Accueil CATHOLIQUES
Imprimer cette page

 
Paris

Histoire De Paris

La Basilique du Sacré Coeur

Notre Dame de Paris

Rue du Bac La Médaille Miraculeuse

HISTOIRE :

Paris a pour origine un village de pécheurs celtes. La tribu des Parisii s’installa au 3è siècle avant J.-C. dans l’île de la Cité, la fortifia et l’appela Lutetia. En 52 av. J.-C., Lutèce tomba aux mains d’un lieutenant de Jules César. Les Romains l’appelèrent la “ville des Parisii“, Civitas Parisiorum. La ville fut fortifiée et commença à s’étendre sur la rive gauche de la Seine

Le christianisme fut introduit par saint Denis, premier évêque de la ville, qui fut décapité par les Romains en 280. La légende rapporte qu’il aurait alors marché avec sa tête jusqu’à l’emplacement de la basilique de Saint-Denis. Menacés par les invasions barbares, les Parisiens résistèrent en 451 aux Huns d’Attila sous l’inspiration de Sainte Geneviève qui devint la patronne de la ville.

C’est au Moyen-Age que se crée la différenciation encore actuelle de Paris : la ville médiévale se divise alors entre la rive droite commerçante (avec le marché des Halles), la Cité siège du pouvoir politique et religieux (encore aujourd’hui avec le Palais de Justice et l’hôpital de l’Hôtel-dieu), et la rive gauche universitaire et intellectuelle. En effet l’île de la Cité est alors parée de la cathédrale Notre-Dame (entreprise en 1163), de la Sainte-Chapelle sous Saint Louis (1246), tandis que le palais royal de la Cité est agrandi par Philippe le Bel (1285-1314).

Le 16è siècle connaît un nouvel élan, ardemment catholique : les passions religieuses divisent la cité à partir de 1534 entre catholiques et protestants. Le peuple massacre les huguenots à la Saint-Barthélemy en 1572, se range dans le camp catholique de la Ligue, se soulève à l’annonce de l’assassinat de son chef, le duc de Guise en 1588, et proclame la déchéance du roi Henri III. Henri IV n’entre à Paris qu’après avoir abjuré sa foi protestante.

Les Bourbons encouragent l’embellissement de la ville. Lors de son règne au début du 17è siècle, Henri IV poursuit le Louvre et le château des Tuileries commencé par Catherine de Médicis, ce qui va favoriser l’extension des beaux quartiers vers l’ouest parisien.

Henri IV achève l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, fonde un nouveau type de places géométriques et homogènes avec la place Royale (aujourd’hui Place des Vosges) et la Place Dauphine. Le rayonnement culturel de la capitale se renforce sous Louis XIII avec la création de l’Imprimerie royale en 1620, du Jardin des Plantes et del’Académie Française.

 

Louis XIII crée de nouvelles fortifications rive droite (actuels Grands Boulevards) pour permettre à la ville de s’agrandir : de nouveaux quartiers remplacent la campagne dans le faubourg Saint-Honoré, l’Ile Saint-Louis, le Marias, le Faubourg Saint-Germain. Richelieu se fait construire le Palais-Cardinal (aujourd’hui Palais Royal), Marie de Médicis déménage au Palais du Luxembourg.

Mais le Roi-Soleil n’oublia jamais qu’il avait dû fuir, encore enfant, la capitale. Il bouda Paris et s’installa à Saint-Germain, puis à Versailles en 1680. Avec ses 500 000 habitants, Paris resta cependant le centre de la vie intellectuelle et ne cessa de s’embellir : Les constructions majestueuses se poursuivirent sous l’autorité de Colbert, qui fit appel à de grands architectes comme François Mansart et Claude Perrault. De la fin du 17è siècle datent lacolonnade du Louvre qui marqua l’avènement du style classique par opposition au baroque italien, les Invalides,l’Observatoire, l’hôpital de la Salpêtrière, le Collège des Quatre-Nation (aujourd’hui l’Institut), les Portes Saint-Denis et Saint-Martin, les places royales Louis-le-Grand (Vendôme) et des Victoires, les jardins des Tuileries, la Manufacture des Gobelins.

