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Italie

Selon programme France /Italie

ROME

HISTOIRE

Rome, capitale de l’Italie, est le chef-lieu de la région du Latium et de la province de Rome. Elle était déjà dans l’Antiquité la capitale de l’Empire romain. Située dans le centre du pays, sur le Tibre, à 22 km de la mer Tyrrhénienne, elle est parfois appelée la Ville Eternelle ou la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal). C’est à Rome que l’on trouve le Vatican, capitale de la chrétienté. Avec ses 2 547 677 habitants et ses 1 285 km², Rome est la commune la plus peuplée et la plus grande d’Italie.

Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. Abandonné avec son frère Remus, tous deux auraient survécu en étant nourris par une louve. En réalité le nom de Rome semble venir du mot Rumon qui signifie “la ville du fleuve”. La date mythique de sa fondation est le 21 avril -753, point de départ du calendrier romain, comptant “ab Urbe condita” c’est à dire ” depuis la fondation de Rome”. Cette date est confirmée par l’archéologie.

Gouvernée à l’origine pas des rois étrusques, Rome connaîtra en 510 une révolution qui instaurera la République Romaine. Une période de grande prospérité s’ouvrira alors et permettra à Rome d’étendre sa domination partout dans l’Europe. La République Romaine prendra fin lorsque Octave, fils adoptif de Jules César, deviendra Auguste, le premier Empereur Romain.

De par son histoire très ancienne, Rome est une ville très riche en monuments et musées, et son centre est classé depuis 1980 au patrimoine mondial de l’humanité. C’est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Parisavec environ 12 millions de visiteurs annuels. Cela fait du tourisme la première industrie romaine, et permet à la ville de bénéficier d’une importante croissance économique.

L’importance de la communauté chrétienne dans la cité et la tradition selon laquelle Saint Pierre et Saint Paul y furent martyrisés, fait de Rome la capitale des chrétiens et surtout de l’Eglise catholique. L’évêque de Rome finit par devenir pape de toute la chrétienté. Durant sa longue histoire, et étant donnée son importance, Rome a toujours eu une population caractérisée par d’importants flux migratoires, ainsi, par tradition, un “vrai” Romain est une personne dont la famille a vécu à Rome depuis au moins sept générations. Sur le blason de la ville, les initiales SPQR datent de la Rome antique et signifient “Senatus Populusque Romanus” : “Au nom du Sénat et du peuple romain”. Lorsque vous visiterez cette superbe cité, n’oubliez pas le fameux proverbe : “A Rome, conduis-toi en Romain”.

LE VATICAN

HISTOIRE

Autrefois, le terme Vatican indiquait la région marécageuse sur la rive droite du Tibre, entre le Pont Milvio et l’actuel Pont Sisto. Durant la période des rois et tout au long de l’époque républicaine, ce territoire s’appelait Ager Vaticanus et s’étendait au nord jusqu’à l’embouchure du Cremera, au sud au moins jusqu’au Janicule.

L’empereur Constantin voulut entamer, vers l’année 324, la construction d’une grande église composée de cinq nefs, transept et abside, au centre de laquelle se trouvait la tombe de saint Pierre. Le cirque de Néron tombait petit à petit en ruines car beaucoup de ses pierres servaient à la construction de la nouvelle église qui, en peu de temps, devint un nouveau pôle d’attraction de la ville.

Et c’est précisément pour défendre le monument funéraire de saint Pierre que Léon IV (847-855) fit bâtir les premiers murs de la cité – qualifiée dès lors de ‘léonine’ – et qui constituera le centre spirituel de la nouvelle Romemédiévale et Renaissance.

Entre 1477 et 1480, le pape Sixte IV (1471-1484) commença la construction d’une grande chapelle qui prit son nom et devint la Chapelle Sixtine : décorée de fresques par les plus grands peintres italiens de l’époque, elle fut inaugurée le 15 août 1483.

Jules II (1503-1513) procéda ensuite à d’importantes transformations, qui modifièrent radicalement cette citadelle. Il commença par faire détruire la basilique de Constantin, pour entamer la construction d’une nouvelle basilique Saint-Pierre ; il commanda la célèbre Cour du Belvédère qui devait relier le petit Palais du Belvédère de son prédécesseur Innocent VIII (1484-1492), au nord, aux édifices médiévaux situés au sud ; c’est lui qui appela àRome Raphaël et Michel-Ange pour qu’ils décorent de fresques, l’un les appartements du pape, l’autre la Chapelle Sixtine.

