin. Ce lieu accueille de nombreux pèlerins attirés par les traces du passage du Seigneur.

LE TOMBEAU DE DAVID

David a été enterré dans cette ville sur la colline orientale (1 Rois 2 :10). A l’époque byzantine, David et James, fondateurs juifs et chrétiens de Jérusalem, étaient les sujets de célébrations liturgiques dans l’église du mont Sion. De là remonte la croyance que tous deux furent enterrés sur le mont Sion. Le tombeau de David y était situé et celui de James se trouvait dans la cathédrale Arménienne.

Par la cour recluse du monastère franciscain du XIVe siècle, on atteignait le rez-de-chaussée du bâtiment, dans une chambre, qui fait actuellement office de synagogue. La porte de droite donne sur une salle de prière où se trouve un cénotaphe qui indique l’endroit du tombeau du Roi David. La pierre tombale est recouverte d’une étoffe en velours et par dessus on peut voir les couronnes de la Torah des synagogues des communautés juives qui ont été détruites pendant l’holocauste.

Sur la pierre tombale apparaît une sculpture de la période des Croisés. Les carrelages qui se trouvent sous l’actuel carrelage du Tombeau de David datent de la période des Croisés et des périodes byzantine et romaine. Ainsi, les fondations remontent au IIe siècle après J.C.

LE CENACLE

C’est le lieu où Jésus et ses disciples avaient organisé le repas pascal – la dernière Cène, avant que Jésus ne soit arrêté puis jugé (Mathieu 26 :17-29).

C’est ici même que Jésus apparut après la Résurrection, le miracle de la Pentecôte ayant eu lieu lorsque leSaint-Esprit descendit vers ses disciples et qu’ils se mirent à parler en plusieurs langues (Actes 2 :1-4).

Le style architectural de la « chambre supérieure » est gothique chypriote. Sur la colonne droite de l’entrée se dessine un bouclier des Croisés portant le nom de la ville allemande Regensbourg. Les piliers à l’entrée de la chambre supérieure sont plus anciens que la structure des Croisés. Au-dessus du palier, en haut des escaliers se trouvent des colonnes en marbre qui soutiennent une petite coupole voûtée. Sur l’une des colonnes on peut voir un chapiteau avec deux pélicans (poussins) tirer doucement sur la poitrine d’un troisième, un motif chrétien qui représente l’expiation. La construction en forme de coupole et le mihrab datent de l’époque mamelouke.

LA DORMITION

La Dormition s’est appelée entre 1998 et 2006 Sainte-Marie de Sion pour rappeler l’église byzantine( la sainte Sion) construite à cet endroit en 415. La communauté est revenue au nom de la Dormition pour son centenaire en 2006..

C’est l’empereur Guillaume II lui-même qui acheta au sultan Abdul-Hamid pour 120 000 marks-or un terrain sur le Mont Sion pour le compte de l’Association allemande de la Terre Sainte en 1898. D’après la tradition locale, c’est ici, au voisinage du Cénacle, que Marie, la mère de Dieu, se serait endormie. De là le nom du monastère ; l’église elle-même porte le nom de basilique de l’Assomption (ou de la Dormition). L’architecte du diocèse de Cologne, Heinrich Renard, (1868-1928) se rendit à Jérusalem l’année suivante. Il commença par fouiller le terrain et découvrit des vestiges de l’église byzantine ainsi que d’autres églises. La première pierre de l’abbaye et de la basilique fut posée le 7 octobre 1900. En dix ans seulement, la construction de la basilique et de l’abbaye était achevée. La basilique fut consacrée par le patriarche latin le 10 avril 1910. L’architecte Heinrich Renard, s’est inspiré de la cathédrale carolingienne d’Aix-la-Chapelle.

LA VIA DOLOROSA

La Via Dolorosa (en françaiss : Chemin de la Souffrance) est une rue de la Vieille ville de Jérusalem. Selon la tradition religieuse, elle est le chemin que Jésus a emprunté avant sa crucifixion. Ce chemin est marqué par neuf des quatorze Stations du Chemin de Croix. Les cinq dernières stations sont à l’intérieur de l’Eglise du Saint-Sépulcre. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage très important pour les Chrétiens.