Napoléon n’eut pas le temps de réaliser tous ses projets de grandeur pour la capitale : il commença l’Arc de Triomphe, la Bourse, la Colonne Vendôme, les canaux de l’Ourcq, Saint-Martin et Saint-Denis. Il fit détruire les vieilles maisons des ponts et les rives de la Seine pour retrouver la vue sur le fleuve

C’est le second Empire qui transforma Paris et lui donna son visage actuel. Influencé par la modernité qu’il avait vécue à Londres, souhaitant à la fois améliorer la vie du peuple et assurer la rapidité de la répression en cas d’émeute, Napoléon III confia à Georges Haussmann la direction des travaux, de 1853 à 1869. Le préfet de la Seine devait faire de Paris une grande capitale moderne, adaptée aux transports modernes, assainie et aérée de parcs.

RESPIRER PARIS, CELA CONSERVE L’AME. Victor Hugo

Les Lieux de Pèlerinage:

Le Sacré Coeur

« Un temple doit être placé sur un lieu qui domine Paris pour rappeler la protection divine sur la France et la Capitale »

C’est après la défaite de Napoléon III à Sedan que fut pris la décision de construire le Sacré Cœur en 1870. Le peuple de Paris subit un siège terrible, il connaît le froid et la faim à tel point que les animaux de la ménagerie du Jardin des Plantes leur servent de denrées alimentaires.

Considérant que tout cela était une punition divine le Clergé invita les fidèles à manifester leur foi. C’est alors que de riches bourgeois Alexandre Legentil et Hubert Rohaut, font le voeux d’ériger une église dédiée au Coeur de Jésus à Paris. Le 5 mars 1873 l’archevêque de Paris Mgr Guibert adresse une lettre au ministre des Cultes demandant qu’un temple soit placé sur un lieu qui domine Paris pour rappeler la protection divine sur la France et la Capitale. Le choix de Montmartre était favorable pour plusieurs raisons. La hauteur d’abord, puis c’est ici que se situe leMartyre de Saint Denis et que Saint Ignace de Loyola a fondé l’ordre des Jésuites en compagnie de Saint François Xavier. L’acquisition des terrains, qui appartiennent alors à une quinzaine de propriétaires et à la ville deParis, déclenchera les émeutes de la Commune.

De style Romano Byzantin, inspiré par Sainte-Sophie de Constantinople, l’architecte Paul Abadie remporte le concours, face à 78 candidats. La fragilité du sol formé par les carrières de gypse, obligèrent à entreprendre d’importants travaux de fondation : creuser 83 puits de béton de 33 m de profondeur. La façade est construite en calcaire de Château-Landon, qui blanchit avec l’âge et le contact avec les eaux de pluie. Au fronton, dans une niche, on peut voir la statue de Jésus, montrant son coeur et sur les contreforts du porche deux statues équestres d’Hippolyte Lefebvre représentent Jeanne d’Arc, et Saint Louis, symbole de sainteté et de justice, brandissant son épée : la couronne d’épines

L’intérieur est aussi de style romano byzantin : le choeur est entouré de 7 chapelles surplombé d’une vaste coupole haute de 80 m. On y trouve la plus grande mosaïque du monde (475 m2) représentant le Christ glorifié par l’Eglise et la France. La basilique renferme, entre autres cloches, la plus grosse cloche de France surnommée « la Savoyarde ». Fondue à Annecy en 1895 elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg

Dans la crypte un large promenoir sur lequel s’ouvrent 14 chapelles, permet d’accéder au Trésor et à la chapelle de la Pietà où reposent les Cardinaux Guibert et Richard.

Le grand orgue du Sacré-Coeur est un Cavaillé-Coll qui appartenait au baron Albert de l’Espée, wagnérien passionné. Il fut installé au Sacré-Coeur de Paris trois ans avant la mort du baron.

Vous pouvez gravir les 237 marches qui mènent à la galerie du dôme et profiter d’une vue plongeante sur le choeur et à l’extérieur, d’une vue panoramique sur Paris. A plus de 200 m de hauteur, par temps clair, la vue s’étend sur50 Km à la ronde.

Des sites Internet intéressants sur le Sacré Cœur

Site officiel de la basilique du Sacré Cœur : http://www.sacre-coeur-montmartre.com
Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com


Notre Dame de Paris

Notre-Dame de Paris est très ancienne, elle a plus de 800 ans !

Nommé évêque de Paris en 1160, Maurice de Sully décide de donner à la capitale une cathédrale digne de la première ville de France. Il veut la faire construire dans le style d’alors, style que l’on appelle aujourd’huigothique.

Le roi Louis VII, son compagnon de classe, favorise le projet. L’Église, les notables de la ville et le peuple tout entier participent : les uns offrent de l’argent, les autres leur travail, leur savoir-faire. La construction commence en 1163, Notre-Dame ne sera achevée qu’un peu plus de 100 ans plus tard, en 1272.