D’autres travaux encore furent réalisés au cours de ce siècle : après diverses vicissitudes, à la moitié du XVIe siècle, Michel-Ange dessine les plans et commence la partie centrale de la basilique Saint-Pierre, que Giacomo Della Porta couvrira d’une immense coupole voutée

C’est Maderno qui, au début du XVIIe siècle, agrandira l’église en ajoutant deux travées à la partie longitudinale ; puis, à la moitié du XVIIe siècle, le Bernin va l’achever et lui donner l’aspect baroque que nous lui connaissons aujourd’hui, car en concevant cette place grandiose, délimitée par deux hémicycles formés de quatre rangées de colonnes, il va relier ce lieu de prière au reste de la ville.

LES 3 AUTRES BASILIQUES MAJEURES DE ROME

La Basilique Saint Jean de Latran

La Basilique du Latran est la cathédrale du Pape en tant qu’évêque de Rome. Elle a été érigée par Constantinvers 320, c’est la plus ancienne des églises de Rome (Saint Pierre sera construite 10 ans après). Elle est la mère de toutes les églises.

Au IVe siècle, à la fin des persécutions, la mère de l’empereur Constantin donna à Melchiade, l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, une partie de la propriété de sa famille, les Laterani, pour s’y établir.

Depuis, l’église qu’il édifia est restée la cathédrale de Rome, malgré tous les remaniements qu’elle a subis. Même si, après son «exil» à Avignon le pape préféra s’installer près de St-Pierre à cause des fortifications qui entouraient ce quartier et lui offraient une protection plus sûre, la basilique reste «mère et maîtresse de toutes les églises».

La Basilique Sainte Marie Majeure

Érigée après le concile d’Ephèse en 431 sous le Pape Sisto III (432-440), ce fut la première église romaine dédiée au culte de la divinité maternelle de Marie, sanctionné lors de ce concile oecuménique.

L’histoire de l’édifice comporte aussi de nombreuses légendes dont la plus connue est celle du “miracle de la neige” : la nuit du 4 au 5 août 356 la Vierge serait apparue en rêve au Pape Liberio et au riche patriarche romain Giovanni en indiquant le lieu où construire une église. A cet endroit, cette nuit là il aurait miraculeusement neigé.

La basilique est un mélange d’architectures de plusieurs époques : la nef de colonnes ioniques, le sanctuaire paléochrétien du Ve siècle, le campanile roman du Moyen-Âge, les plafonds de la Renaissance, les coupoles baroques .

La Basilique Saint Paul hors les Murs

Détruite en 1823 dans un incendie, cette grande basilique remonte au IV-Ve siècle. Elle fut fidèlement reconstruite sur le plan d’origine. Seul l’extérieur fut “ajouté”.

Par contre, le superbe cloître du XIIIe réalisé par des maîtres cosmates fut épargné par les flammes. Ses colonnades sont très travaillées, parfois en torsade et incrustées de marbres colorés. Des morceaux de l’ancienne basilique et des sarcophages y sont déposés.

A près de 2km des murs d’Aurélien, Saint Paul hors les murs est une des quatre basiliques patriarcales. Ce fut le plus vaste édifice chrétien au monde, à partir du 5e siècle jusqu’à la construction de Saint-Pierre de Rome au 16e.

A l’époque de l’empereur Constantin, il y eu ici une antique église construite sur la tombe de l’apôtre Paul. C’est lors du déclin de l’empire Romain, où l’empereur Théodosius (379-395) qui interdit les anciens temples païens entreprit ici la construction d’une basilique à cinq nefs inspiré de la basilique antique sur le Forum de Trajan.L’intérieur supporté par ses 80 colonnes est grandiose et lumineux.

Des dizaines de scènes de l’Evangile sont représentées sur des panneaux. Une grande frise fait le tour de l’intérieur, avec 265 médaillons représentant tous les papes depuis Saint-Pierre. Il existait une galerie de portraits qui fut détruite lors de l’incendie de 18, l’ancienne mosaïque du Ve siècle a put être récupérée, elle représentel’Apocalypse.