Le parcours traditionnel débute juste à l’intérieur de la Porte des Lions (Porte saint Étienne), près du lieu où se trouvait l’ancienne forteresse Antonia et s’oriente vers l’ouest par la Vieille Ville jusqu’à l’Église du Saint-Sépulcre. Ce parcours tire son origine d’une procession organisée par les Franciscains au XIVè siècle.

LE MUR OCCIDENTAL

C’est en tant que mur de soutènement destiné à supporter le Mont du Temple que le Mur Occidental fut bâti. Il s’étend sur quelque 200 mètres, la longueur du Mont du Temple (à gauche quand on regarde le Mur). Les bâtiments du quartier musulman le masquent presque totalement.

Depuis le début du Moyen Age, l’aire se trouvant face au Mur avait été utilisée comme un dépotoir. (C’est pourquoi la porte la plus proche du Mur s’appelle la Porte des Immondices.) Au seizième siècle, le sultan Suleyman découvrit l’endroit où se situait le Mur et fit nettoyer complètement la zone environnante.

Les pierres du Mur Occidental sont faites de calcaire. Leurs bords sont taillés afin de former un contour autour de chacune d’elle. C’est le style typique employé par le roi Hérode qui régna au premier siècle avant JC sous la tutelle romaine et qui érigea le mur de telle sorte qu’il soutienne le Mont du Temple. En levant les yeux, on s’aperçoit que les pierres sont de plus en plus petites. La raison en est qu’au début, le mur n’était pas aussi haut que maintenant et que des ajouts ont été effectués au cours des siècles. Les fondations du mur sont en fait à environ six mètres en dessous de l’endroit où l’on prie. Une des pierres mesure plus de douze mètres de long et pèse 400 tonnes. C’est la plus grande pierre jamais extraite par les hommes dans le monde – aucune autre pierre approchant cette taille n’ existe en Grèce, dans les pyramides ou à Manhattan. Aucune grue moderne n’est capable même de soulever une telle pierre. Qu’elle ait pu être mise là est un prodige technologique. D’autres pierres ont un poids de plus de cent tonnes. On peut les voir en passant dans les tunnels archéologiques qui ont été percés récemment.

Nombreuses sont les personnes qui ont la coutume de placer entre les pierres des petits morceaux de papier sur lesquels sont rédigées des prières. Selon la tradition juive, le Mont du Temple est l’endroit le plus saint de la terre et la présence de Dieu y est permanente. Il est également enseigné dans la tradition mystique juive que toutes les prières prononcées aux quatre coins du monde parviennent au Mur puis s’élèvent jusqu’au ciel.

LE SAINT SEPULCRE

Constantin le Grand, qui fut le premier empereur romain à épouser le christianisme, En 326, impliqué dans une controverse ecclésiastique, il convoqua une assemblée d’évêques venus de tous les points de l’Empire. Parmi eux se trouvait Macarius, évêque d’Aelia Capitolina, comme était encore appelée Jérusalem. La mère de l’empereur, la reine Hélène, convertie au christianisme, fut très impressionnée par les récits de Macariusparlant de l’état lamentable des lieux sanctifiés par la vie et la mort de Jésus. Avec la bénédiction et les fonds de son fils, elle se rendit en Terre sainte.

Elle identifia à Jérusalem le site de la Crucifixion (le roc tenu pour être celui du Golgotha) et la tombe proche, connue comme Anastasis (résurrection en grec). L’empereur décida de bâtir un sanctuaire approprié au site : ce fut la magnifique église du Saint-Sépulcre, décrite en détail par Eusèbe, historien et biographe de l’époque.

L’église, détruite par les Perses en 614, fut en partie reconstruite par la suite, puis détruite par le calife égyptien Hakim, avant d’être reconstruite en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque. En 1144, les Croisés rebâtirent l’église toute entière sous un seul toit, avec maints ajouts et modifications. Au cours des siècles suivants, l’édifice se délabra. On reconstitua le plan de l’église primitive en se basant sur des sources écrites, des preuves architecturales ainsi que sur des découvertes faites durant l’étude. L’église byzantine était composée de quatre éléments distincts : l’entrée depuis la rue principale le Cardo (aujourd’hui rue marchande principale de la Vieille Ville), menant à une cour (atrium oriental), puis vers la basilique (le martyrion), et vers un atrium intérieur (le jardin sacré) et vers l’extrémité occidentale, la rotonde (anastasis) où se trouve le sépulcre.

L’ANTONIA

La Forteresse Antonia était une vaste caserne militaire située à Jérusalem, construite par Hérode le Grandsur le site d’une ancienne citadelle hasmonéenne.