Pendant cette période, toutes les corporations d’artisans (tailleurs, sculpteurs, charpentiers, menuisiers, maçons, verriers…) travailleront sans relâche sous la direction d’architectes chevronnés. Tous offriront d’une manière égale leurs efforts à Dieu et à Marie.

Marie, la Mère de Dieu, c’est à elle que l’évêque Maurice a voulu dédier la cathédrale toute entière, elle lui est consacrée, Notre-Dame de Paris ! On ne compte d’ailleurs pas moins de 37 représentations de la Vierge (sculptures, peintures, vitraux…).

Depuis sa construction, la cathédrale est l’un des grands symboles de Paris et de la France. De grands évènements religieux et politiques s’y sont déroulés ce qui a fait dire à l’historien Michelet que Notre-Dame est à elle seule un livre d’histoire. On ne peut bien sûr pas tous les citer ici, il faudrait des pages et des pages ! On peut citer quand même que :

– Elle n’était pas encore achevée, à la fin du XIIIe siècle, – c’est ici que les parisiens y ont veillé le corps du Roi Saint Louis qui était mort à Tunis ; – C’est ici que le roi Philippe le Bel, en 1302, a ouvert les premiers Etats Généraux du Royaume de France ; – Le roi Henri IV y a épousé en 1572 Marguerite de Valois et, en 1594, s’est solennellement converti au catholicisme ; – Le Pape Pie VII y a sacré Napoléon Ier empereur des Français en 1804 ; c’est aussi à Notre-Dame que l’on a chanté le Te Deum à la fin des Première et Seconde Guerres mondiales ; – Le Pape Jean-paul II y est venu deux fois : en 1980 et en 1997 pour les Journées Mondiales de la jeunesse. – Plus récemment, en 2005, c’est à Notre-Dame que des dizaines de milliers de fidèles et gens de bonne volonté se sont rassemblés pour prier quand le pape Jean-Paul II est mort et attendre la nomination du nouveau chef de l’Église, le Pape Benoît XVI.

Des sites Internet intéressants sur Notre Dame de Paris

Site officiel de la Cathédrale Notre Dame de Paris : http://www.notredamedeparis.fr

Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com


Rue du Bac : Médaille Miraculeuse

La rue du Bac est une rue de Paris située dans le 7ème arrondissement. Longue de 1 150 mètres, elle part des quais Voltaire et Anatole France et se termine Rue de Sèvres.

Catherine Labouré raconta que la nuit du 19 Juillet 1830, jour de la fête de Saint-Vincent-de-Paul, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. ». Croyant rêver, Catherine se lève, s’habille et suit l’enfant.

Arrivée à la Chapelle, Catherine entend bientôt le froufrou d’une robe de soie. La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

Le 27 Novembre 1830, Catherine rapporta que la Sainte Vierge revint lors de la méditation du soir.

La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d’où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C’est l’image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent »

Et pour expliquer les anneaux qui ne projettent pas de rayons, elle ajouta : « C’est l’image des grâces que l’on oublie de me demander ». Puis le tableau parut se retourner. C’est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté d’une croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d’épines, et celui de Marie, percé par le glaive, douze étoiles entourant ce tableau.

Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui le porteront recevront ces grâces ».

Après deux ans d’enquête et d’observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l’archevêque de Parissans lui révéler l’identité de Catherine. La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires.

La doctrine de l’Immaculée Conception n’était pas encore officielle, mais la médaille avec les mots « conçue sans péché » influença le Pape Pie IX qui proclama, le 8 décembre 1854, le dogme de l’Immaculée Conception.

Catherine mourut 46 ans après les apparitions sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur.

Les apparitions de la chapelle de la médaille miraculeuse ont été reconnues par le Vatican suite à une enquête, faite par l’Archevêque de Paris, Mgr de Quelen, sur l’origine et les effets de la Médaille de la rue du Bac ] À Rome, en 1846, à la suite de la conversion retentissante du juif Alphonse Ratisbonne, le Pape Grégoire XVI confirmait de toute son autorité les conclusions de l’Archevêque de Paris.

Exhumée en 1933, le corps de Catherine fut retrouvé parfaitement conservé, et gît maintenant dans un cercueil de verre dans la Chapelle de la médaille miraculeuse au 140 de la Rue du Bac à Paris. Le corps de Sainte Louise de Marillac repose aussi rue du Bac

Des sites Internet intéressants sur la Médaille Miraculeuse

Site officiel de la Médaille Miraculeuse : http://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com

Site officiel de l’office du tourisme de Paris : http://www.parisinfo.com