Sites Internet intéressants sur Rome et le Vatican Site sur Rome : www.rome-roma.net / www.rome-passion.com / www.linternaute.com Office du tourisme italien : www.enit.it Office du tourisme de Rome : http://www.enit.it/comuniris.asp?Lang=FR&Luogo=ROMA&ID=503 Site sur le Vatican : http://www.vatican.vahttp://www.touristie.com/italie/Vatican-etat-des-Papes-80


CASCIA

HISTOIRE

La ville de Cascia surgit à 563 mètres au-dessus du niveau de la mer, à proximité de la rivière Corno. Cascia naît pendant l’époque romaine, même si elle ne conserve plus aucun reste de cette époque à cause des dévastations des peuples barbare set des tremblements de terre qui secouent depuis toujours la ville et les zones alentours.

Comme une grande partie des villes ombriennes, c’est au cours du Moyen-âge que Cascia connaît sa période de plus grande splendeur. Alors sous la domination des Seigneuries de Foligno, elle passe ensuite sous la domination de Frédéric II de Soube ; ensuite elle est disputée, sans succès, par les villes voisines de Norcia, Leonessa et Spoleto. C’est seulement au seuil de 1500 qu’elle se rend à l’Etat Pontifical sous la domination duquel elle reste moins de trente ans; à partir de là, elle maintient toujours sa propre indépendance. Si on parle de Cascia, on ne peut pas ne pas citer Sainte Rita, la soeur, béatifiée en 1900, y vécut entre 1381 et 1457.

Aujourd’hui la Sainte, connue comme distribuant les grâces, est vénérée dans le monde entier et beaucoup de gens se rende tous les ans en pèlerinage pendant les célébrations de Sainte Rita au Sanctuaire qui lui est consacré.

Rita naquit au mois de mai 1381, à Roccaporena, près de Cascia (Ombrie). Sa naissance porte déjà le cachet du surnaturel : des abeilles mystérieuses, voltigeant autour de son berceau, pénétraient dans sa bouche entr’ouverte et en ressortaient sans lui faire aucun mal.

Par ce miracle, Dieu voulut sans doute préconiser en Rita cette vertu de douceur dont elle devait être par la suite le vivant et sublime modèle. En effet, mariée par ses parents à un jeune homme du pays, sa vie conjugale fut un vrai martyre à cause du caractère violent et brutal de son mari. Mais avec une douceur et une patience héroïques,Rita parvient à le convertir.

En 1416, son mari fut tué. Rita pardonna généreusement, et s’efforça encore d’éloigner de ses deux enfants tout sentiment de vengeance jusqu’à demander à Dieu le sacrifice de leur vie plutôt que de les voir un jour homicides. L’héroïque prière fut exaucée.

Restée seule, Rita se consacra entièrement à Dieu qui, d’une façon miraculeuse, la fit entrer dans le couvent des Augustines de Cascia, où elle passa 40 ans dans l’exercice héroïque de toutes les vertus. Le Jeudi Saint de 1441, pendant une extase, Rita fut miraculeusement blessée au front par une épine du Christ devant lequel elle priait.

Le 22 mai 1457, comblée de mérites, Dieu l’appela à Lui. A sa mort, une lumière merveilleuse inonda sa cellule, une odeur ineffable se répandit dans le couvent, et son âme fut vue, auréolée de gloire, monter au Ciel.

Elle fut proclamée Bienheureuse en 1737, et canonisée au mois de mai 1900. Aujourd’hui, la dévotion à Sainte Rita est universelle et ses grâces sont innombrables.

Elle est invoquée surtout dans les cas désespérés. Son corps, miraculeusement conservé, repose dans son Sanctuaire de Cascia, en Italie.

Sites Internet intéressants sur Sainte Rita

Site sur Sainte Rita : www.eglise-ste-marie.org/rita/index1.htm Office du tourisme italien : www.enit.it Site Web régional: www.regioneumbria.eu

ASSISE

HISTOIRE

Assise est surtout célèbre pour son apogée médiévale et pour être le lieu de naissance et de mort de François d’Assise. Pour son patrimoine exceptionnel, la ville est classée sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO

Aux alentours de 1000 av. J.-C., des migrants s’installèrent dans la haute vallée du Tibre, jusqu’à la mer Adriatique, mais aussi dans le voisinage d’Assise. On les appelle Ombriens. Ils vivaient en petites unités fortifiées, sur les hauteurs. Mais à partir de -450, les Étrusques puis, après -295, les Romains, s’emparèrent de la région.