On pense que la Forteresse Antonia est devenue plus tard le lieu du Prétoire. Il s’agit aussi probablement de l’endroit où Jésus a été présenté devant Ponce Pilate.

L’historien Flavius Josèph décrit l’édifice Antonia comme étant une forteresse flanquée de quatre tours à chaque coin. Il localisait cette dernière à l’angle Nord-ouest des colonnes qui entouraient le Temple. Les images modernes la situent souvent le long du côté Nord de l’enceinte du Temple.

Avant la guerre de Judée, la forteresse Antonia abritait une partie de la garnison romaine de Jérusalem. Les Romains conservaient les habits sacerdotaux du grand prêtre dans la forteresse. La forteresse Antonia fut détruite en 70 par l’armée de Titus lors du siège.

L’ESPLANADE DES MOSQUEES OU DU TEMPLE

L’esplanade des mosquées pour les musulmans ou esplanade du temple pour les juifs est le premier lieu saint du Judaïsme et le troisième de l’Islam après La Mecque et Médine.

Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le Mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs , « mont du Temple » par les chrétiens en référence au Temple de Jerusalem et « noble Sanctuaire » par les musulmans. Elle héberge, depuis le VIIè siècle, deux haut lieux de l’islam, le dôme du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. À ses pieds se trouve le Mur des Lamentations. Le mont a une signification très importante dans le judaïsme et le christianisme.

Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam, puis selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi, à cet endroit, ledôme du Rocher, actuel et le Mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham. C’est encore là queJacob voit en songe des anges monter et descendre une échelle et où il lutte contre l’ange Gabriel, prenant le nom d’Israël à la suite de cet épisode. Le Roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent. Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone.

Le second Temple y est établi par Ezra à partir de – 516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le Mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. Pour certains Juifs, c’est aussi le site du troisième temple de Jérusalem lors du retour du Messie.

Selon le Coran, c’est là que la foi d’Abraham est testée par Dieu dans l’épisode du sacrifice de son fils aîné, Ismaël (Isaac selon la Bible, les récits du Coran et de la Bible ne s’accordant pas sur le nom du fils impliqué). Pour les musulmans, cet endroit est surtout le point d’où Mahomet est monté au paradis lors de voyage nocturne que Mahomet a fait de La Mecque à Jérusalem, emporté par son cheval Bouraq. Le Coran ne cite pas le nom de Jérusalem.

LA TOMBE DU JARDIN

La tombe du jardin situé en dehors des murs de Jérusalem et que beaucoup croient être le Sépulcre et le jardin de Joseph d’Arimathée. Cette tombe a été découverte en 1867

D’après le Nouveau Testament, le tombeau de Joseph d’Arimathée avait les caractéristiques suivantes :

1. Il était près de l’endroit de la crucifixion (Jean 19:42) 2. Il était taillé dans le roc, dans un jardin et appartenait à un homme riche (Mat. 27:60) 3. De l’extérieur, les disciples pouvaient regarder dans le tombeau (Jean 20:5) 4. La tombe était fermée par une grosse pierre qu’on roulait à l’entrée (Mat. 27:60) 5. Il y avait une première pièce pouvant contenir un certain nombre de personnes (Luc 24:1) 6. C’était un tombeau tout neuf et non un ancien remis à neuf (Jean 19:41, Mat. 27:6)

En 1882, le général Gordon, spécialiste de la Bible aussi bien que militaire britannique éminent, fut convaincu que ce site était le lieu probable de la crucifixion du Seigneur Jésus-Christ. Le Nouveau Testament appelle le lieu de la crucifixion Golgotha, ce qui signifie « lieu du crâne », ou « calvaire » en latin. (Marc 15:22).

LE TOMBEAU DE LA VIERGE

Le tombeau de la vierge est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi l’église de l’Assomption. La tombe de la vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.

Les évangiles disent que Marie, la Mère de Jésus, est morte à Jérusalem, près du Cénacle, dans le lieu où se trouve l’actuelle Abbaye bénédictine de la Dormition. Les apôtres portèrent Marie près de Gethsémaniet la déposèrent dans un sépulcre. Trois jours après, les anges la transportèrent au ciel. L’existence d’une église est attestée par des auteurs de la fin du 6e siècle. L’église est probablement détruite par les Perses en 614, et reconstruite par la suite .

Les Croisés trouvent les ruines laissées par le calife Al-Hakim en 1009. En 1130, les Bénédictins reconstruisent une double église, à l’emplacement probable de l’église byzantine.

En 1187, Saladin détruit partiellement l’église. Celle-ci est restaurée par les Franciscains au 14° siècle, puis reconstruite par l’Eglise grecque orthodoxe en 1757. La façade et l’escalier monumental datent du début du 12e siècle. On voit aussi la tombe de la Reine Mélisende, morte en 1161, et la niche où sont enterrés d’autres membres de la famille de Baudouin II. Le sol était recouvert d’une mosaïque dont il ne subsiste que quelques vestiges.

EIN KEREM

Ein Kerem signifie la source de la vigne. Selon la tradition chrétienne.

Petit village situé à 7 km à l’ouest de Jérusalem, Ein Kerem est blotti dans les collines des montagnes de Juda. Le village est déjà connu dans l’Ancien Testament. Selon les découvertes archéologiques, il était habité à l’époque romaine.

Les traditions qui vont établir un lien entre Jean-Baptiste et cette localité remontent à la fin du 5ème siècle. Le nom apparaît pour la première fois dans le Grand Lectionnaire de Jérusalem : Au bourg d’Ein-Charem, dans l’église d’Elisabeth la Juste, sa mémoire. » On célébrait donc la fête de Ste Elisabeth à cette date. Le pèlerin Théodose (530) témoigne que ce fut l’endroit où habita Elisabeth et Jean

Elisabeth fuyant de Jérusalem pour sauver son fils Jean Baptiste de la fureur d’Hérode et se cache avec lui dans la montagne. Le texte évangélique raconte comment la montagne s’est fendue puis s’est refermée sur les réfugiés. L’église de Ein Karem ne devait pas être considérée comme la maison de Zacharie mais comme l’habitation provisoire d’Elisabeth et de Jean.

ABOU GOSH

Le nom précédent de Abou Gosh était Karyat el Anab (la ville du raisin en arabe) car se trouvant à l’emplacement de l’ancien village biblique de Kiryat Anavim (la “ville du raisin” en hébreu)

L’appellation du lieu Abou Gosh provient du nom de la famille propriétaire du terrain depuis le XVIè siècle. La famille Abou Gosh fut une famille musulmane originaire du Caucase.

L’abbaye Sainte Marie de la Résurrection est située sur le site d’Abu Gosh, un des lieux présumés du repasd’Emmaüs (Luc 24,13-35) à 15 km de Jérusalem

EMMAUS

Emmaüs est un lieu-dit, proche de Jérusalem, cité dans un célèbre épisode de l’Évangile de Luc, dit despèlerins d’Emmaüs

Emmaüs est cité dans un épisode du dernier chapitre de l’Evangile selon Luc dela Bible chrétienne où leChrist qui vient de ressusciter le matin de Pâques après sa crucifixion et sa mise au tombeau apparaît sur laroute d’Emmaüs à deux disciples désespérés de sa mort qui fuient Jérusalem. Les deux disciples lui offrent l’hospitalité sans le reconnaître : « Il prit le pain, prononça la bénédiction et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et le reconnurent… c’est le Seigneur. Les deux disciples retrouvent la joie de vivre, l’espoir et la foi en leur croyance en Dieu. C’est l’image du renouvellement de la foi : une foi ranimée par l’expérience de cette rencontre, la rencontre du Christ ressuscité.

LATRUN

L’abbaye de Latroun se situe à 15 kilomètres à l’ouest de Jérusalem à la frontière entre la Cisjordanie et Israël. Elle abrite actuellement des moines chrétiens de l’Ordre cistercien de la stricte observance(Trappistes) et est réputée pour son vin.

L’abbaye fut fondée en 1890 par des moines trappistes venant de l’Abbaye des Sept Fons en France. En 1898, le premier vignoble avait été planté, suivi rapidement par des travaux de défrichements et des plantations d’oliviers, de vignes, de céréales et d’agrumes.

Les religieux furent expulsés pendant la Première Guerre Mondiale. L’endroit fut l’objet de vifs combats pendant la Bataille de Latroun en 1948 et passa sous contrôle jordanien après la guerre. En 1970, les moines de l’abbaye prêtèrent une partie de leur terre pour la fondation du village de la paix Neve Shalom-Wahat as Salam.


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