Ces derniers promurent Assise au rang de Municipe en -89. On peut encore voir à Assise les murs de la ville ancienne (qui protégeaient une surface de plus de 50 hectares), le forum (place de la commune), un théâtre, un amphithéâtre et le temple dédié à Minerve (qui est devenu l’église de Santa Maria sopra Minerva.

Le christianisme est présent à Assise dès 238, sous la tutelle de l’évêque Rufino, martyrisé par la suite. Selon la légende, sa dépouille serait présente dans la cathédrale San Rufino.


Après la chute de l’Empire romain, les Ostrogoths détruisirent la majeure partie de la cité en 545. Assise passe ensuite sous le contrôle des Lombards puis du Duché franc de Spolète. Mais c’est à partir du XIe siècle que commença la splendeur d’Assise. En effet, comme beaucoup de communes italiennes, Assise a connu un apogée médiéval entre le XIe siècle et le XIVe siècle (jusqu’à la peste noire de 1348).

Au XIIe siècle, Assise est plutôt gibeline, alors que sa puissante voisine, Pérouse, est guelfe. Les guerres entre les deux cités sont fréquentes et c’est à l’occasion de l’une d’entre elles (La bataille de Ponte San Giovanni) queFrançois d’Assise fut fait prisonnier, enclenchant le processus qui devait le mener jusqu’à la mendicité et la sainteté (fondation de l’ordre religieux masculin des Franciscains).

Cette prospérité de la ville se marque par le fait que c’est au XIIIe siècle que l’urbanisme d‘Assise dépasse les murailles antiques, qui sont agrandies en 1260 puis en 1316. Son dynamisme est aussi lié à sa vitalité religieuse puisque, outre François, Assise est aussi renommée pour sainte Claire, sa contemporaine, qui a fondé à son exemple l’ordre religieux féminin des Clarisses.

Née à Assise, en 1193 ou 1194, dans une famille noble (père chevalier), Chiara Offreduccio di Favarone a 11 ou 12 ans de moins que François Bernardone (voir « François d’Assise »). Elle ne commence à le connaître qu’en 1211, quand celui-ci se met à prêcher dans la cathédrale Saint Rufin à Assise. Elle se sent alors irrésistiblement attirée par son idéal de pauvreté évangélique et décide “de le prendre, après Dieu, pour guide de sa vie”. Elle cherche à rencontrer François grâce à son cousin Rufin qui fait partie du groupe des frères, et ensemble ils mettent au point son changement de vie

Claire meurt le 11 en serrant la bulle dans sa main. Elle quitte ce monde dans la paix et la joie en murmurant : « Sois béni, mon Seigneur, Toi qui m’as créée ! » Le pape et la Curie assistent à ses obsèques.

Après l’apogée médiéval, Assise retrouve son calme et participe marginalement à la Renaissance. Abritant la Basilique Saint-François, la ville accueille régulièrement de nombreux pèlerins.

Saint François d’Assise meurt dans une cabane dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226. Né 44 ans plus tôt dans la famille d’un riche drapier d’Assise, en Italie centrale, il est surnommé Francesco(François ou Français) par son père, coutumier des voyages en France.

À vingt ans, après une maladie, il voit en songe le Christ qui lui demande de «réparer sa maison qui tombe en ruine».François pense qu’il s’agit de la chapelle où il prie. Il vend ses biens pour acheter des matériaux. Son père le déshérite. Qu’à cela ne tienne. François se dépouille en public de ses luxueux habits pour ne plus porter qu’un froc en mauvais drap.

En rupture avec les us de son époque, le jeune homme fait voeu de pauvreté. Des disciples le rejoignent et avec eux, il va prêcher et mendier dans les villes. Il fonde l’ordre des «frères mineurs».

La joie de vivre et l’amour de la nature caractérisent sa prédication et ses écrits. Le Cantique des créatures (aussi appelé Cantique au Soleil) est le premier grand poème en langue italienne.

En septembre 1224, il reçoit les stigmates de la Passion de Jésus (cinq plaies sur les mains, les pieds et la poitrine qui rappellent les blessures du Christ sur la croix).

François est canonisé deux ans après sa mort et un siècle plus tard, le peintre Giotto l’immortalise sur les murs de l’église d’Assise.

Sites Internet intéressants sur Assise

Site sur Saint François d’Assise et Sainte Claire : www.poursaintfrancois.free.fr Office du tourisme italien : www.enit.it Site de la ville d’assise : www.annuaire-mairie.fr/villeassise.html Site Web régional: www.regioneumbria.eu